madamag

A la une

  • Chissano

    L'ancien président mozambicain Chissano

    SORTIE DE CRISE

    Le Président Andry Rajoelina met en garde contre toute solution envisageant la prolongation de la transition

    04/08/2010

    (MADA.pro) Dans un communiqué publié hier par la présidence de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina souligne qu’il ne cautionnera pas un accord de sortie de crise débouchant sur la prolongation de la transition. «Des mesures draconiennes seront incessamment prises conjointement par la Présidence, la Haute autorité de la transition et le gouvernement pour qu’une telle éventualité n’aille pas entraver le processus actuellement mené dans le but de tenir des élections libres, transparentes et démocratiques », précise ledit communiqué.

    Cette mise au point intervient au moment où une cinquantaine de partis politiques réunis en conclave à Ambohidahy afin de trouver une issue à la crise politique, envisagent la mise en place d’une « transition-bis » qui remplacerait l’actuelle.

    VIE ESTUDIANTINE

    Grèves : statu quo au campus d’Ambohitsaina et à l’Ecole polytechnique de Votonvorona

    04/08/2010

    (MADA.pro) Petit à petit, le mouvement de grèves s’étend au sein des établissements universitaires de la capitale. .C’est que, le Campus d’Ambohitsaina est fermé depuis quelques jours à la suite de la grève des membres du personnel administratif et technique de l’Université d’Antananarivo. Motif du mouvement : ces derniers n’ont pas encore perçu leur salaire, attendu depuis maintenant près de dix jours. Depuis lundi, la revendication des grévistes est appuyée par les étudiants qui, pour leur part, n’ont pas pu percevoir leurs bourses en raison de la fermeture des bureaux administratifs.

    Comme on le sait, la Présidence de l’Université d’Antananarivo a indiqué qu’elle n’arrive plus à régler les salaires du personnel administratif et technique en raison du non paiement de la subvention financière qui devait lui être octroyée par l’Etat. De son côté, Athanase Tongavelo, ministre de l’Enseignement supérieur, a indiqué que la situation actuelle est due au fait que le gouvernement est en train de lutter contre la gabegie dans les milieux universitaires. Selon lui, le conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo n’aurait pas rendu compte de ses fonctions depuis 2005. « Malgré tout, a-t-il précisé, le ministère et le gouvernement qui sont soucieux de l’intérêt des étudiants, ont continué à venir au chevet de cette université mais que dans la logique, une telle situation n’aurait pu être admise ». Par ailleurs, Athanase Tongavelo a ajouté que parmi les 1700 agents de l’université tananarivienne, il y aurait 500 fonctionnaires fantômes. Quoi qu’il en soit, il a déclaré que le gouvernement est en train de régler cette affaire et que les salaires seront payés sous peu.

    De leur côté, les étudiants de l’Ecole polytechnique de Vontovorona attendent eux aussi que le problème de leurs enseignants soit résolu pour reprendre le chemin des amphis et des examens. Rappelons que les enseignants de cet établissement supérieur sont en grève depuis plusieurs semaines. Ils entendent poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que leurs heures complémentaires soient payées. Les examens de l’Ecole polytechnique sont ainsi suspendus à la résolution de ce problème.

    Evoquant ledit problème, le ministre Athnase Tongavelo vient de’ préciser que son département n’a pas pu jusqu’ici le résoudre car les enseignants de Votonvorona n’ont pas encore déposé les pièces justificatives des 1800 heures ou 900 heures complémentaires qui leurs auraient été demandées pour vérification. En d’autres termes, le ministère de l’Enseignement supérieur ne pourrait pas procéder au moindre paiement tant que ces pièces justificatives ne seraient pas entre ses mains.

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS

    Destruction de neuf tonnes de produits périmés dans la capitale

    04/08/2010

    (MADA.pro) Le ministère du Commerce a procédé hier à la destruction de neuf tonnes de produits périmés à Ambohitrantenaina-Imerintsiatosika où un emplacement à cet effet a été aménagé. Les marchandises qui ont été brûlées à cette occasion étaient saisies dans la ville d'Antananarivo et ses environs.

    Selon le directeur général du commerce intérieur, les destructions ont pu être effectuées grâce au contrôle des produits écoulés sur le marché intérieur. Et également, à la suite du partenariat du ministère du Commerce et des opérateurs économiques. C’est que, la moitié des produits détruits sont issus des opérateurs eux-mêmes qui avaient volontairement déclaré l'existence de ces marchandises avariées dans leurs magasins.

