madamag

A la une

  • Sofitrans

    Inauguration du Duty Free Shop d'Ambonara (Nosy Be)

    DIASPORA MALGACHE

    Le martyre des « petites bonnes » au Liban

    17/09/2010

    (MADA.pro) Le Monde rapporte dans son édition de ce jour le sort peu envieux des femmes étrangères qui travaillent comme domestiques au Liban. Celles-ci sont au nombre de 200 000 dont quelques milliers de ressortissantes malgaches.

    Le quotidien français base son article sur le rapport de Human Rights Watch (HRW) publié jeudi 16 septembre à Beyrouth. Ce rapport évoque une multitude d’affaires de maltraitance. Confiscation de passeport, non-paiement de salaire, travail à outrance, violences verbales et physiques… le sort des domestiques étrangères, souligne Le Monde, ressemble parfois à de l'esclavage moderne.

    Ainsi, le journal indique notamment qu’en août 2008, une étude de HRW s'alarmait du taux de mortalité – plus d'un mort par semaine - de ces travailleuses immigrées. Sur 95 décès entre janvier 1997 et août 1998, 40 correspondaient à des "suicides", 24 à des "chutes d'immeubles lors de tentatives de fuite", 14 à des "morts naturelles", deux à des assassinats. La tendance n'est pas à la baisse. "Pour le mois d'août 2010, nous avons compté huit décès, des suicides pour la plupart", note Nadim Khoury, directeur de HRW à Beyrouth.

    HRW souligne l'échec du système juridique libanais à protéger les domestiques étrangères."Indifférence des forces de police et des bureaux des procureurs", "lenteurs des procédures", "iniquité des verdicts"… En n'apportant pas de réponse appropriée aux mauvais traitements dont ces travailleuses immigrées sont victimes, "les autorités libanaises se rendent complices de ces abus", dénonce Nadim Khoury, "et contribuent à perpétuer la situation d'extrême vulnérabilité de ces femmes"

    Lire l’article du journal Le Monde sur Revue du Web (rubrique en page d’accueil de MADA.pro)

    NATION

    Le Président Rajoelina : « Seuls le patriotisme et la fierté nationale doivent nous guider durant la Conférence nationale »

    14/09/2010

    (MADA.pro) La Conférence nationale qui a débuté hier à Ivato est la plus importante réunion politique qui ait été organisée à Madagascar. C’est que, elle comptait hier après-midi plus de 4500 participants, au lieu de 2000 initialement prévus. D’autres participants sont encore attendus et l’effectif pourrait atteindre les 5000 à 6000 personnes.

    On ne peut ni refuser, ni refouler ces nouvelles arrivées qui sont issues de régions éloignées et qui seraient mandatées par des groupements ou des associations dans leur district d’origine, admettent les organisateurs.

    Prendre la parole devant un tel auditoire aurait intéressé le Président Andry Rajoelina. Mais, il s’est abstenu de venir à Ivato. Prouvant ainsi que l’Etat n’est pas l’organisateur de la Conférence nationale, même s’il la finance. Comme on le sait, l’organisation de la rencontre a été confiée à une entité indépendante, en l’occurrence le Raiamandreny Mijoro. A propos de ce financement étatique, le pasteur Paul Ramino n’a pas manqué hier de mettre le point sur le « i » dans son discours d’ouverture. Et ce, pour répondre au médiateur étranger Joaquim Chissano qui a encore une fois qualifié cette conférence nationale d’unilatérale « parce que financé avec l’argent de l’Etat ». Le représentant du Raiamandreny Mijoro a souligné que « l’argent de l’Etat c’est l’argent du peuple malgache, donc, le peuple malgache a absolument le droit de décider de ce qu’il veut faire dans son pays, sans avoir à accepter que la communauté internationale lui impose son bon vouloir ».

    Absent à Ivato, le Président Andry Rajoelina s’est néanmoins adressé aux participants dans un discours à la nation, diffusé sur la chaîne de télévision nationale. Il a déclaré en substance : « « Nous n’avons pas cessé de chercher toutes les solutions possibles pour sortir de cette crise. Il y a eu les rencontres régionales, l’atelier « Teny Ifampierana », toutes sortes de réunions et rencontres. A l’heure actuelle, nos aînés, les « Raiamandreny » et le conglomérat de la société civile ont pris leurs responsabilités en prenant en mains les démarches pour trouver une solution malgacho-malgache. Cela, dans le respect de l’identité et des valeurs malgaches basées sur le « Fanahy». Seuls le patriotisme et la fierté nationale doivent donc nous guider durant cette Conférence nationale. Aussi, que chacun de nous prie pour la réussite de cette Conférence nationale». Et de préciser : «L’objectif de cette Conférence nationale est d’arriver à des décisions consensuelles pour le bien du plus grand nombre. Ainsi, il ne faudrait pas que les résolutions déjà prises et acceptées lors de toutes les précédentes rencontres et réunions soient reconsidérées voire déconsidérées».

    MANIFESTATION ECONOMIQUE

    La première Foire du Lait sera organisée dans la capitale en novembre

    10/09/2010

    (MADA.pro) Un événement intitulé Foire du Lait est prévu se tenir du 18 au 21 novembre à Antananarivo. Son organisation a été confiée à l’Agence Première Ligne. Cette agence de communication, bien connue pour son leadership incontestable dans l’organisation d’événementiels économiques à Madagascar, va travailler à mettre en exergue le fameux «Triangle Laitier » malgache à savoir les régions d’Analamanga, Vakinankatra, Bongolava-Itasy, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et à présenter l’ensemble de la chaîne opératoire de la filière du lait.

    Le projet executé par Land O’Lakes, ayant pour principal objectif d’améliorer l’efficience de la production laitière, d’améliorer la qualité du lait et enfin d’améliorer les cadres de la commercialisation des produits laitiers, utilisera la plateforme de la Foire du Lait et présentera à l’occasion de celle-ci les actions entreprises par le projet.

