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  • AFFAIRE DE POSE DES BOMBES ARTISANALES

    Les manifestants de l’opposition réussissent à faire ajourner le procès de leurs dirigeants et à manifester dans la rue

    19/10/2010

    (MADA.pro) La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo a décidé hier matin de renvoyer à sa prochaine session le procès de la seconde vague de prévenus dans l’affaire des bombes artisanales. A l’instar de la première vague qui a comparu jeudi devant la même juridiction.

    Cependant, le tribunal a pu prendre une décision : celle de libérer provisoirement 14 des 18 accusés qui ont été placés sous mandat de dépôt dans cette affaire. Mais, dans l’après-midi d’hier, l’on a appris que ces prévenus qui viennent d’être libérés, sont à nouveau convoqués devant le doyen des juges d’instruction. Une nouvelle enquête serait ouverte sur un autre dossier.

    Il faut dire que des leaders de l’opposition, proches de l’ancien président Marc Ravalomanana, qui étaient cités à comparaître, n’ont pas pu hier accéder à la salle d’audience. Ils en ont été empêchés par leurs partisans qui étaient venus nombreux devant le Palais de justice. Et ce, malgré la présence sur les lieux des forces de l’ordre.

    Cet état de chose a permis à Madagascar Tribune d’écrire dans son compte-rendu d’audience : « La suite du procès dans l’affaire de pose de bombes artisanales a tourné court. Le procès n’a pas pu avoir lieu pour des raisons juridiques et pour des raisons pratiques. Juridiques parce que certaines procédures évoquées par la défense des prévenus, notamment en matière de notification, devaient être observé scrupuleusement car apparemment les délais impartis à la défense ne sont pas encore arrivés à terme. Et pratiquement parce que des partisans des trois mouvances politiques ont empêché certains prévenus, dont Fetison Rakoto Andrianirina, d’entrer au Palais de Justice pour assister à l’audience ».

    Après le report du procès, les manifestants d’Anosy se sont retrouvés vers midi au jardin d’Ambohijatovo. Après négociation avec les forces de l’ordre, Fetison Rakoto Andrianirina y a pu s’adresser à un millier de ses partisans. A cette occasion, le porte-parole de l’ex-président Ravalomanana a réitéré la détermination des partisans des trois mouvances de l’opposition à reprendre ce jour la Place de la Démocratie du jardin d’Ambohijatovo, et à rétablir l’autorité. Il a précisé qu’il ne s’agit nullement de procéder à un coup d’État. Le contexte est en train de changer, a-t-il précisé, en évoquant les initiatives des « raiamandreny » et des anciens chefs d’État qui envisagent de se rencontrer dans le processus malgacho-malgache en marche et de se réconcilier.

    Après le bref meeting, le cortège des opposants s’est ébranlé vers le Magro de Behoririka où ces derniers ont l’habitude de se retrouver. En chemin, des éléments incontrôlés ont dressé quelques barricades à Behoririka et à Ankadifotsy. Ces barricades ont été rapidement enlevées par les forces de l’ordre. Et ce, après avoir utilisé du gaz lacrymogène afin de disperser les perturbateurs.

    Selon L'Express de Madagascar, les dégâts de la journée d’hier sont relativement limités. Mais, il estime que la tension risque de monter d'un cran dans les prochains jours. « La convocation ce matin de Fetison Andrianirina et de Lalatiana Ravololomanana à la Gendarmerie ainsi que l'annonce d'un nouveau rendez-vous à Ambohijatovo pourraient mettre de l'huile sur le feu », écrit le journal.

    SCENE DE BARBARIE AU CAMPUS

    Faisant justice eux-mêmes, une cinquantaine d'étudiants tabassent à mort un jeune voleur de linge

    16/10/2010

    (MADA.pro) A la Cité universitaire d’Ankatso I, un jeune homme d’une vingtaine d’années a dérobé un pantalon et un tee-shirt accrochés à un sèche-linge. Mal lui en pris car, une fois l’alerte donnée, une cinquantaine d’étudiants, fusant de partout, s’est mis à sa poursuite. Le délinquant n’aura fait qu’une centaine de mètres avant d’être attrapé et tabassé par la horde d’étudiants en furie, bien qu’il ait abandonné son maigre butin dans sa course effrénée. Il était déjà laissé pour mort quand ses poursuivants l’ont traîné vers une clairière. Là, on l’a relevé et attaché à un arbre et, quelques instants après, de la fumée a commencé à jaillir du pied de l’arbre.

