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NATION
Le ministre Lucien Rakotoarimasy (Forces armées) : «La crise doit se résoudre loin de toute pression militaire»
12/08/2010(MADA.pro) « Aujourd’hui, les hommes politiques se concertent pour trouver une solution. Il ne faut pas que l’opinion pense qu’une solution a été trouvée sous la pression des bruits de bottes. La crise doit se résoudre loin de toute pression militaire. Les militaires n’ont pas à intervenir ni à s’immiscer dans le processus de sortie de crise. Le plus important est que les hommes politiques se mettent d’accord sur une solution ». Ces propos ont été tenus par le Général Lucien Rakotoarimasy, ministre des Forces armées, lors d’un entretien accordé à l’Express de Madagascar.
Quelle solution cautionnerez-vous, celle initiée par les hommes politiques ou celle de la société civile ? A cette question, le Général Rakotoarimasy a répondu : « Toutes ces questions relèvent de la politique, et il ne nous appartient pas de dire quelle est la bonne solution. Que celle-ci émane de la société civile ou de la société politique, le plus important, c’est qu’il y ait un accord. Comme je ne cesse de le dire, les militaires ne font pas de politique. Les militaires n’ont d’autre mission que la défense des biens et des personnes, et être le dernier rempart de la légalité ».
Parlant d’intervention armée éventuelle de la SADC, ainsi que le sollicitent ceux qui sont hostiles au régime de transition, le ministre des Forces armées a indiqué : «Il est opportun de remettre les choses dans leur contexte. Il est clair que ces annonces d’invasion d’une armée de la SADC sont entretenues afin de créer la psychose au sein de l’opinion. Une réunion du comité interétatique sur la défense et la sécurité de la SADC se déroule effectivement en ce moment en Mozambique, mais dans l’état actuel des travaux liés à la recherche de la solution malgacho-malgache, il est peu probable qu’une intervention armée soit programmée ». Et d’ajouter : «Il faut savoir qu’une intervention de ce genre doit être une réponse à des actes abjects dont est victime la population, tels que génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou encore nettoyage ethnique. Ce qui n’est pas le cas à Madagascar. Et puis, il faut que ce mode de règlement soit approuvé par la SADC et obtienne l’aval de l’Union africaine, suivie d’une réunion explicite du Conseil de sécurité des Nations Unies avant sa mise en œuvre. Vous conclurez vous-mêmes que la situation actuelle à Madagascar ne justifie pas toutes ces procédures, d’autant que la résolution de la crise est en bonne voie au niveau malgacho-malgache ».
TRAFIC DE DEVISES
Quelque 284 300 euros soit environ 4 milliards de Fmg sont saisis à l’aéroport d’Ivato sur deux ressortissants chinois
12/08/2010(MADA.pro) Les gendarmes de l’aéroport d’Ivato ont réussi mardi à coincer deux commerçants chinois qui devaient s’embarquer à bord d’un avion en partance pour Maurice où ils étaient prévus de s’envoler pour Hong Kong. C’est que, ils ont découvert des billets de banque d’un montant de 115 000 euros qui étaient dissimulés dans les bagages en soute des deux voyageurs, ainsi que d’autres produits prohibés.
Dans le cas d’espèce, les gendarmes ont bel et bien constaté une infraction en la matière par la non-déclaration des 115 000 euros alors que tout montant égal ou supérieur à 10 000 euros doit faire l’objet d’une déclaration à l’entrée comme à la sortie du territoire.
Les 115 000 euros ont été saisis par les agents verbalisateurs. D’autres billets de 168 400 euros que les deux passagers avaient sur eux d’une manière régulière car ils les avaient normalement déclarés au Service des Douanes, ont en outre été confisqués. Et ce, afin que les deux trafiquants puissent payer leur amende.