    Prévu se dérouler sur quatre ans et voulant mettre en œuvre la loi américaine "Food for Progress" , ce projet de promotion de la filière du lait est en cours de réalisation à Madagascar. Financé à hauteur de 6,8 millions de dollars par l’USDA et le Département de l’Agriculture américain, la réalisation de ce projet est assurée par Land O’Lakes, une entité créée en 1921 et bien connue des opérateurs laitiers pour son niveau d’expertise dans l’animation de l’industrie du lait aux Etats-Unis.

    Face à une consommation extrêmement peu élevée du lait à Madagascar (5 litres/h/an), l’un des objectifs de ces différentes actions visent à soutenir et à élever les statistiques de consommation du lait ou produit laitier dans la Grande île tant le lait apparaît comme étant l’un des éléments essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme notamment chez les enfants. Si les statistiques de consommation à Madagascar pouvaient se rapprocher des chiffres connus sur le continent africain (25 litres/h/an) les futures générations pourraient être assurées d’une pleine santé qui serait précieuse pour le développement économique malgache.

    Alors que les besoins nationaux de Madagascar sont évalués à 100 millions de litres de lait par an (besoin loin d’être satisfait), la Foire du Lait, outre la présentation qui y sera faite des producteurs, fournisseurs, transformateurs et distributeurs, sera l’occasion de mobiliser les investisseurs tant nationaux, régionaux qu’internationaux.

    Sachant que la filière du lait est promise à une croissance importante à Madagascar, les organisateurs de cette Foire du Lait vont travailler, orienter et encourager les investisseurs nationaux à faire l’effort de prendre en considération une filière dont les performances et les résultats enregistrés par de récentes industries laitières malgaches devraient convaincre et inciter les plus sceptiques à investir dans cette filière.

    ARTS VISUELS:

    Deux photographes malgaches ont eu les honneurs d’ Africultures

    10/09/2010

    (MADA.pro) Deux photographes de Madagascar ont eu aujourd’hui les honneurs d’ Africultures, le site internet et la revue de référence des cultures africaines . Il s’agit d’Andonavalona et de Mamy Ratsisalovaninatoro qui se sont particulièrement distingués lors du récent Sar’nao 2010 (le mois de la photo à Madagascar) .

    Andonavalona est un jeune photographe de 32 ans. Passionné de la photographie avant d'en devenir un professionnel depuis 1998, il vit actuellement à Antananarivo. Maniant aussi bien un pinceau qu'il jongle avec un crayon, il a déjà participé à la manifestation Gasy Bulles avec son ami Ramafa. Au fil du temps, Andonavalona s'est tourné vers l'imagerie virtuelle d'où le titre de son exposition "Virtuosity" (virtuelle + virtuose) avec laquelle il a remporté le premier prix de Sar'nao 2010 (le mois de la photo à Madagascar), dans la catégorie exposition individuelle. Les images du jeune photographe expérimentent la frontière entre le réel et l'imaginaire. C’est le résultat d'une recherche sur la représentation virtuelle du monde réel. Ainsi, sur et derrière ses visages de vieux et d'enfants se trouvent des textures d'écorces d'arbre, de feux d'artifices, de briques, d'acier, de fleurs, de racines, de fagots de bois, de carcasses de zébu ou encore de lianes. Parlant de ses réalisations, Andonavalona a déclaré : « Même si le mode opératoire que j'utilise est le même, je reste toujours en quête de nouveaux sujets. D'abord je retouche un visage, parfois quand il est blanc, je le fais devenir noir, puis j'insère une matière que je travaille avec Photoshop. A chaque fois, mes images racontent de nouvelles histoires. C'est le spectateur qui les construit. Moi, je ne prescris rien. Je ne raconte rien. Je ne sais rien. Le voyage que je propose n'a aucun objectif, aucune destination. Je suis seulement un fabricant d'images à l'affût de nouvelles sensations à expérimenter et expressions à faire découvrir ».

    Pour sa part, le quadragénaire Mamy Ratsisalovaninatoro est originaire d'Antananarivo. Photographe amateur depuis les années 1990, il se révèle à cette profession en 2009 suite à une formation sur le thème du sujet photographique avec le photographe français Philippe Gaubert. Mamy Ratsisalovaninatoro arrive à Toamasina pour son travail de photographie sur les paysages en 2004. Depuis, il emprisonne les immeubles de la grande ville de l’Est dans la surface lisse d'une flaque d'eau. Tel un aquarelliste, il laisse (dé)trempé ses couleurs bleues, blanches, grises, là où certains ont laissé leurs traces de pas. Le photographe a expliqué la réalisation de ses photographies intitulées « reflets » en ces termes : « Je regarde d'abord le bâtiment, puis l'angle à travers lequel il se reflète dans l'eau. Quand il y a un vélo, un homme avec un parapluie, un pousse-pousse (…) j'attends qu'il passe dans ce qui me paraît être le bon axe et je clique. En réalité, je ne décide jamais une image. J'attends toujours que les éléments s'agencent devant mes trois yeux… ».

    Lire sur Revue du Web (rubrique en page d’accueil de MADA.com) les articles concernant les deux photographes malgaches. Le premier s’intitule « Andonavalona et ses images virtuelles expérimentent la frontière entre le réel et l'imaginaire » et le second «Les reflets de Mamy Ratsisalovaninatoro».

    A L’AEROPORT INTERNATIONAL D’IVATO

    Arrestation d’un Indien en possession d’un kilo et demi d’or camouflé en accessoires chromés

    09/09/2010

    (MADA.pro) La compagnie de gendarmerie de l’aéroport international d’Ivato a réussi à coincer un ressortissant indien qui allait quitter le pays en transportant frauduleusement 1,5 kg d’or, grâce à une astuce digne d’un trafiquant professionnel. .

    En fait, cet étranger a maquillé le métal précieux qu’il était à deux doigts de faire passer, en accessoires chromés. Il s’agit d’un collier suspendu au cou du trafiquant, d’un bracelet encerclant sa jambe , du cordon métallique de son sac à main, et enfin, du support métallique de sa valise. Ces objets ressemblaient à s’y méprendre à de l’aluminium, mais leur lourdeur a fait comprendre aux limiers qu’en réalité, c’était de l’or que le petit malin a essayé de faire passer pour du chrome. Au total, les forces de l’ordre ont décelé 1,5 kg d’or méticuleusement camouflé.