    Prévenus par les surveillants du campus, la police et les services d’urgences sont rapidement arrivés sur place, si bien que l’incinération n’a pas abouti. Le bureau municipal d’hygiène (BMH) s’est par la suite occupé du cadavre.

    A propos de cette affaire, le quotidien Les Nouvelles écrit dans ses colonnes : « Cette habitude des étudiants consistant à lyncher les voleurs ne date pas d’hier. Dans les années 80, les locataires des cités U, las des vols à n’en plus finir, ont convenu de faire justice eux-mêmes en appliquant la peine capitale aux voleurs. Depuis, c’est devenu une habitude pour eux et, la dernière fois où le « Dina » a failli être appliqué, c’était le 8 octobre dernier où un voleur a échappé de peu de subir la même sanction ».

    FAUNE

    Vontsira Durrell, une nouvelle espèce mammifère découverte à Madagascar

    15/10/2010

    (MADA. pro) Une dépêche de l’AFP révèle qu’une nouvelle espèce de mammifère carnivore dénommée Vontsira Durrell (Salanoia durrelli), en hommage au naturaliste britannique Gerald Durrell, a été découverte dans les marais de la zone humide du lac Alaotra, à l’est de Madagascar. Le petit carnivore est brun, moucheté, de la taille d’un chat, et pèse un peu plus d’un demi-kilo. Il s’agit d’une première découverte dans ce domaine en 24 ans.

    Selon l’agence de presse, l’histoire commence en 2004 lorsque des chercheurs du Durrell Wildlife Conservation Trust, institut dont le but est de protéger les espèces menacées, capturent deux spécimens de ce qu'ils croyaient être un Vontsira à queue brune. La femelle est alors examinée et relâchée dans la nature tandis que le mâle, mort dans un piège, est envoyé au Museum d'histoire naturelle de Londres pour complément d'étude.

    Six ans plus tard, le résultat est formel : il s’agit bien d’une nouvelle espèce de mammifère carnivore, brun et de la taille d'un petit chat. L'animal appartient à la famille des « carnivores rongeurs », endémique à Madagascar. Le nombre d'individus n'est pas encore connu et les spécialistes craignent que l'espèce ne soit fortement menacée d'extinction.

    D’APRES UN RAPPORT INTERNATIONAL

    Niveau de famine alarmant à Madagascar

    12/10/2010

    (MADA.pro) Selon un rapport de l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), publié hier, La faim dans le monde touche un milliard de personnes et prend des proportions inquiétantes dans près d'une trentaine de pays. Sur 122 pays en développement étudiés, la faim atteint des niveaux «alarmants» dans 25 pays dont Madagascar.

    En fait, les 25 pays où la situation est « alarmante » sont par, ordre de gravité croissant, le Népal, la Tanzanie, le Cambodge, le Soudan, le Zimbabwe, le Burkina Faso, le Togo, la Guinée-Bissau, le Rwanda, Djibouti, le Mozambique, l'Inde, le Bangladesh, le Liberia, la Zambie, le Timor oriental, le Niger, l'Angola, le Yemen, la République centrafricaine, Madagascar, les Comores, Haïti, la Sierra Leone et l'Ethiopie.

    L'indice mesurant la faim dans le monde est calculé à partir de trois indicateurs : la proportion de la population sous-alimentée, l'insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile. L'indice classe les pays sur une échelle de 0 à 100, 100 représentant le pire. Selon cet indice, la faim atteint un niveau 'alarmant' à partir de 20 et 'extrêmement préoccupant' à partir de 30. A l'exception de Haïti et du Yemen, tous les pays dans lesquels cet indice a atteint un niveau « alarmant » se trouvent en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud.

    FAITS DIVERS

    Les cinq membres d’une même famille asphyxiés dans leur maison

    11/10/2010

    (MADA.pro) Deux enfants décédés et trois personnes évacuées dans un état comateux. Tel est le bilan d’un drame qui a frappé la famille d’un couple de pasteurs protestants, habitant Ambohidahy Soavinimerina (dans la banlieue d’Antananarivo), suite, semble-t-il, à une intoxication par inhalation de gaz toxique.

    Les victimes sont André Nandy, pasteur à la FJKM Ambohimiaramasoandro et sa femme, Hanitra Ravaoarinjatovo, pasteur au temple d’Ambohidahy Soavinimerina , qui ont été hospitalisés en même temps que leur fille Sandratra (9 ans). Quant aux deux garçons de la famille, Mitia (4 ans) et Fanamby (2 ans), ils sont décédés bien avant l’arrivée des sauveteurs. Ces derniers étaient des voisins qui s’inquiétaient vendredi matin de la fermeture anormale de l’habitation des victimes alors que les enfants du couple de pasteurs devaient aller à l’école avec les leurs.