En fait, les deux Chinois ont demandé à ce qu’une procédure de transaction soit entamée. Dans la législation malgache, cette possibilité est en effet donnée aux délinquants en matière financière et douanière. Le ministère des Finances propose ainsi aux délinquants de payer une somme pouvant atteindre le double du corps du délit contre leur élargissement et clore le dossier. La transaction permet aux trafiquants d’éviter une longue procédure judiciaire qui peut être beaucoup plus couteuse car la sanction est souvent assortie d’une peine d’emprisonnement en plus des amendes et de la saisie du butin.
Il faut dire que les deux trafiquants ont passé sans encombre les contrôles des Douanes et de la Police nationale. Mais, c’est à la suite d’une fouille inopinée, entreprise par la Gendarmerie, que le trafic de devises a été découvert.
Au sujet de cette affaire, La Gazette de la Grande Ile a écrit dans ses colonnes : « Sans faire un quelconque procès d’intention contre les agents des Douanes et de la Police nationale, l’opinion s’interrogera logiquement pourquoi ces derniers n’ont-ils pas eu le même réflexe que leurs collègues de la Gendarmerie,. En tout état de cause, il semble que l’exploit des gendarmes n’a pas vraiment rendu heureux les douaniers. Outre le partage des primes dont bénéficient les seuls verbalisateurs après le constat d’un délit, les douaniers n’auraient pas vu d’un bon œil qu’on ait marché sur leur plate-bande. D’après le Code des Changes, seuls les agents des Douanes (et ceux du Trésor ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale ou ses représentants) sont, en effet, habilités à constater les infractions à la réglementation des changes».
Quant à La Vérité, il a préféré ironiser sur ce fait divers en publiant un billet en ces termes : « Mine de rien… des Chinois détenus à Tsiafahy pour crime, d’autres impliqués dans l’exportation illicite de bois de rose et maintenant dans les trafics de devises. C’est le péril jaune ! »
TRAVAILLEUSES MALTRAITEES A L’ETRANGER
Victime d’abus sexuel, une femme malgache revient du Liban dans un état déplorable
11/08/2010(MADA.pro) Minah, une énième travailleuse malgache maltraitée au Liban, est revenue il y a quelques jours au pays, avec le strict minimum. Juste les habits qu'elle portait.
Selon l’Express de Madagascar, Minah présentait des symptômes de névrose, d’altération de la personnalité de troubles de l'humeur et de troubles graves du sommeil… Mais plus grave encore, le diagnostic de ses médecins est implacable. Elle souffre d'«une affection grave à l’appareil génital et à l’utérus», explique un médecin au service de neurologie de l'hôpital Befelatanana.
Dans son histoire, Minah a souffert plus que le martyre. Lors de ses moments d'apaisement, sa famille a pu lui soutirer quelques mots. « Elle a été vendue sexuellement par un individu, son patron. Nous ne savons si c'est la personne chez qui elle travaillait ou si c'est quelqu'un d'autre. Ce qui est sûr, c'est que ce dernier la donnait en pâture aux hommes et en tirait de l'argent. Elle aurait déjà subi des rapports collectifs », explique la sœur de Minah. Des traces de prise de drogues ont été révélées après les premières analyses. « À première vue, çà devait être de la drogue prise sous forme de piqûres, de cachets ou en poudre car, à part le mauvais traitement, les effets de la substance se font aussi sentir sur son état psychique », explique l'un des soignants.
Il faut dire que, en raison de l’existence de nombreuses travailleuses malgaches qui sont victimes de la maltraitance au Liban, les actions promises par le gouvernement sont en train de prendre forme. « Tous les nouveaux contrats pour des départs au Liban sont suspendus. Je ne les signe plus », a révélé la directrice de l'emploi et de la formation professionnelle.