    Le ressortissant indien a été arrêté au moment d’embarquer pour le vol Air Mauritius à destination de Maurice. Mais sa destination finale était l’Inde où l’or est vendu à un prix dix fois supérieur par rapport à son cours à Madagascar.

    Les reporters du quotidien Les Nouvelles qui ont pu s’entretenir avec les gendarmes, rapportent que ceux-ci doutent que les scanners de contrôle n’aient rien décelé. Alors que, par deux fois, les bagages du suspect ont été scannés par les douaniers et les policiers. Aussi, n’écartent-ils pas l’hypothèse d’une complicité avec des employés corrompus.

    NATION

    Les rumeurs d’un coup d’Etat se propagent

    08/09/2010

    (MADA.pro) Selon Ma-Laza, les rumeurs de coup d’État se font de plus en plus intenses depuis la fin de la semaine dernière à Madagascar. Mais le quotidien s’empresse d’indiquer que ni la forme, ni le procédé et encore moins les personnes impliquées dans cet éventuel putsch ne sont connus.

    Se basant notamment sur le fait que, depuis des mois, les militaires ont annoncé qu’ils comptent prendre leurs responsabilités en cas d’échec des négociations entre les politiciens, le journal rapporte que la communauté internationale n’est pas en faveur de la mise en place d’un pouvoir militaire dans la Grande Ile. Ainsi, il affirme que la France, elle, s’oppose fermement à cette thèse. Et de rapporter les propos d’un diplomate français : « Les militaires restent toujours imprévisibles ». Un autre diplomate aurait également déclaré à Ma-Laza, non sans une pointe d’ironie, qu’il est facile de faire sortir les militaires de leur camp, mais qu’il est en revanche très difficile de les y faire retourner…

    A noter que deux tentatives de coup d’État ont eu lieu cette année. Mais, elles ont été déjouées. Dans les deux cas, les militaires ont toujours été pointés du doigt, comme les éléments des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) lors de la mutinerie du 20 mai dernier. Il en fut de même lors de la tentative d’assaut déjouée du palais de la Primature à Mahazoarivo le 18 avril.

    Dans ce contexte, le Président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina, en tant que chef suprême des armées, a prévu de visiter deux camps militaires durant la journée de lundi. Il s’agit du camp du 1er Régiment des Transmissions et des Services (RTS) de Fiadanana et de celui du 1er Régiment des Forces d’Intervention (RFI) d’Ivato . Mais cette « tournée des popotes » a été annulée.

    RECOUVREMENT D’ARRIERES DOUANIERS

    Des marchandises placées dans 70 containers, appartenant au groupe Tiko, sont mises aux enchères à Toamasina

    03/09/2010

    (MADA.pro) Conformément à l’insertion parue dans le journal officiel du 28 juin 2010, les douanes procèdent depuis le 13 juillet à la vente aux enchères de diverses marchandises stockées dans leur magasin de dépôts à Toamasina. . Parmi celles-ci figurent 70 conteneurs contenant des marchandises appartenant au groupe Tiko de l’ancien président Marc Ravalomanana. Ces derniers ont été bloqués au grand port de la côte Est.

    Il faut dire qu’une note de service a été publiée pour permettre l’interception de ces containers en vue du recouvrement des arriérés de Tiko. en avril 2009. Trois mois plus tard, une autre note de service a stipulé que ces derniers sont mis en vente aux enchères en raison de non paiement des surestaries par leur propriétaire.

    Tiko s’est opposé à ces décisions en saisissant officiellement le directeur général du Port et celui des Douanes ainsi que le ministre de tutelle. Selon un responsable du groupe, celui-ci a eu gain de cause car il n’a jamais abandonné ses marchandises au magasin des Douanes, mais on l’a empêché de les enlever jusqu’à maintenant. Le ministre de tutelle actuel aurait même ordonné la suspension de ces notes de service, mais la vente aux enchères a encore eu lieu un an plus tard.

    Selon Midi Madagasikara, les exactions à l’encontre du groupe Tiko ne se terminent pas car son propriétaire est un adversaire politique du régime en place.

    LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE

    Diminution de près de 10 % des recettes budgétaires de l’Etat malgache

    03/09/2010

    (MADA.pro) L’ordonnance portant Loi de finances rectificative pour l’année 2010 a été adoptée le 1er septembre dernier par le conseil des ministres.

    Cette loi de finances rectificative est marquée par la révision à la baisse des recettes de l’Etat. Celles-ci sont ramenées à 2 515 milliards d’ariary contre 2 787 milliards, initialement prévus dans le budget de cette année (-9,8%). Cette baisse s’explique essentiellement par celle des subventions extérieures destinées au programme d’investissement (-271 milliards).

    En détaillant les nouvelles dispositions, on s’aperçoit que, dans la recherche d’économies, tous les départements ministériels ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, en matière de budget de fonctionnement, l’Environnement et les Travaux publics sont touchés par les restrictions les plus sévères (respectivement -79% et -58%). On note en outre les -36% de l’Agriculture, les -29% du Ministère des Finances et du Budget et les -73% du Ministère des Transports. Les départements en charge de la Défense et de la Sécurité intérieure bénéficient quant à eux de légères augmentations..

    A noter que si les recettes fiscales et les aides budgétaires sont revues à la baisse (respectivement -212 milliards et -83 milliards), elles sont compensées par une hausse des recettes non fiscales (+215 milliards). Malgré la baisse globale des recettes, le nouveau projet annonce cependant un mieux sur la question du déficit budgétaire de l’État. Les dépenses accordées baissent en effet de 18,8%, s’établissant à 2 473 milliards contre 3 096 milliards dans le texte initial. Le budget enregistrerait donc un léger excédent. A vérifier en fin d’exercice !