    Une enquête a été ouverte. Elle permettra de connaître la cause véritable du drame. C’est que, le quotidien Ma-Laza rapporte dans ses colonnes que les voisins ont raconté que les victimes avaient quelques soucis avec leur maison. Des choses anormales s’y produiraient telles que des bruits étranges et d’origine inconnue. Estimant qu’il s’agissait de faits maléfiques, le couple de pasteurs avait décidé d’effectuer une séance d’exorcisme.

    Une autre explication, cette fois d’ordre médical, a été avancée par le médecin ayant pris en charge les victimes. Selon ses propos, la famille aurait été victime d’un empoisonnement alimentaire collectif. La mousse blanchâtre qui suintait de leur bouche entérinerait cette hypothèse.

    Une autre supposition : une asphyxie collective au gazole. L’on a appris en effet que pour l’éclairage, la famille utilisait un groupe électrogène. Le voisin qui avait été le premier à s’introduire dans la maison affirme avoir été surpris par l’odeur de ce carburant.

    Par contre, le quotidien Les Nouvelles indique que les proches et des fidèles redoutent un acte purement criminel.

    PETANQUE

    Madagascar obtient un deuxième titre de vice-champion du monde

    11/10/2010

    (MADA.pro) Au 45ème championnat du monde de Pétanque des triplettes qui vient de se dérouler à Izmir (Turquie) avec la participation de 48 nations , les boulistes malgaches ont raté leur objectif de récupérer le titre mondial pour la seconde fois. En effet, les Français Bruno Leboursicaud, Henri Lacroix, Philippe Suchaud et Thierry Grandet, ont battu en finale les Malgaches David Randriamarohaja, Jean-Marson Ratolojanahary, Tiana Razanadrakoto et Christian Andrianiaina, par 13 à 12.

    Outre ce titre mondial, la France a également ravi la palme dans le concours de tirs par le biais de Bruno Leboursicaud. Dans cette compétition, Madagascar a été éliminé dès le premier tour alors que, un bouliste de la Grande a déjà remporté le titre mondial du concours de tirs dans un passé récent.

    En triplette, c’est le 9e titre d’affilée des tricolores qui dominent inconstetablement les autres compétiteurs internationaux à chaque championnat du monde depuis plusieurs années. Rien d’étonnant en cela, la pétanque est un jeu de boules originaire du midi de la France.

    Quant à Madagascar, il a été sacré champion du monde de Pétanque une fois. Il a par ailleurs obtenu deux titres de vice-champion du monde. Bon an, mal an, les boulistes malgaches parviennent toujours à se qualifier au delà des quarts de finale à chacune de leur participation aux sommets mondiaux de la Pétanque.

    REUNION DES MAIRES

    La presse malgache évoque les dessous de la rencontre

    07/10/2010

    (MADA.pro) Les quelque 1540 maires de Madagascar se réuniront à Antananarivo la semaine prochaine. Principal objectif de la réunion : la création de l’association des maires de la Grande Ile.

    On peut se demander sur l’intérêt de créer une association d’élus à quelques semaines de la fin de leur mandat. C’est que, les élections communales sont prévues pour se tenir au mois de décembre prochain. Quoi qu’il en soit, la prochaine rencontre des maires permettra à ces derniers de faire mieux entendre leur souhait : l’application de l’ordonnance 2007 stipulant la mise en disponibilité des maires candidats à leur propre succession alors que les nouvelles dispositions décidées par le régime de Transition sont la démission. Concrètement, les maires-candidats souhaitent, à défaut de pouvoir rester à leur poste respective lors des élections communales, être mis en disponibilité durant la campagne électorale et retrouver leur fauteuil respectif après le scrutin. Et ce, jusqu’à la proclamation des résultats.

    Commentant cet état de chose, La Gazette de la Grande Ile écrit : « Entre la disponibilité et la démission, aucune différence n’existe pourtant en matière d’exercice de pouvoir. Démissionnaire ou en disponibilité, le chef de la commune ne gère plus à compter du dépôt de candidature jusqu’à la proclamation des résultats. Et il retrouvera son poste s’il se fait réélire. Pourquoi donc ce refus alors qu’ils doivent une fière chandelle à Andry Rajoelina d’avoir trouvé une alternative à la résolution de la conférence nationale de changer tous les maires élus par des présidents de délégation spéciale ? ».