    Ces derniers temps, d’autres régions de Madagascar telles que Analanjirofo et Sava ont déjà procédé à la destruction des marchandises dégradées qui sont susceptibles de mettre en danger la santé des consommateurs.

    AUDIOVISUEL

    Attaque en règle contre la « délivrance sauvage » d’agréments de radio et de télévision privées par le ministère de la Commnication

    03/08/2010

    (MADA.pro) La libéralisation du secteur de la communication audiovisuelle a été adoptée en 1992 à Madagascar. Dix-sept ans après, un rapport officiel daté du 29 juillet dernier, a dévoilé que Madagascar compte 419 stations de radio et de télévision privées. Ce document a en outre indiqué que « avant la Transition, on a recensé 201 radios et 41 télévisions agréées légalement. Depuis la Transition, on a recensé 177 radios et télévisions en cours de régularisation ». Ces 177 radios et télévisions sont réparties comme suit quant à leur situation légale : « 51 ont reçu un avis favorable de création ; 121 dossiers sont en cours d’études et 2 agréments définitifs octroyés ».

    Fervents défenseurs de la liberté de presse, les quotidiens locaux s’insurgent pourtant contre cette situation. Ainsi La Vérité estime que des responsables étatiques ont délivré, comme des petits pains, tant des avis favorables de création de stations audiovisuelles privées que des agréments définitifs. « En d’autres termes, précise la publication, le régime transitoire a perpétré une délivrance sauvage tant d’avis favorables pour la création de stations audiovisuelles que d’agréments définitifs même. Grave ! ». Et le journal d’ajouter : « Un simple calcul arithmétique dévoile que, avant 2009, le pays accouchait, en moyenne, de 15 stations audiovisuelles privées par an. C’est – à – dire, un peu plus d’une station par mois. Mais en 16 mois seulement d’existence, le régime transitoire a accouché de 51 avis favorables pour la création de stations privées de radio et de télévision et 11 agréments définitifs d’exploitation de ce genre d’outils de communication. En moyenne, l’actuel régime transitoire a pour ainsi dire délivré des autorisations officielles au rythme d’un peu moins de 4 par mois ».

    La Vérité a par ailleurs indiqué que, en quelques semaines de présence à la tête de son département, l’actuel ministre de la Communication a délivré 32 avis favorables, une autorisation provisoire et 11 agréments définitifs – dont 9 en ex - provinces – pour des stations audiovisuelles privées. « Plus grave encore, souligne le quotidien, deux agréments définitifs pour l’exploitation de radio privée à Antananarivo ont été délivrés par le nouveau ministre à la date du 14 juillet dernier, alors que, jusqu’à preuve du contraire, un arrêté interministériel a fait valoir de plus officiellement que, dans la Capitale, l’octroi desdits agréments définitifs doit se faire par appel d’offres. Ceci, dans la mesure où un nombre pléthorique de radios privées inonde déjà la ville d’Antananarivo. En clair, le ministère de la Communication a superbement ignoré ce texte réglementaire pour donner satisfaction, dans des conditions qui méritent des enquêtes judiciaires approfondies, à leurs propriétaires ».

    FUSILLADE EN HAUTE MER

    Un Français abattu dans son bateau à Mahajanga

    03/08/2010

    (MADA.pro) Jean Sauvageot. Tel est le nom d’un sexagénaire français qui a été tué sur le coup lors de l'attaque perpétrée dimanche, aux alentours de 13 heures, dans son bateau. Les faits se sont déroulés en haute mer, à hauteur d’Antsahanitia Mahajanga.

    La victime se trouvait avec un accompagnateur, à bord de son bateau de plaisance lorsqu'un autre yacht les a abordés. Sans crier gare, une escouade d'hommes armés les ont arrosés de projectiles. Après avoir vidé leurs chargeurs, les assaillants ont pris le large. Ils ont laissé la vie sauve à l'homme qui accompagnait le ressortissant français. Celui-ci s'en était sorti avec plus de peur que de mal. D'emblée il a passé un coup de fil à l'épouse du sexagénaire. Sans tarder, cette dernière a alerté le consulat de France qui, dans la foulée a alerté les forces de gendarmerie.