    MEDIATION POLITIQUE

    Une entente entre les protagonistes de la crise malgache se dessine

    27/08/2010

    (MADA.pro) A l’Espace les Hérons de Vontovorona, dans la banlieue sud de la capitale, plus d’une centaine de partis et associations politiques prennent part à une rencontre de trois jours, organisée par la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC). Commencée hier, la réunion se terminera donc aujourd’hui.

    Le président Andry Rajoelina a été invité à la cérémonie d’ouverture. Mais, il a décliné l’invitation. Dans une lettre envoyée aux organisateurs, il s’en est expliqué : « Afin d’éviter toute interprétation concernant le sens de ma présence, j’ai décidé de ne pas assister à la cérémonie d’ouverture de la réunion des partis politiques que vous organisez ».

    Quoi qu’il en soit, l’homme fort de la Transition a encouragé la recherche de solution bien malgache. « Je suis attaché à un processus malgacho - malgache de sortie de crise, a-t-il dit. Ce processus a déjà porté ses premiers fruits avec la conclusion de l’Accord politique d’Ivato qui a recueilli jusqu’à ce jour la signature de 178 partis et associations politiques, et qui reste ouvert à l’adhésion de toute autre entité politique ». Et de continuer: « Je tiens à vous assurer, dans un esprit ouvert au dialogue, que je suis disposé à étudier et à examiner avec la plus grande attention et le plus vif intérêt, toutes les propositions qui seront présentées au cours de cette réunion. Je souhaite plein succès à vos travaux auxquels je reste particulièrement attentif ».

    Après l’échec de l’application de la Charte de Maputo ainsi que celle de l’Acte additionnel d’Addis-Abeba, Rajoelina a par ailleurs rappelé dans sa lettre sa position concernant le règlement de la crise politique actuelle. « Concernant la sortie de crise, a-t-il indiqué, je suis déterminé à mettre un terme le plus tôt possible à la Transition afin d’accélérer l’avènement de la 4e République auquel le peuple malgache aspire profondément. Je suis convaincu que les élections constituent la seule voie incontournable de sortie de crise. Elles doivent être libres, sincères, transparentes et démocratiques »..

    Il faut dire que, à l’instar du Président Andry Rajoelina, les anciens chefs d’Etat, en l’occurrence Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy qui sont devenus les leaders actuels de l’opposition, n’étaient pas également à Vontovorona. Les quatre principaux protagonistes de la crise malgache ont préféré se faire représenter par leurs lieutenants.

    Ces derniers n’ont effectivement participé à la réunion que depuis hier après-midi. Et ce, après s’être rassurés auprès des émissaires de la SADC et de l'Union africaine que la rencontre actuelle des partis politiques a reçu l’aval de la communauté internationale. Celle-ci était représentée à la cérémonie d’ouverture par, d’une part, des diplomates français, sud-africain, mauricien, américain, russe, sénégalais, espagnol et, d’autre part, des représentants d’organisations internationales comme le PNUD et l’USAID. Par ailleurs, une délégation de la SADC dirigée par le Secrétaire exécutif de la Fondation Chissano, le Docteur Leonardo Salamao, est présente à cette médiation politique.

    Les participants semblent s’en tenir à la mise sur pied et à la composition du gouvernement d’union nationale et des institutions de la transition, Ils écartent de leur débat les sujets délicats. Ainsi, il aurait été décidé qu’il reviendra à la Conférence nationale qui sera organisée dans une vingtaine de jours, de débattre sur la question épineuse de l’amnistie et de la libération des prisonniers politiques.

    Une telle disposition laisse augurer une possibilité d’entente entre les différentes parties afin d’aboutir enfin à un règlement de la crise politique qui perdure depuis plus de dix-huit mois à Madagascar.

    MARCHE DES CHANGES

    La monnaie malgache se comporte très bien ces derniers jours

    25/08/2010

    (MADA.pro) Au Marché interbancaire des devises (MID), une forte appréciation de la monnaie malgache a été observée cette semaine. En effet, il n’a fallu hier mardi que 2576, 40 ariary ou 12 882 Fmg pour obtenir 1 euro. Alors que pour la même opération, il a fallu 2801, 65 ariary ou 14 008, 25 Fmg vendredi dernier. Déjà, 1 euro s’obtenait avec 2698 Ariary ou 13 490 Fmg lundi. En deux jours, l’ariary a pris 225, 25 points à la devise européenne.

    Par ailleurs, durant la même période, l’ariary a gagné en deux jours 144, 23 points par rapport à la devise américaine. Hier, 1 dollar s’est échangé contre 2017, 19 ariary ou 10 085, 95 Fmg,contre 2161,42 ariary ou 10 807, 10 Fmg vendredi.

    A souligner que les cours ont évolué en faveur de la monnaie malgache depuis la semaine dernière. En effet, après une descente assez remarquable ; l’euro coûtait par exemple 2 827,85 ariary ou 14 139, 25 Fmg le 18 août dernier, la monnaie nationale a fait preuve de résistance et a pu renverser la tendance. En ce qui concerne la parité dollar/ariary, il faut noter également que les cours étaient déjà descendus à 1dollar pour 2 204,56 ariary ou 11 022, 80 Fmg le 19 août dernier avant de se relever.

    La forte remontée de l’ariary entre deux séances du marché (vendredi 20 août et lundi 23 août) a surpris la presse malgache. Selon cette dernière, l’appréciation de l’ariary trouve son origine dans une importante rentrée de devises dans les caisses de la Banque centrale de Madagascar. En outre, le repli du cours du baril sur le marché international joue également en faveur de la monnaie nationale, concernant entre autres la parité dollar/ariary. Les demandes en devises émises par les compagnies pétrolières ont dû baisser.

    FAITS DIVERS

    Quelque 71 pavillons incendiés au marché du « Bazar be » de Toamasina

    25/08/2010

    (MADA.pro) Pour la énième fois, un incendie d’une rare violence s’est produit dans la nuit du dimanche à lundi au marché du « Bazar be » d’Ampasimazava Toamasina . Il a fallu près d’une heure et demie de lutte acharnée, des soldats du feu de la commune, de l’aéroport d’Ambalamanasa, du port de Toamasina et ceux du projet minier d’Ambatovy pour arriver à bout de l’incendie.