    Il faut dire que la conférence nationale a exigé le changement de tous les maires élus par des présidents désignés par le gouvernement. Mais, pour ce dernier, cette exigence est difficile à mettre en place car il nécessite la nomination de 1540 « maires intérimaires » et autant de membres de délégations spéciales. De plus, ce grand chambardement aurait entraîné des remous. Aussi, le Président Andry Rajoelina a-t-il préféré avancer la date des élections communales afin de régler ce problème épineux.

    Dans leur grande majorité, les maires en place sont issus de l’ancien parti présidentiel TIM. Pour La Gazette de la Grande Ile, leur refus de démissionner et surtout cette initiative subite de se réunir dans la capitale ont tout simplement des « objectifs inavoués ». Le quotidien précise que les maires restent aujourd’hui des élus encore en fonction après la destitution des députés et des sénateurs Et ils veulent faire valoir ce titre en convoquant une conférence nationale bis qui ne dit pas son nom. « Attendons-nous donc à des résolutions qui n’ont rien à voir avec le salaire misérable des communes pauvres du sud par rapport à ceux des grandes villes. Des résolutions qu’ils s’empresseront de remettre à Leonardo Simao au terme d’un vote sûrement intéressé », ajoute le journal.

    SOLUTION POUR UNE SORTIE DE CRISE

    Didier Ratsiraka proposera une troisième voie

    05/10/2010

    (MADA.pro) De son exil parisien, l’amiral Didier Ratsiraka, 74 ans, a annoncé la semaine dernière qu’il envisage de revenir à Madagascar. A cette occasion, il dévoilera deux ou trois solutions à la crise. « Ce sont des solutions honorables, consensuelles, inclusives et durables » a-t-il précisé. Selon lui, il est astreint au devoir de réserve sur le territoire français, à cause de son statut, et ne peut donc annoncer à partir de Paris ses suggestions. Raison pour laquelle il a pris la décision de retourner dans la Grande Ile.

    Toutefois, l’ancien chef d’Etat a précisé qu'il ne rentrera au pays que lorsque son fils unique, Xavier Ratsiraka, actuellement admis à la réanimation dans un hôpital parisien, sera rétabli.

    Commentant l’annonce de Ratsiraka, La Gazette de la Grande Ile écrit : « Tous se souviennent que l’amiral fut un chef autoritaire et dont les actions percutantes ont eu du tranchant. En l’écoutant, tous ont aussi remarqué que la détermination de l’officier de marine ne fut amoindrie ni par l’âge ni par les rigueurs de l’exil. Dans une conjoncture marquée par le déclin de l’autorité de l’Etat, la tendance à l’anarchie, l’insécurité urbaine et la prolifération des «affaires», beaucoup ont salué avec satisfaction l’irruption de cet officier à poigne sur la scène politique, et souhaitent même que comme l’Hercule de la légende, il vienne nettoyer les écuries d’Augias ».

    Pour sa part, Midi Madagasikara écrit : « L'annonce par « Deba » de son retour imminent au pays ne pourrait pas ne pas avoir des impacts sur le cours des événements politiques dans le pays. L'amiral Didier Ratsiraka pourrait débarquer en pleine campagne référendaire. Ses partisans envisagent de rééditer le retour triomphal de 1996 ».

    Quant au journal La Vérité, il titre son article « Retour de Ratsiraka: aucun problème ». Il précise néanmoins « si toutefois, il n’a aucun problème avec la Justice malgache » Et de préciser : « Doit - on rappeler en effet que beaucoup de ceux qui se sont exilés à l’étranger à la suite des évènements politiques qui ont secoué le pays, ont encore de vieux comptes à régler avec la juridiction malgache. Faut - il rappeler également que c’est un certain Roland Ratsiraka justement qui réclame à cor et à cri qu’on rompe définitivement avec la culture d’impunité ? Une exigence qui exprime sans conteste le vœu de la majorité des Malgaches, principales victimes des exactions commises par certains de ces anciens dirigeants ». Le politicien Roland Ratsiraka, membre de la Haute autorité de la transition, est le neveu de l'amiralt.

    REFERENDUM CONSTITUTIONNEL

    La version définitive du Projet de Constitution est maintenant connue

    04/10/2010

    (MADA.pro) La version définitive du Projet de Constitution qui sera soumis au referendum du 17 novembre a été distribuée par les partisans du « Oui » le samedi 2 octobre, jour de démarrage de la campagne électorale.