Pour sa part, la présidente du SPDTS a déclaré en abordant la question des problèmes des travailleuses victimes de la maltraitance au Liban: « Le phénomène fait la une des journaux car quelques familles ont osé dénoncer la situation au Liban. Mais pour vous dire la vérité, le cas n’est pas le propre du Liban. Des victimes parties au Koweit commencent à se plaindre. Au Koweit, au Liban, à Maurice, aux Seychelles ou ailleurs, des hommes ou des femmes peuvent être victimes de traite. En tout cas, la meilleure solution consiste à rester au pays. S’il faut souffrir, il vaut mieux être à Madagascar qu’ailleurs ».
FAITS DIVERS
Pour lui soutirer le code de son coffre-fort, un commerçant chinois est torturé pendant plusieurs heures par quatre malfaiteurs
11/08/2010(MADA.pro) Un commerçant chinois a été torturé dimanche pendant plusieurs heures à son domicile, à Ankorondrano (Antananarivo), par quatre braqueurs afin d’obtenir le code du coffre-fort de ce dernier.
Armes blanches au poing, les intrus se sont Introduits dans la nuit du samedi vers deux heures du matin au domicile de la victime après avoir empoisonné le chien de garde et ligoté le gardien qui se trouvaient dans la cour. A l’intérieur, ils ont également ligoté le commerçant et sa femme. A la recherche du coffre-fort, ils ont mis toutes les pièces à sac. Tout en se restaurant tranquillement à plusieurs reprises.
Dans la journée du dimanche, les voleurs ont fini par découvrir la cachette du coffre-fort. Munis d'outils, ils se sont mis à le forcer, mais en vain. Du coup, ils s'en sont pris au commerçant chinois pour lui soutirer le code sous la torture. Au début, celui-ci est resté muet, mais dans l'après-midi, il a fini par céder. Le chef de bande lui a planté son sabre en pleine cuisse. Après avoir mis la main sur l'argent, les quatre bandits ont pris le large.
Après avoir réussi à défaire leurs liens, les victimes ont passé un coup de fil à l'ambassade de Chine. Sans tarder, les forces de police sont venues à la rescousse. Grièvement blessé, le commerçant chinois a été évacué sur un hôpital tananarivien.
Selon les enquêteurs, la somme dérobée s'élève à 16 millions d'ariary.
BIENFAITS DES PLANTES
La Pervenche de Madagascar au premier rang dans un tour d’horizon des stars de la pharmacopée mondiale
10/08/2010(MADA.pro) Sur plusieurs pages, le Figaro Magazine publie un guide très fourni des plantes qui font du bien. C’est que, plus de la moitié des médicaments utilisés dans le monde proviennent des plantes. Elles sont à l'origine de traitements couramment utilisés pour soigner des pathologies graves, tels les cancers, les maladies cardio-vasculaires, le paludisme... Mais gare aux amateurs: elles ne sont pas à prendre en automédication car souvent hautement toxiques.
Dans un tour d'horizon des stars de la pharmacopée mondiale avec les Editions Le Vidal, le magazine français cite en premier la « Pervenche de Madagascar » (Catharanthus roseus). Classée dans la rubrique intitulée «de petites fleurs pour de grands maux », celle-ci est utilisée pour le traitement des leucémies, des cancers du poumon, du sein, de la vessie.
Cette petite fleur délicate originaire de Madagascar recèle des myriades de molécules, dont la vinblastine utilisée pour soigner les leucémies et la vincristine destinée à traiter la maladie de Hodgkin. En 1972, l'équipe du Pr Pierre Potier, de l'Institut de chimie des substances naturelles du CNRS, met au point un procédé de synthèse de ces molécules et obtient ainsi la vinorelbine, qui traite les cancers bronchiques et les cancers du sein. Plus récemment, des chercheurs de l'université de Poitiers sont parvenus à synthétiser une autre molécule, la vinflunine, pour un nouveau traitement contre le cancer de la vessie. La pervenche de Madagascar ne peut s'employer telle quelle, ses propriétés antitumorales s'accompagnant d'une forte toxicité. En France, la coquette fait cependant la joie des jardiniers par sa faculté à fleurir dès qu'elle se trouve une place au soleil.