    Bilan du sinistre : quelque 71 pavillons, abritant d’importante quantité de marchandises, ont été réduits en cendres. Le préjudice est estimé à 175 millions d’ariary.

    Selon Les Nouvelles, les victimes redoutent un incendie d’origine criminelle. D’autres estiment qu’il s’agit d’un vol maquillé. Les quatre gardiens ont, en effet, mystérieusement disparu. Le journal précise en outre que c’est le troisième cas d’incendie de marché à Toamasina, en l’espace seulement d’un mois. Le 15 juillet, 15 pavillons du marché de Valpinson ont été incendiés, tandis qu’à Tanambao V, cinq boutiques ont été réduites en cendres le 4 août.

    INSTITUTIONS DE LA NOUVELLE TRANSITION

    23 prétendants pour 3 fauteuils

    24/08/2010

    (MADA.pro) Après avoir signé l’accord politique d’Ivato, les partis et associations politiques réunis au sein de l’Espace de concertation ont indiqué dans un communiqué de presse leur proposition de configuration des chambres législatives telles que Congrès de la Transition (avec 256 membres) et le Conseil Supérieur de la Transition (avec 125 membres).

    Ainsi, à l’Assemblée nationale où la grande salle prévue pour les assemblées plénières compte 180 sièges, le nombre de députés passera de 127 à 256. Soit pratiquement le double. La Gazette de la Grande Ile critique cette situation. Le quotidien écrit notamment : « Le problème logistique n’est pas pris en compte par les partis et associations politiques, réunis au sein de l’espace de concertation alors que certains de leurs leaders sont familiers des lieux pour avoir été des députés, sous les précédents régimes. Pire, on ne tient pas en compte des implications financières. Financièrement, le pays ne peut pas se permettre un tel excès».

    Par ailleurs, les signataires de l’Accord politique d’Ivato ont proposé une liste de quatorze personnalités dans laquelle le Président Andry Rajoelina pourrait choisir les dirigeants de ces institutions. Ainsi, il a été suggéré à la Présidence du Congrès de la Transition Randrianatoandro Raharinaivo et Brigitte Rasamoelina. Et à la Présidence du Conseil Supérieur de la Transition : douze personnalités, en l’occurrence Niarisy Mara, Beza Marcel Seramila, Benjamin Marcel Ramanantsoa, Henri Lecacheur, Boniface Zakahely, Andry Rasolofo, Jean Claude Rakotonirina, Guy Benon, Lala Hary Naivo Rasamoelina, Avimana, Cyrille Rasambozafy, Christophe Samuel.

    Enfin, les six personnalités suivantes ont été proposées au poste du Premier Ministre : Alain Jacoba Tehindrazanarivelo, Alain Andriamiseza, José Vianey Omer Beriziky , Florent Rakotoarisoa et Guy Suzon Ramangason.

    Pour sa part, l’Union des démocrates et républicains pour le changement (UDR -Changement) qui regroupe des partis politiques gravitant autour du Président Andry Rajoelina, a soumis à celui-ci trois noms au poste de Premier ministre. Il s’agit de: Camille Vital Albert, Alain Tehindrazanarivelo et Jean Omer Beriziky.

    Alain JacobaTehindrazanarivelo et Jean Omer Beriziky sont les deux noms proposés à la fois par la liste de l’Espace de concertation et celle de l’UDR.

    Finalement, on compte vingt-trois prétendants, issus des partis politiques, pour trois fauteuils. A ce propos, Midi Madagasikara écrit : «Beaucoup d'appelés pour peu d'élus ou plutôt de désignés censés «appliquer une nouvelle pratique de la politique» afin de «retrouver l'image plus anoblie de la fonction politique et des politiciens». Et ce, aux yeux de l'opinion qui ne veut plus «croire tout simplement» à ces politiciens qui lui en a fait voir de toutes les ...couleurs, comme des caméléons ».

    GRACE A LA CAMERA DE SURVEILLANCE

    Un policier pris la main dans le sac à l’aéroport international d’Ivato

    24/08/2010

    (MADA.pro) Un membre de la communauté religieuse dite mormon s’est fait subtiliser sa caméra lors de son passage au poste de contrôle de la police aux frontières (PAF) de l’aéroport international d’Ivato. En raison de l’insistance de la victime, les responsables de l’aéroport ont décidé de visionner la caméra de surveillance. Un des policiers de la PAF apparaît à l’écran comme étant le larron. Celui-ci a dû rendre le fruit de son larcin.

    TUERIE DEVANT LE PALAIS PRESIDENTIEL

    L’ancien président Ravalomanana appellé à comparaître en justice aujourd'hui à Antananarivo

    23/08/2010

    (MADA.pro) Les quelque 19 présumés responsables de la tuerie du 7 février 2009 devant le Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra seront jugés aujourd’hui lundi par la Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo. Les principaux accusés dans cette affaire sont notamment Ralitera Andrianandraina (auteur principal), le Général Raoelina (donneur d'ordre) et l’ancien président Marc Ravalomanana (complice).

    Le premier inculpé sera présent ce jour dans la salle d’audience du Palais de justice d’Anosy. A l’instar de six autres accusés qui sont, comme lui, en détention préventive. Quant à Raoelina et Ravalomanana, ils seront jugés par contumace, au même titre que dix autres inculpés. L’un est resté introuvable et l’autre est en exil en Afrique du Sud.

    Après avoir une fois été ajourné, le procès d’aujourd’hui risque de nouveau d’être renvoyer à une date ultérieure. C’est que, la défense va demander son report. En effet, un des avocats des accusés a déclaré à la presse locale : « Nous avions reçu un avis d'audience. Mais, la Cour de cassation n'a pas encore statué sur le pourvoi contre le renvoi de l'affaire devant la Cour Criminelle Ordinaire d’Antananarivo. Jusqu’ici, le dossier n'a même pas été enrôlé au niveau de la Cour Suprême. Le délai de dépôt de mémoire n'est pas non plus écoulé ».