    L’on remarquera que plusieurs changements ont été apportés entre la version initiale du Comité consultatif constitutionnel (CCC) du 24 septembre telle que nous l'avons publiée sur notre site (dans la rubrique « Actualité ») et la version finale, après le « toilettage » effectué par les autorités. A ce propos, Florent Rakotoarisoa, président du CCC, a indiqué vendredi 1er octobre devant la presse que les différentes modifications apportées au projet de Constitution n’ont porté que sur des questions mineures de forme. Tel n’est pas l’avis de bon nombre d’observateurs qui estiment que d’importants changements ont été apportés. D’aucuns soulignent même que certaines décisions prises lors de la Conférence nationale concernant le projet de Constitution sont finalement dénaturées.

    Découvrir le Projet de Constitution définitif sur Revue du Web (rubrique en page d'accueil de MADA.pro)

    NOTRE JOURNAL

    Une première dans MADA.pro

    28/09/2010

    (MADA.pro) Pour la première fois, MADA.pro comporte des pages d’information en malgache. Celles-ci sont insérées à partir d’aujourd’hui dans la section Zava-Misy . Ce mot usuel signifie « Réalités ». Le directeur-fondateur de notre site d’information, Richard Claude Ratovonarivo, l’a inventé en 1972 pour en faire le titre de l’édition en malgache de son magazine de l’époque qui était intitulé « Réalités malgaches ».

    Cette nouvelle rubrique de votre journal en ligne s’étoffera progressivement. Bonne lecture à tous les internautes malgachophones !

    LES OTAGES D’AQMI (3)

    Paris et Bamako annoncent que Jean Claude Rakotoarilalao et ses compagnons d’infortune, «sont en vie»

    27/09/2010

    (MADA.pro) Dans la nuit du 15 au 16 septembre, le Malgache Jean Claude Rakotoarilalao ainsi que cinq Français et un Togolais, pour la plupart collaborateurs des sociétés françaises Areva et Satom (groupe Vinci), avaient été enlevés à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger. Depuis, les informations concernant ces otages nous parviennent quotidiennement.

    Ainsi, selon l’AFP, la France, qui pense que les sept otages, sont « en vie » et retenus prisonniers dans le désert aux confins de l'Algérie et du Mali, se dit prête « à discuter » avec les ravisseurs.

    « Nous avons toutes les raisons de penser que les otages sont en vie », a affirmé hier la présidence française. « Les pourparlers ne sont pas engagés mais nous sommes ouverts à toute conversation. Nous sommes prêts à discuter avec les ravisseurs », a-t-on ajouté de même source.

    Interrogée par l'AFP depuis Bamako, une source malienne proche du dossier a été catégorique et affirmé que « les sept otages enlevés au Niger et transférés entre les déserts malien et algérien sont en vie, nous avons donné l'information à la France ».

    « Les otages sont détenus entre les déserts malien et algérien, dans une zone communément appelée le Timétrine », a-t-elle ajouté. Cette information a été confirmée par la présidence française. Les monts Timétrine sont une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

    Vendredi, le chef d'état-major des armées françaises Edouard Guillaud avait indiqué que la France était prête à « engager le contact à tout moment » avec Aqmi, tout en assurant qu'une opération militaire n'était pas à l'ordre du jour.

    Quelque 80 soldats français ont été envoyés à Niamey et se relaient pour mener des vols de reconnaissance dans la région où sont détenus les otages.

    « Nous travaillons avec la France pour trouver une solution, mais nous avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol », a indiqué hier une autre source malienne, également proche du dossier des otages. « On attend maintenant des preuves de vie des otages, ça peut être une photo, une vidéo ou les deux », a précisé un officiel malien.

    Notons que les autorités maliennes ont été par le passé accusées de « laxisme » dans la lutte anti-Aqmi par Alger et Nouakchott qui, en début d'année, avaient rappelé leurs ambassadeurs à Bamako pour protester contre la libération par le Mali de prisonniers islamistes, en échange de la libération d'un otage français, Pierre Camatte. Les diplomates ont depuis regagné leur poste.

    Ces derniers développements coïncident avec la réunion, hier à Tamanrasset, dans le sud de l'Algérie, des chefs d'Etat-major des pays du Sahel où opère Aqmi (Algérie, Mauritanie, Mali et Niger).