JEUX DE LA CJSOI
Les sportifs malgaches terminent à la première place et boycottent la cérémonie de clôture
09/08/2010(MADA.pro) Organisée à la Réunion, la 7e édition des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI) est terminée, après une semaine de compétitions.
A cette rencontre régionale, Madagascar termine en tête du classement des médailles. En effet, ses représentants ont remporté 58 médailles dont 25 en or, 24 en argent et 9 en bronze.
Pour manifester sa solidarité avec le ministre des Sports, Virapin Ramamonjisoa, à qui le visa d’entrée à la Réunion a été refusé par le Consulat de France, pour assister à la réunion des ministres de la CJSOI, la délégation malgache a boycotté la cérémonie de clôture des Jeux au Gymnase Héraclès de Champ fleuri. Elle a préféré se retrouver entre Malgaches dans la salle Candin de Sainte - Clotilde. A cet endroit, les sportifs ont fait la fête en compagnie des membres de la diaspora malgache à la Réunion.
FAITS DIVERS
Cambriolage à la résidence d’un ancien ministre qui est hautement sécurisée
09/08/2010(MADA.pro) Le domicile de l’ancien ministre de la Privatisation Horace Constant, a été cambriolé la semaine dernière à Ambohimanala Andoharanofotsy. Le cambriolage qui s’est déroulé en pleine nuit est l’œuvre de quatre hommes armés dont le chef était encagoulé.
La résidence est en apparence hautement sécurisée, vu qu’un agent de police chargé de la sécurisation des lieux, surveille l’endroit avec quatre chiens réputés très féroces. Cela n’a pas empêché les quatre intrus d’accomplir leur forfait, vu qu’ils ont appâté les canidés avec de la nourriture empoisonnée. Le poison a fait son effet presque instantanément, sans que le policier de garde s’en aperçoive. Par la suite, les bandits ont furtivement escaladé la clôture et ont enlevé une grille de protection. Ce dont ils ont réussi avec succès, si bien qu’une fois à l’intérieur, ils ont sorti quatre ordinateurs portables, des bijoux et deux armes à feu ( un fusil de chasse de calibre 12 et un « long rifle »).
Malgré leur agilité à agir dans le noir et par silence, l’un des occupants de la maison les a entendu et a donné l’alerte. Ce n’était qu’à cet instant que le policier s’est réveillé et s’est précipité pour intervenir. La première chose qu’il a faite a été de tirer en l’air, histoire d’intimider les assaillants, lesquels, se sentant découverts, se sont empressés d’évacuer les lieux avec leur butin. Les victimes les ont aperçus repartir en suivant le chemin qu’ils ont emprunté en entrant. La bande n’a pas peiné à sortir et a emprunté une petite ruelle avant de disparaître. Tout le monde aux alentours était déjà en alerte après le coup de feu du policier mais personne n’a osé sortir, permettant ainsi aux bandits de détaler sans avoir à utiliser leurs armes.
COUP D’ECLAT DE LA GENDARMERIE
Fin de cavale pour le gendarme incriminé pour le meurtre d'un Français à Mahajanga
06/08/2010(MADA.pro) Le gendarme principal de première classe Rabesalama, incriminé dans le meurtre de Jean Noël Sauvageot, un sexagénaire français, tué d'une balle à la tête dimanche après-midi, à Mahajanga, a été arrêté hier matin par ses pairs. En effet, il a été retrouvé par les gendarmes chargés de l’enquête dans une localité isolée non loin de Marovoay. II s'était réfugié chez une vieille femme.
La cavale de ce gendarme devenu meurtrier n’aura donc duré qu’un peu plus de 48 heures. Gardé après son arrestation dans un local de la gendarmerie de Mahajanga, ce dernier s’est évadé dans la nuit du lundi à mardi, dans des circonstances qui restent à éclaircir.