    APRES L’ACCORD POLITIQUE

    L’ambassadeur de France Jean-Marc Chataîgner: « Il faudrait encore d’autres petits pas pour régler la crise malgache »

    23/08/2010

    (MADA.pro) Avant de partir en vacances, l’ambassadeur de France, Jean-Marc Chataîgner, a indiqué au journal Les Nouvelles son point de vue à propos de l’accord signé à Ivato par les partis et associations politiques. « C’est certainement un pas encourageant dans la bonne direction, a-t-il dit. Ceci étant, l’accord elle-même ne résout pas tout. Il y a encore des concertations qui devraient être conduites notamment à travers la coordination nationale des organisations de la société civile. Nous pensons que l’accord politique est une des bases de la discussion des négociations qui doivent se dérouler la semaine prochaine. Ce n’est pas le pas final, il faudrait encore d’autres petits pas».

    Que reste-t-il donc pour parfaire cet accord et pour assurer la reconnaissance internationale ? A cette question, le diplomate a répondu : « Pour la France, il y a trois conditions qui doivent permettre la reconnaissance de la transition. La première est la formation d’un gouvernement d’union nationale, ouvert à tous ceux qui veulent y entrer. La deuxième condition est la tenue d’une conférence nationale souveraine qui peut trancher sur un certain nombre de points importants de la transition et la dernière condition est l’adoption d’un calendrier électoral crédible aussi consensuel que possible ». Et d’ajouter : «Ces trois conditions ne sont pas encore tout à fait remplies, c’est un accord partiel pour l’instant. A notre connaissance, il y a encore des partis en dehors de cet accord, je citerai le MONIMA, le MDM de Pierrot Rajaonarivelo et les partis membres des trois mouvances. Je pense qu’on peut obtenir davantage de consensus et d’inclusion et que les discussions pourront les déterminer ».

    Evoquant la position de la France, l’ambassadeur a dit : «Nous soutenons la transition, un processus tendant au retour à l’ordre constitutionnel démocratique dans lequel les Malgaches se reconnaissent. Notre intervention se traduit toujours par le souci d’arriver à un consensus entre Malgaches. Le rapport France - Madagascar est défini depuis 2002 : ni indifférence ni ingérence. Nous nous posons comme un spectateur engagé, nous ne pouvons pas directement intervenir mais nous nous préoccupons des conséquences économiques et sociales. Donc, nous appuyons toutes les solutions de paix dans lesquelles les Malgaches se reconnaissent vraiment dans un régime stable ».

    Parlant du rôle, de la communauté internationale dans le règlement de la crise malgache, Jean Marc Chataigner a déclaré : «Toutes les décisions prises par la communauté internationale doivent être validées par les organisations comme la SADC, la Commission de l’Océan Indien et l’Organisation Internationale de la Francophonie. Et il y a un médiateur unique avec Joaquim Chissano, représentant la SADC, mais aussi celui de la communauté internationale à travers le GIC. Et nous travaillons pour un même objectif. En particulier, la France se réjouit des décisions de la SADC en faveur du processus malgacho – malgache et de l’envoi d’un envoyé spécial de M. Chissano à Antananarivo».

    A propos des sanctions frappant les dirigeants malgaches, la réponse du représentant de la France a été claire. « Les sanctions individuelles prises par l’Union africaine, a-t-il dit, ne sont applicables que par les pays membres de l’Union africaine. Jusqu’à ce jour, ni l’Union européenne, ni les Etats-Unis, ni d’autres pays n’ont décidé de mettre en place des sanctions individuelles. Dans le processus de médiation malgacho – malgache, il est important de voir dans quelle mesure on pourrait lever les sanctions avec le retour à l’ordre démocratique. Concernant les sanctions économiques, certains pays comme la France n’ont pas arrêté les aides publiques pour le développement destinées à la population. La Banque mondiale a continué des projets d’ordre social et environnemental, il n’y a jamais eu de suspension totale de l’aide. De toute façon, l’aide doit continuer pour la réalisation des objectifs du millénaire».

    TRAFIC DE DROGUE

    Un jeune passeur malgache a failli mourir en transportant dans son estomac des boulettes d’héroïne

    19/08/2010

    (MADA.pro) Un jeune valet de chambre malgache de 33 ans, Ndrenato Rakotoarisoa, a réussi le 30 juin dernier à faire entrer à Maurice de l’héroïne d’une valeur de 300 millions d’ariary ou 1 500 000 000 Fmg. L’héroïne en question a été transportée dans l’estomac du passeur sous forme de 37 boulettes.

    En tant que touriste, Ndrenato Rakotoarisoa est arrivé à l’aéroport de Plaisance par un avion en provenance d’Antananarivo. Il a passé sans encombre le contrôle des douaniers et des policiers de l’aéroport. Tout s’est corsé quand le passeur a essayé de régurgiter la « marchandise ». Il n’a pas réussi à la restituer. Son tube digestif a été bloqué. Le plastique ayant servi à envelopper la drogue se serait détaché dans son estomac. Pendant plusieurs jours, les complices de Rakotoarisoa ont tout essayé pour l’aider mais sans succès.

    Finalement, la récupération des boulettes d’héroïne a nécessité une opération chirurgicale à l’hôpital. Par la même occasion, Rakotoarisoa qui était dans un état critique, a eu la vie sauve. Selon les chirurgiens , le jeune homme avait frôlé la mort.. .

    Mais, le jeune passeur a été arrêté à l’hôpital par les policiers de la brigade antidrogue mauricienne ( ADSU ou Anti-drug and smuggling unit). Ses quatre complices mauriciens ont été également apprehendés. Il s’agit de Ibrahim Mahmad Seedat, Mahmad Fawzee Hossenbocus, son frère Yousouf Ali Hossenbocus alias Momone et Housnabee Salarun, la concubine de ce dernier.

    Les cinq trafiquants sont actuellement en détention. Ils risquent la prison à vie, Maurice étant une île où le trafic de drogue est réprimé très sévèrement.