    LES OTAGES D’AQMI (2)

    Des témoignages sur Jean Claude Rakotoarilalao

    25/09/2010

    (MADA.pro) Paris-Match raconte les péripéties de l’enlèvement à Arlit (Niger) par Aqmi de sept étrangers dont le Malgache Jean Claude Rakotoarilalao. C’est ainsi qu’on a appris que celui-ci a, lors de son enlèvement, « juste eu le temps d’emporter la sacoche contenant son ordinateur et, surtout, ses médicaments pour le diabète. A chaque fois, ce sont des coups de pied, des bousculades. Les otages sont embarqués comme du bétail ». Le magazine français précise que c’est un homme malade, âgé d’une soixantaine d’années, qui est à la merci de ce groupe d’islamistes parmi les plus redoutés du monde.

    Par ailleurs, un témoignage paru dans le magazine catholique Famille chrétienne révèle que Jean-Claude Rakotoarilalao est une personne bien intégrée dans la vie sociale de la ville d’Arlit. En effet, parmi les expatriés français d’Arlit qui ont été évacués, le père Chenu, un prêtre qui a passé 35 ans au Niger, a indiqué qu’il connaît trois des otages, particulièrement Jean-Claude Rakotoarilalao. « Je connais bien le Malgache qui est un de mes paroissiens. Il est arrivé il y a deux mois, pour une mission de trois mois. La semaine dernière, il est venu prendre quelques photos souvenirs à montrer à Madagascar », a-t-il témoigné.

    Jean-Claude Rakotoarilalao est en outre un technicien dont le savoir-faire est reconnu dans la Grande Ile où il travaillait à Sogea Satcom Madagascar. C’est ainsi que, juste après l’annonce de la prise d’otages, Olivier Ochs, directeur général de cette entreprise, s’est envolé pour Niamey afin de suivre de près l’évolution de la situation. Au siège de Sogea Satcom Madagascar, à Antananarivo, l’on avance que c’est en récompense de ses bons et loyaux services que Jean-Claude Rakotoarilalao a été envoyé en mission à Arlit.

    Notons que, à la suite de l’enlèvement de Jean-Claude Rakotoarilalao, une cellule de communication au sein de la direction de la coopération bilatérale du ministère malgache des Affaires étrangères a été mise en place. Elle assurera le suivi de l’évolution de la situation avec le ministre des Affaires étrangères françaises et l’ambassade de Madagascar au Sénégal. Il a également été décidé d’établir un contact avec les autorités nigériennes par le biais de l’ambassade malgache au Sénégal.

    LES OTAGES D’AQMI (1)

    L’un des Français enlevés à Arlit serait marié à une Malgache vivant à Madagascar

    25/09/2010

    (MADA.pro) Paris Match révèle qu’un des otages français d’Aqmi est marié à une Malgache qui est restée à Madagascar. Il s’agit d’un certain Marc. Le magazine français raconte les péripéties de l’arrestation de ce dernier en ces termes : « Marc, la trentaine, n’a rien entendu. Il dort. Les terroristes pénètrent en force dans sa chambre. Marc bondit. Pas très grand mais costaud, il ne s’en laisse pas conter. Un peu plus jeune, il a embarqué dans la Royale. Puis il a navigué dans la marine marchande. Des voyages qui forment le caractère. En deux secondes, il comprend la situation. Il se débat, tape, cogne. Il a sa dignité. Hors de question qu’il se laisse prendre comme un mouton. Chez lui, c’est l’instinct de survie qui prévaut. Sa femme doit accoucher à la fin de l’année, il veut la rejoindre à Madagascar »

    Par ailleurs, Madagascar Matin rapporte que, selon une source auprès de l’Ambassade de France à Antananarivo, la femme en question serait plutôt la concubine de cet otage français. «Concernant la femme de cet otage, écrit en outre le quotidien malgache, la même source laisse entrevoir qu’il diligenterait une enquête pour confirmer l’information. Le cas échéant, des mesures pourraient être prises en faveur de celle-ci et de son futur bébé ».

    INSTITUTION FINANCIERE

    Georges Serre sera probablement le N°2 de l’Agence française de développement

    25/09/2010

    (MADA.pro) Ressortissant français ayant du sang malgache coulant dans les veines, Georges Serre est fortement pressenti pour le poste de directeur général adjoint de l’Agence française de développement (AFD).

    Diplomate, Georges Serre est l’ancien ambassadeur de France en RD Congo et au Cameroun . Il est actuellement directeur général adjoint de la mondialisation au ministère des Affaires étrangères.

    Commentant cette probable nomination, un hebdomadaire panafricain écrit : « Avec la mutation de cet ancien ambassadeur de France à Kinshasa et à Yaoundé, le Quai d’Orsay placerait l’un de ses hommes aux côtés du nouveau directeur général, Dov Zerah, qui est, lui, un pur produit de Bercy – le ministère français de l’Économie et des Finances. Avec sa cordialité et ses talents de diplomate, Serre pourrait être appelé aussi à amortir les chocs provoqués par l’arrivée mouvementée de Zerah dans la vénérable institution».

