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  • ATTENTATS A LA BOMBE DE L’AN DERNIER

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    Le bras droit actuel de l'ancien président Marc Ravalomanana, Fetison Rakoto Andrianirina (à gauche sur la photo), se trouve parmi les accusés.

    Quelque 74 opposants vont être jugés par la Cour criminelle à partir de demain

    Par Joël Sylvain Rasamoely | 13/10/2010

    (MADA.pro) Faisant partie de 74 accusés, plusieurs personnalités de l’opposition, appartenant à la mouvance de l’ancien président Marc Ravalomanana, comparaîtront devant la Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo à partir de demain. Et ce, pendant une semaine, dans le cadre de deux procès différents sur une même affaire.

    Il s’agit de l’affaire concernant les bombes artisanales qui ont explosé l’année dernière en plusieurs endroits d’Antananarivo. Ces explosions n’ont pas fait de victime sauf une seule fois. A cette à occasion, ce sont les poseurs de bombe eux-mêmes qui ont été les victimes. Ils ont fait exploser dans leur véhicule un projectile explosif, à la suite probablement d’une erreur de manipulation. L’un d’entre eux a succombé lors de l’explosion et trois autres ont été grièvement blessés. Ces derniers ont, semble-t-il, rapporté aux enquêteurs les tenants et les aboutissants de l’affaire et dénoncé les instigateurs et les commanditaires des attentats et autres actes de terrorisme qui ont eu pour cadre la capitale, au plus fort de la crise politique.

    Cette dénonciation a entraîné la mise en accusation de 74 opposants. 27 d’entre eux sont en détention préventive.

    Le premier procès aura lieu jeudi et vendredi, A cette occasion, 27 inculpés seront jugés. Parmi ceux-ci figurent des personnalités notoirement connues comme Fidison Mananjara dit Resomotra, Herilanto Randrianasolo, Jean-Louis Rakotoamboa, Leriva Manahirana, Jean-Emmanuel Ndriamanampy dit Satrobory, Alain Andriamiseza et Zafilahy Rakotomandimby. Trois chefs d'inculpation pèsent sur eux. Il s’agit d’attentat par pose de bombes artisanales, de tentative d'attentat et d’association de malfaiteurs.

    Le second procès se tiendra la semaine prochaine, du lundi à jeudi. Cette fois-ci, 47 personnes occuperont le banc des accusés dont trois principaux meneurs du mouvement de contestation de la mouvance Ravalomana,. Il s’agit de Fetison Rakoto Andrianirina, Mamy Rakotoarivelo et Raharinaivo Andrianantoandro, ainsi que Yves Aimé Rakotoarisoa . Ces prévenus auront à répondre de huit chefs d'inculpation. En effet, outre l'attentat par pose de bombes artisanales et l'association de malfaiteurs qui les mettent dans le même sac que les 27 premiers suspects, ils sont incriminés dans une affaire d'assassinat, tentative de meurtre, complicité d'assassinat, vol avec port d'armes, complicité de vol, hormis des manœuvres et des actes de nature à compromettre la sécurité de l'État.

    L’on remarquera que parmi les accusés figurent des opposants notoires qui, après s’être ralliés au régime, viennent d’être nommés au sein des nouvelles institutions que sont les deux chambres du Parlement de transition. Dans ce lot figurent notamment Raharinaivo Andrianatoandro et Alain Andriamiseza. Le premier est pressenti pour être le président du Congrès de la transition (CT).. Quant au second, il été nommé ministre puis membre du Conseil supérieur de la transition (CST) malgré son inculpation.

    Bénéficiant déjà de la’ présomption d’innoncence, ces deux personnalités tirent en outre un avantage de l’arrangement politique en cours pour la gestion commune de la transition par les tenants du pouvoir et une frange importante de l’opposition. Le verdict que prononcera la Cour criminelle concernant ces transfuges tiendra-t-il compte de cette nouvelle donne ?

     

     

     

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