    DIPLOMATIE

    Offensive gouvernementale tous azimuts pour faire connaître l’accord politique malgacho-malgache auprès de la communauté internationale

    18/08/2010

    (MADA.pro) Bien qu’interdit de voyage à la suite des sanctions de l’Union africaine et de la SADC, le vice-amiral Hyppolite Ramaroson, ministre malgache des Affaires étrangères, se trouve actuellement à l’étranger. Celui-ci s’est notamment rendu à Paris, Bruxelles, New-York et Addis-Abeba.

    Ces déplacements interviennent après la signature la semaine dernière au CCI d’Ivato de l’accord politique malgacho-malgache afin de sortir Madagascar de la crise. Ce document a été signé par, d’une part, 82 partis politiques malgaches de différentes tendances et, d’autre part, le pouvoir transitoire. Aussi, des copies de cet accord politique ont-elles été remises « en mains propres » par le chef de la diplomatie malgache à ses interlocuteurs étrangers.

    Ainsi, selon le ministère des Affaires étrangères, le ministre Ramaroson s’est entretenu à New-York avec plusieurs hautes personnalités onusiennes, entre autres le président de l’Assemblée générale et le secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des affaires africaines. Quant au secrétaire général des Nations Unies, il a déjà reçu une copie de l’accord politique.

    Parlant du séjour à Addis-Abeba du ministre Ramaroson , Actumada écrit aujourd’hui : « L’on suppose que le séjour du ministre des Affaires étrangères dans la capitale éthiopienne, siège de l’Union Africaine, après New-York, entre toujours dans le cadre d’un lobbying en faveur de cet accord politique qui a pu obtenir l’adhésion d’un maximum de partis politiques, dans « une démarche d’inclusivité incontestable, tant en quantité qu’en qualité » pour reprendre les termes de Raharinaivo Andrianantoandro, désormais leader du parti TIM qui a coupé les ponts avec l’ex-Président Marc Ravalomanana lors de la cérémonie de signature de cet accord vendredi dernier au CCI d'Ivato ».

    SORTIE DE CRISE

    Joaquim Chissano : « Le processus est sur la bonne voie à Madagascar »

    17/08/2010

    (MADA.pro) La Communauté de développement des pays d'Afrique australe (SADC), qui fête son 30 anniversaire, se réunit en sommet actuellement en Namibie. Les dirigeants de Madagascar sont cependant absents. La Grande Ile a été suspendue de l’organisation depuis mars 2009 après l’éviction de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina.

    Quoi qu’il en soit, le cas de Madagascar est à l'ordre du jour de cette réunion. C’est pour la deuxième année consécutive que les sommets de la SADC sont consacrés à la situation politique dans la Grande Ile. A cette occasion, l’Afrique australe ne manquera pas de rappeler à l’ordre Madagascar.

    Concrètement, l’ex-président mozambicain et chef de la médiation, Joaquim Chissano, présentera la situation aux quatorze chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région. Aux dernières nouvelles, celui-ci a indiqué à RFI que «le processus marche sur le bon chemin à Madagascar; il est sur la bonne voie après la signature de l’accord politique par des dizaines de partis politiques ».

    En fait, Joaquim Chissano a déclaré: « Le dialogue se poursuit à Madagascar, avec des hauts et des bas. Et maintenant il semble qu’il y ait de l’optimisme auprès de toutes les forces, étant donné qu’elles ont décidé de prendre en main le dialogue, avec la participation de tout le monde.On se demande s’ils vont se mettre d'accord pour aboutir à un consensus le plus large possible. Donc je peux dire que le processus est sur le bon chemin. Ce n’est pas facile. L’histoire de Madagascar est très complexe. Y aura-t-il des élections ? Cela ne se saura que quand il y aura une conférence nationale. Sans une conférence, c’est très difficile d’harmoniser tous les points de vue". Et d'ajouter: "Les parties sont en train de se concerter, et je suis de près cette question. Je vais m’entretenir avec elles, et si nécessaire je retournerai à Madagascar ou alors une délégation de la médiation va s’y rendre. Tout va dépendre des contacts qui sont en train de se dérouler en ce moment».

    POLITIQUE

    A peine signé, le nouvel accord d'Ivato pour une sortie de crise est rejeté par les trois mouvances de l’opposition

    16/08/2010

    (MADA.pro) A peine signé, l’accord politique d'Ivato entre, d’une part, près d’une centaine de formations et associations politiques regroupées dans l’espace de concertation et, d’autre part, le Président Andry Rajoelina, a été rejeté par les trois mouvances de l’opposition. Alors que, quelques éléments de celles-ci se trouvaient parmi les signataires dudit accord afin de permettre une sortie de crise. Il s’agit notamment des membres influents de l’aile modérée du TIM, le parti du dernier chef d’Etat déchu.

    Réunis à Antananarivo au cours du week-end, les partisans de Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont en fait estimé que l’accord d’Ivato « figure parmi les actions unilatérales prises par Monsieur Rajoelina qui ne font que confirmer le coup d’Etat permanent, la récidive dans l’inconstitutionnalité et la violation des traités internationaux ». Ils estiment en outre « que l’accord signé par les « partis » constitue une tromperie, car il usurpe en les détournant de leur finalité les notions essentielles d’ « inclusivité » et de « consensualité » et méprise la notion centrale de « neutralité » puisqu’il installe Monsieur Rajoelina à la tête de la Transition et assure sa domination. L’accord signé n’est qu’une forme déguisée de l’unilatéralisme dans laquelle Monsieur Rajoelina s’est toujours réfugié »

    En conséquence, les trois mouvances « réaffirment que seuls les Accords de Maputo et d’Addis-Abeba constituent la seule voie de sortie de crise et lancent un appel solennel à toutes les parties prenantes et les forces vives pour étudier ensemble leur mise en œuvre ». Dans ce contexte, les partisans des trois anciens chefs d’Etat demeurent disposées à poursuivre les dialogues et négociations avec les forces vives du pays dans le cadre d’une approche mouvance, consensuelle, inclusive et démocratique ».