    CONSEIL CONSULTATIF CONSTITUTIONNEL

    Le ou les projets de Constitution seront prêts avant le 2 octobre

    23/09/2010

    (MADA.pro) Le pasteur Paul Ramino des Raiamandreny Mijoro, a remis hier aux membres du Conseil consultatif constitutionnel (CCC) une copie des résolutions de la conférence nationale. Cette copie sera utile à ces derniers pour élaborer la Constitution de la IVème République qui sera soumis à référendum incessamment.

    A cette occasion, le président du CCC, Florent Rakotoarisoa, a déclaré : «Le ou les projets de Constitution seront prêts dans quelques jours. Un ou plusieurs, ce sera examiné selon les résolutions prises lors de la conférence nationale ». Et d’ajouter : «Tout sera prêt avant que la campagne référendaire ne commence le 2 octobre 2010. Le CCC est lui aussi prêt à battre campagne, non pour tel ou tel projet ou en faveur de l’adoption ou du rejet ; le CCC est prêt pour les explications techniques pour que le public puisse décider en conscience ».

    ASSEMBLEE CONSULAIRE

    Nourdine Chabani élu président de la Fédération des chambres de commerce et d'industrie

    23/09/2010

    (MADA.pro), L’élection du nouveau bureau de 12 membres de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie (CCI) de la Grande Ile a eu lieu hier. A cette occasion, Nourdine Chabani (président de la CCI de Tolagnaro), a été élu président de cette fédération pour quatre ans, en remplacement de Patrick Rakotoarison. Quant à Jean Martin Rakotozafy (président de la CCI d’Antananarivo),il a été élu vice-président .

    La fédération coordonne les activités des CCI et harmonise les actions de celles-ci avec les objectifs nationaux de développement. Si les chambres de commerce exercent sur le plan régional, la fédération fonctionne au niveau national. La fédération représente notamment les chambres de commerce et de l’industrie auprès des pouvoirs publics centraux. Elle a le pouvoir de proposer des lois sur ces secteurs et a l’obligation de susciter des réalisations d’intérêt général communes à deux ou plusieurs CCI. Elle est l’interface entre les opérateurs et l’Etat. Enfin, la fédération représente les CCI auprès des organismes internationaux.

    Après son élection, Nourdine Chabani a indiqué que son but était d’aider le secteur privé, et les 24 CCI qui selon lui n’ont pas reçu beaucoup d’aides pour cela. Il a également déclaré son intention de chercher des partenaires à l’extérieur.

    Le nouveau bureau s’est entretenu avec le ministre du Commerce, Freddie Mahazoasy. Celui–ci a expliqué que s’il revenait au ministère le devoir de subventionner les CCI, celles-ci ne devaient pas s’appuyer sur ces seules ressources mais chercher d’autres revenus permanents. Il estime que les subventions du ministère ne doivent être vues que comme un appoint. L’aide de l’Etat aux CCI consiste au versement à ces dernières du centime additionnel. Mais, cette taxe supplémentaire proportionnelle à l’impôt qui lui était auparavant reversée, semble difficile à recouvrer.

    Il faut dire que cette question des financements est cruciale, dans un contexte où le nombre de CCI à Madagascar a récemment doublé : de 12, elles sont passées à 24, soit plus d’une par région.

    ENLEVEMENT AU NIGER (2)

    AQMI revendique l'enlèvement du Malgache Jean Claude Rakotoarilalao

    22/09/2010

    (MADA.pro) L'enlèvement du Malgache Jean Claude Rakotoarilalao et de ses compagnons d’infortune ( un Togolais et cinq Français) a été revendiqué mardi par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), rapporte sans autre détail la chaîne Al Djazira sur son site internet.

    La responsabilité de l'organisation armée issue des maquis algériens, qui opère dans cette « zone grise » de l'Afrique sahélo-saharienne, entre Algérie, Niger, Mali et Mauritanie, ne faisait guère de doute.

    A la mi-août, AQMI avait menacé la France de représailles à la suite d'un raid mené par les forces françaises et mauritaniennes pour tenter d'obtenir la libération de Michel Germaneau, l'otage assassiné après trois mois de captivité dans le Sahara.

    Une centaine de militaires français spécialistes de la lutte contre le terrorisme ont été dépêchés dès lundi à Niamey, en soutien à plusieurs avions de reconnaissance. Le gouvernement nigérien dit également travailler en concertation étroite avec le Mali et l'Algérie.