    Les enquêtes menées par des éléments de la brigade mobile ont permis d’arrêter trois suspects. Actuellement, ces derniers sont en garde à vue à Mahajanga. Au moment de leur arrestation, ils avaient sur eux un fusil et 16 cartouches. Sur les lieux du crime, les enquêteurs ont mis la main sur des douilles, provenant de balles de fusil Kalachnikov. L’un des présumés meurtriers est un gendarme.

    Les correspondants régionaux de l’Express de Madagascar indiquent ce matin que « la thèse d'un meurtre avec préméditation pourrait bien tenir la route car de visu, les malfaiteurs ont pris d'assaut le bateau de l'étranger pour le tuer ». Jusqu'ici, d'éventuels objets de valeur qui auraient pu être dérobés sur le Français n'ont pas encore été signalés. De ce fait, le vol n'est pas le mobile privilégié dans cet assassinat, du moins jusqu'à hier.

    CONTREFACON DE PRODUITS LOCAUX

    Des cigarettes « Good Look », contrefaites en Chine, sont déversées sur le marché malgache

    02/08/2010

    (MADA.pro) Les cigarettes « Good Look » sont produites dans la Grande Ile par Imperial Tobacco Madagascar. Mais, selon Vola Razafindramiandra, directeur général des douanes, des cigarettes contrefaites de marque « Good Look » en provenance de Chine sont actuellement mises sur le circuit de distribution locale.

    Devant cet état de chose, les services compétents ont agi avec célérité. Ainsi, des cigarettes contrefaites ont été saisies chez des grossistes à Antsirabe et à Toamasina. Il s’agit de 217 cartons soit 10 850 cartouches, 100 800 paquets et 2 170 000 tiges dont 146 à Toamasina et 73 à Antsirabe. Ayant franchis les contrôles douaniers, elles ont été déclarées comme des sandales et se vendent à 18 000 Ariary la cartouche, contre 18 800 Ariary pour la vraie marque.

    Dominique Razaka Rafenomanana, directeur général du commerce intérieur, indique par ailleurs que les services de douanes en partenariat avec le ministère du Commerce vont procéder à la saisie de ces produits au niveau des détaillants. Dans tous les cas, tous les produits saisis seront détruits.

    En amont, les services douaniers rectifient leurs tirs. Désormais, toutes les marchandises en provenance de Chine, quelles que soient leurs natures, seront soumises à des contrôles très stricts. Le directeur général a aussi invité les propriétaires des marques à apporter leurs contributions en fournissant des informations.

    Jean-Claude Starczan, administrateur-directeur général de l'Imperial Tobacco Madagascar a souligné que cette situation est l'une des conséquences de la hausse des prix des cigarettes due au renchérissement des taxes sur le produit. Il a annoncé que des campagnes d'information seront lancées au niveau des consommateurs et des distributeurs.

    A noter, qu’outre les cigarettes «Good Look », de nombreux produits contrefaits ont pu traverser nos frontières. Citons entre autres les cigarettes « Boston » en 2004. Les marques de pâte dentifrice «Colgate» et de stylo «Bic» en ont été également les victimes. Afin de pallier le problème, 50 agents douaniers ont suivi cette semaine une formation sur la contrefaçon initiée par l'Organisation mondiale des douanes. L'objectif étant de renforcer la lutte contre ce fléau.

    DECISION DU CONSEIL DES MINISTRES

    L’Etat prêt à affréter un Boeing pour rapatrier les travailleuses malgaches en difficulté au Liban

    30/07/2010

    (MADA.pro) Au sommet de l’Etat, on s’intéresse enfin au sort des jeunes femmes malgaches qui sont parties travailler au Liban. C’est que, le conseil des ministres qui s'est déroulé le 28 juillet, a qualifié de «réseau mafieux et de traite de femmes malgaches », le système de recrutement qui envoie ces dernières au pays des cèdres. Selon les informations recueillies par la presse locale, sur 3 000 jeunes femmes malgaches dûment envoyées au Liban, seules 300 d’entre elles trouvent emploi comme gens de maison. Le reste s’égaille dans la nature…

    Il a été annoncé à l’issue du conseil des ministres que l'Etat est prêt à affréter un Boeing pour faire rapatrier les femmes malgaches au Liban qui veulent rentrer au pays, d’ici trois semaines.