    Mais, dans leur démarche, les signataires de l’accord politique d’Ivato ont délaissé l’approche se basant sur les mouvances politiques au profit de celle privilégiant les formations politiques.

    Lire l’intégralité des résolutions des trois mouvances de l’opposition au cours de leur dernière réunion dans la section « Avis et communiqués » des « Annonces classées » (rubrique en page d’accueil de MADA.pro).

    VENTES EN HORS TAXES

    La Sofitrans étend son réseau

    16/08/2010

    Le chiffre 2 semble convenir à la Sofitrans qui, entre autres activités de support au transport aérien et au tourisme, est aussi une Société leader en matière de ventes en Hors Taxes. En 2 mois, respectivement le 2 Juillet et le 2 Août, elle a en effet inauguré 2 nouveaux points de vente : le premier à l’Hôtel Orchid sur la route de l’Aéroport d’Ivato, et le second à Nosy Be plus exactement à Ambonara sur la route d’Andilana. Du coup l’Ile aux Parfums qui bénéficie d’une des plus fortes « densités » de cette clientèle Hors Taxes potentielle que sont les touristes possède désormais son… 2ème Duty Free Shop après celui de Fascène.

    Ces implantations répondent de toute évidence à des préoccupations mercatiques bien cernées. Le «Shop» de l’Hôtel Orchid par exemple est situé dans une zone résidentielle appréciée des communautés étrangères en général et des diplomates en particulier. Les bons hôtels qui s’appuient dans leur majorité sur une clientèle générée par les T.O sont nombreux du carrefour de Talatamaty aux portes de l’Aéroport International. La boutique aligne d’ailleurs ses horaires d’ouverture et surtout de fermeture sur ceux d’Ivato. Qu’un Long Courrier atterrisse à 2 heures du matin, on peut être sûr qu’elle aussi sera encore ouverte. Last but not Least, cet hôtel qui il y a peu semblait encore chercher ses marques est aujourd’hui géré par un management chinois. On sait que la Chine figure dans les perspectives du tourisme malgache et les signes avant-coureurs n’ont pas manqué : participation malgache à de grandes Foires chinoises, ouverture d’une Maison de Madagascar, existence déjà d’un Guide Touristique intégralement en langue chinoise, sans oublier la ligne aérienne sur Gangzhou.

    A Nosy Be, l’ouverture du Duty Free Shop d’Ambonara a vu la présence des autorités conduites par le Chef de District Malaza Ramanamahafay, du Représentant des Douanes, ainsi que de tout ce que l’île compte comme Responsables des Transports et du Tourisme : Direction du Tourisme, Office Régional du Tourisme, Groupement Interprofessionnel de l’Hôtellerie et du Tourisme, Air Madagascar et Adema, T.O réceptifs et Agences…Comme dans toutes les autres unités en Hors Taxes de la Sofitrans, celle-ci offre un riche éventail de choix et surtout cette incomparable qualité qui caractérise les grandes marques mondiales. On reconnaît là la permanence de l’effort qu’entretient la Société pour que ses services soient à la hauteur de l’attente de la demande nationale et internationale. Le Directeur Général Tinah Paule Randrianasolo n’a pas non plus omis d’appeler à la collaboration entre opérateurs touristiques : « à partir de ce jour, a-t-elle souligné, une nouvelle boutique Duty Free Shop est née à Nosy Be pour étoffer la gamme d’activités que vous offrez déjà à votre clientèle ».

    NOUVEAU CALENDRIER ELECTORAL

    Accord politique pour l’organisation des différentes élections pendant six mois après la conférence nationale

    13/08/2010

    (MADA.pro) Une cérémonie officielle aura lieu aujourd’hui pour la signature d’un accord politique qui a été paraphé dans la nuit de mercredi dernier par les participants, en l’occurrence les délégués d’une centaine de partis et associations politiques ainsi que les représentants du pouvoir transitoire.

    Comme on le sait, les participants se sont réunis au Centre de conférences internationales d’Ivato depuis lundi. Après trois jours d’intenses discussions, ils sont parvenus à s’entendre sur un nouveau calendrier électoral. Ainsi, le référendum constitutionnel aura lieu le 17 novembre 2010, les élections législatives le 16 mars 2011 et les présidentielles le 4 mai 2011. Ces différentes élections seront donc organisées pendant une période de six mois à compter de novembre prochain. Elles seront précédées d’une conférence nationale qui aura lieu du 30 août au 3 septembre prochain.

    A noter que les signataires du document final prévoient l’octroi des prérogatives présidentielles à Andry Rajoelina qui désigne le Premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition des partis. Mais aucune répartition n’a été effectuée au cours de la réunion. C’est également le cas concernant les deux chambres de la Transition dont la mise en place a été acceptée par les participants.

    Selon la presse locale, le brûlant sujet sur la répartition a été abordé en fin de réunion. Mais il a été vite abandonné afin de ne pas hypothéquer l’accord minimal arraché difficilement. Apparemment à Ivato, on a mis de côté tous les facteurs possibles de blocage.

    FAITS DIVERS

    Découverte de plus de 7 millions d’ariary de faux billets à Antananarivo

    13/08/2010

    (MADA.pro) Une jeune femme de 22 ans a été livrée l’autre soir à la gendarmerie d’Anosizato par des marchands de ce quartier de la capitale. Elle avait essayé d’acheter des légumes avec un faux billet de 10 000 ariary.

    Cuisinée par les enquêteurs, la jeune femme a conduit les forces de l'ordre à son domicile à Ambondrona, dès le lendemain de son arrestation. Des faux billets de banque d’une valeur de 7,4 millions d'ariary ont été découverts chez elle. Pour se disculper, elle a dénoncé un conducteur de camion. Ce dernier s'est fait coincer peu de temps après. Dans la foulée, elle a aussi balancé un autre transporteur qui s'est fait cueillir du côté d'Isotry.

Imprimer Retour

pub

 

pub

 

pub

 

pub