    Le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part réuni dans l'après-midi d'hier un conseil restreint sur ce dossier. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, devait s'envoler lui dans la soirée pour le Mali. Celui-ci fera aujourd’hui le point sur la crise avec les autorités maliennes. Le déplacement du ministre français de l'Intérieur était prévu de longue date, pour les cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance du Mali.

    ENLEVEMENT AU NIGER (1)

    Le gouvernement nigérien indique qu’il n’y a pas de perte en vie humaine parmi les otages

    22/09/2010

    (MADA.pro) « A l'heure actuelle, sur la base d'indices, nous sommes en mesure de dire que le groupe qui a procédé à cet enlèvement inacceptable est un groupe affilié au groupe Abou Zeid qui est lui-même en lien avec la nébuleuse Al Qaïda». Ces propos ont été tenus hier après-midi par Mahamadou Dan Dah, porte-parole du gouvernement du Niger. Celui-ci a par ailleurs ajouté : « Nous suivons la situation avec la plus grande attention et je peux vous dire qu'il n'y a pas de perte en vie humaine parmi les otages. Donc, évitons de propager toutes sortes de rumeurs ».

    Notons que ces otages sont au nombre de sept expatriés. Il s'agit du Malgache Jean Claude Rakoarilalao ainsi que de cinq Français et d'un Togolais travaillant pour Areva et une filiale du groupe de BTP Vinci, qui ont été enlevés jeudi dernier à Arlit, dans le nord du Niger, où la compagnie nucléaire française exploite des gisements d'uranium.

    Selon le quotidien Le Monde, les autorités nigériennes avaient informé début septembre la direction d'Areva de la menace d'enlèvements pesant sur ses expatriés. Dans un courrier daté du 1er septembre, que reproduit le journal sur son site internet, le préfet de la région d'Arlit, où ont été enlevés les sept expatriés, explique que « la situation reste précaire» dans la région et rappelle que les forces de sécurité ont intercepté le 23 août un groupe armé ayant pour objectif «selon les renseignements, l'enlèvement de matériel militaire et de personnel expatrié».

    Dans la soirée, la direction d'Areva a réagi en affirmant avoir agi en entreprise responsable pour protéger ses personnels au Niger et dit regretter les «polémiques inappropriées au regard de la menace évoquée».

    La lettre du préfet, poursuit le groupe, «s'inscrit dans le cadre du dialogue et de l'évaluation permanente des moyens financiers et matériels qu'Areva met à disposition des autorités gouvernementales du Niger».

    DIASPORA MALGACHE

    Le martyre des « petites bonnes » au Liban

    17/09/2010

    (MADA.pro) Le Monde rapporte dans son édition de ce jour le sort peu envieux des femmes étrangères qui travaillent comme domestiques au Liban. Celles-ci sont au nombre de 200 000 dont quelques milliers de ressortissantes malgaches.

    Le quotidien français base son article sur le rapport de Human Rights Watch (HRW) publié jeudi 16 septembre à Beyrouth. Ce rapport évoque une multitude d’affaires de maltraitance. Confiscation de passeport, non-paiement de salaire, travail à outrance, violences verbales et physiques… le sort des domestiques étrangères, souligne Le Monde, ressemble parfois à de l'esclavage moderne.

    Ainsi, le journal indique notamment qu’en août 2008, une étude de HRW s'alarmait du taux de mortalité – plus d'un mort par semaine - de ces travailleuses immigrées. Sur 95 décès entre janvier 1997 et août 1998, 40 correspondaient à des "suicides", 24 à des "chutes d'immeubles lors de tentatives de fuite", 14 à des "morts naturelles", deux à des assassinats. La tendance n'est pas à la baisse. "Pour le mois d'août 2010, nous avons compté huit décès, des suicides pour la plupart", note Nadim Khoury, directeur de HRW à Beyrouth.

    HRW souligne l'échec du système juridique libanais à protéger les domestiques étrangères."Indifférence des forces de police et des bureaux des procureurs", "lenteurs des procédures", "iniquité des verdicts"… En n'apportant pas de réponse appropriée aux mauvais traitements dont ces travailleuses immigrées sont victimes, "les autorités libanaises se rendent complices de ces abus", dénonce Nadim Khoury, "et contribuent à perpétuer la situation d'extrême vulnérabilité de ces femmes"

    Lire l’article du journal Le Monde sur Revue du Web (rubrique en page d’accueil de MADA.pro)

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