Grâce au point de presse donné hier par le général Randrianazary, secrétaire d’Etat à la gendarmerie , on connaît maintenant les circonstances de la mort de Jean Noël Sauvageot qui était un opérateur économique installé dans la cité des fleurs. Ainsi, Les Nouvelles rapportent que Jean Noël Sauvageot a quitté Mahajanga vers 10h le 1er août après qu’il ait reçu un appel téléphonique l’avisant du cambriolage de son domicile de Marosakoa. Qui plus est, les voleurs ont utilisé sa propre vedette pour transporter leur butin. Une fois à Marosakoa donc, Sauvageot s’est fait accompagner par un employé à bord de son yacht privé, le « Paprika », pour se lancer à la poursuite des malfaiteurs. Ils n’ont pas mis du temps à les rattraper et surprise, l’une des personnes à bord de la vedette était une vieille connaissance, le gendarme principal de première classe Rabesalama.
Ce dernier de saluer Sauvageot, annonçant qu’il venait d’interpeller les voleurs et qu’il était sur le point de les ramener sur la rive. Le défunt y a cru et a ordonné à son employé de chercher une corde dans la cale pour tirer la vedette. Entre-temps, craignant d’être dénoncé en voyant le propriétaire des objets volés, les complices du gendarme ont demandé à ce que le Français soit éliminé. Ce qui fut chose faite une fois sur le yacht quand le gendarme a lâchement abattu son « ami » qui l’a pourtant invité à y monter. Toutes ces circonstances se sont déroulées sous les yeux de l’employé, lequel est resté dans la cale en entendant le coup de feu. Il ne s’est manifesté que lorsque les bandits sont repartis avec la vedette en abandonnant le « Paprika « et son propriétaire. La première chose qu’il a faite a été alors de prendre le téléphone portable de Jean Noël Sauvageot pour aviser son épouse et les autorités compétentes, lesquelles n’ont pas tardé à venir avec un hélicoptère affrété par le consulat de France en vue du sauvetage mais il était déjà trop tard pour le ressortissant français.
La gendarmerie n’a pas tardé à se lancer à la poursuite du présumé assassin et ses complices, si bien qu’en fin d’après-midi, Rabesalama a été arrêté avec deux marins, lesquels ont été immédiatement placés en garde à vue où ils ont passé deux nuits sous la vigilance de trois gendarmes. Les deux marins ont été enfermés dans un violon, tandis que Rabesalama a eu un traitement spécial en ayant été menotté des mains et des pieds dans un bureau.
On ignore comment mais à l’aube le 3 août, Rabesalama s’est pour ainsi dire évaporé en emportant les menottes. Seules, celles reliant ses pieds à une table ont été trouvées sur place, déverrouillées. Et le SEG de déplorer autant de bévues de la part des gendarmes. Car selon lui, on aurait dû placer Rabesalama dans un violon, comme ses deux complices.
ACCORD POLITIQUE
Tous les partis en concertation vont se réunir avec le Président Andry Rajoelina à Iavoloha
05/08/2010(MADA.pro) Avant-hier, Andry Rajoelina avait menacé de prendre des « mesures draconiennes » contre une éventuelle tentative d'entrave du processus menant vers les élections. Il avait ciblé les formations politiques, au nombre d’une cinquantaine au sein de l'«espace de concertation », qui s'apprêtent à signer un accord politique de base prévoyant, s'il n'y a pas de changement de dernière minute, un gouvernement d'union nationale, la création d'une deuxième Chambre ou encore la mise sur pied du Comité national de réconciliation (CNR), et enfin, la prolongation de la Transition.
Moins de 24 heures plus tard, le Président de la Haute autorité de la transition (HAT) a convié les responsables des partis de l'«espace de concertation » à se réunir avec lui vendredi, au Palais d’Etat d’Iavoloha. La tenue de cette réunion est fortement médiatisée. La copie de l'invitation qui a été publiée dans la soirée par la Direction de la communication de la Présidence indique que la rencontre est organisée pour discuter le « cours de la vie nationale », sans plus.
Ainsi, Andry Rajoelina invite dare-dare les partis au sein de l'«espace de concertation » pour discuter après leur avoir brandi le bâton. Une réunion entre lui et les représentants de ce dernier, avait déjà été programmée hier, en début de soirée. Mais la décision de reporter et de médiatiser la rencontre a ensuite été prise pour prendre les devants du programme de signature de l'accord politique, annoncé pour aujourd'hui. Il faut néanmoins dire que l'une des conséquences de l'invitation du président de la HAT est le nouveau report de la cérémonie de signature du projet d'accord politique.
La rencontre de vendredi est qualifiée de capitale par la presse locale. Bien que, elle pose pas mal d’interrogations. Ainsi, L’Express de Madagascar écrit ce matin : « À quoi joue Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT)? L'homme fort de la transition convoque les formations politiques de l'« espace de concertation » pour discuter avec lui , alors qu'il vient de brandir la menace des « mesures draconiennes » contre le processus mené par ces derniers, la veille ». Et d’ajouter : « Pour l'instant, il est difficile de connaître les raisons de cette pirouette (…). Le flou autour de la situation provoque une ambiance particulière dans les états-majors politiques. Les membres de l'«espace de concertation » affichent la prudence et évitent de se prononcer sur les rebondissements de la situation. Les quelques personnalités politiques contactées préfèrent s'abstenir de tout commentaire sur la prise de position de Andry Rajoelina. Mais les choses pourront s'accélérer dans les heures à venir, pour imprimer la vraie tendance de l'évolution de la situation ».
Dans le contexte actuel, le groupement de la société civile veut pour sa part afficher une sérénité sans faille, après la déclaration d’Andry Rajoelina. Un membre influent de la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC) a indiqué hier que l'annonce de l'homme fort de la transition s'adresse aux partis au sein de l'« espace de concertation ». « Nous ne nous sentons pas concerné, a-t-il précisé. C’est que, nous ne sommes pas là pour orienter les aspirations des gens concernant les affaires nationales. Nous les aidons seulement à les exprimer. Et c'est tout».
Certes, la mise en garde du président de la HAT s'adresse aux partis. Mais, les observateurs estiment que, le cas échéant, elle pourrait toucher d'une manière indirecte la société civile qui organise actuellement le dialogue national à tous les niveaux, afin de pouvoir trouver une sortie à la crise sociopolitique qui perdure. Il n'est pas exclu de conclure à l'issue du processus , une aspiration allant dans le sens de la prolongation de la transition ou encore la création d'autres institutions.
JEUX DE LA CJSOI
Deux ministres malgaches se voient refuser leur demande de visa au consulat de France
05/08/2010(MADA.pro) Deux ministres malgaches, en l’occurrence Virapin Ramamonjisoa (Sports) et Serge Ranaivo (Jeunesse et Loisirs) , étaient prévus pour diriger la forte délégation des jeunes malgaches qui allaient participer aux 7e Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l'Océan Indien (CJSOI) à la Réunion. Mais, ils n’ont pas pu se rendre à cette manifestation sportive régionale. C’est que, le Consulat de France à Antananarivo n’a pas octroyé aux deux membres du gouvernement le visa leur permettant d’aller dans cette île française voisine.
Expliquant ce refus, le directeur départemental de la Jeunesse et des Sports de la Réunion, Régis Bertogli, a déclaré au site réunionnais Zinfos974 : « Aucun ministre du gouvernement de transition de Madagascar n'a été invité à l'occasion des jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l'Océan Indien ».
« Ils ne sont pas là. Ils n'ont pas obtenu de visa, tout comme l'exige la sanction émise par l'Union Africaine, qui considère que l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina n'a pas été faite de manière démocratique » souligne pour sa part l’article de Karine Maillot du Zinfos974, concernant le cas du dossier des deux ministres malgaches.