    L’ordre a en outre été donné au ministère concerné de créer une Cellule opérationnelle dans les plus brefs délais. Celle-ci aura pour tâche de compiler tous les dossiers de preuves utiles et nécessaires et de porter plainte sur le plan pénal contre les employeurs libanais qui ont occasionné la mort de femmes malgaches sous leur autorité. Pour ce faire, l'Etat est prêt à engager des avocats afin de défendre les intérêts des familles de ces femmes malgaches décédées.

    Par ailleurs, à la suite d’une mission menée par son département au Liban et qui touche les conditions de vie et de travail des employées malgaches envoyées dans ce pays, la ministre de la Fonction publique, du Travail et des Lois sociales, a indiqué qu'un projet de texte vient d'être bouclé au Liban, suite à la coopération bilatérale menée à cet effet, pour encadrer et défendre les intérêts des femmes malgaches envoyées dans ce pays.

    Dernière décision prise et non des moindres : le Président de la Haute Autorité de la Transition a donné consigne formelle pour que des mesures drastiques soient prises à Madagascar pour démanteler le réseau mafieux de traite de femmes malgaches qui ont été envoyées au Liban. En fait, il a été révélé que, en dépit de la décision de suspension d'envoi de femmes malgaches au Liban, des centaines de descendantes d'Eve de la Grande Ile viennent encore de débarquer dans ce pays, par le truchement d'un réseau mafieux.

    TRAFIC

    Les premiers noms des trafiquants de bois de rose sont dévoilés

    30/07/2010

    (MADA.pro) Suite à la demande du Président Andry Rajoelina, lors de son entretien radiotélévisé de dimanche, de publier des noms sur le trafic de bois de rose, le ministre de l'Environnement, le général Herilanto Raveloharison, a rapporté hier les premiers renseignements à ce sujet. Et ce, au cours d’une conférence de presse.

    Ainsi, les journalistes ont pu apprendre que plusieurs rondins de bois de rose illicites ont été appréhendés durant les deux derniers mois. Sur une dizaine de cas, trois des auteurs sont en liberté provisoire. Selon le rapport ministériel, c'est celui de Mamizara, propriétaire d'une dizaine de rondins saisie dans la région Atsinanana, de Botofeno Thierry, concernant les 300 tonnes saisies dans la région Sava et de sept propriétaires sur le lot de 20 tonnes à Mananara.

    Pour les autres infractions, les enquêtes sont en cours auprès des tribunaux. Sur cette liste figurent, 52 tonnes de bois saisis dans la région Atsinanana le 29 juin, 52 rondins semi-travaillés de la société Miaraka, le contenu de trois camions appréhendés le 4 juillet, 112 rondins saisis le 12 juillet, le lot transporté par trois autres camions arrêtés le 23 juillet, 58 rondins pris il ya deux semaines ainsi que les 300 tonnes saisies aux Comores. En ce qui concerne cette dernière, l'exportateur est déjà connu, le capitaine du bateau, chargé du transport est sous mandat de dépôt, tandis que son propriétaire a pris la fuite à la Réunion.

    Notons par ailleurs que la direction générale de l’Environnement a officiellement recensé un stock de plus de 16 000 tonnes de bois de rose à Madagascar actuellement . Pour ce qui est de ces stocks inventoriés, il existe 89 550 rondins, soit 16 304 tonnes et 206 tonnes de plaquettes dans la SAVA , 7 853 rondins dans l'Analajirofo.

    La même source indique en outre que 23 opérateurs ont été agréés et 543 containers de bois de rose, soit l'équivalent de 10 596 tonnes, ont légalement été exportés dans le cadre de l'arrêté interministériel du 21 septembre 2009.

    MOUVEMENT DIPLOMATIQUE

    Les ambassadeurs pro-Ravalomanana sont rappelés à rentrer au pays dans le cadre d’une politique d'austérité

    29/07/2010

    (MADA.pro) L’ambassadeur de Madagascar à Maurice, Bruno Ranarivelo, a été rappelé à rentrer au pays. Son collaborateur Richard Via le remplacera en tant que chargé d'affaires. D’autres ambassadeurs se trouveraient également dans le collimateur du gouvernement. Il s'agit, entre autres, de Jean Pierre Andriamihaingo, de Denis Andriamandroso, de Jean Pierre Rakotoarivony, de Narisoa Rajaonarivony ou encore d'Alphonse Ralison, en poste respectivement en Italie, en Afrique du Sud et Addis-Abeba, en France et en Allemagne.

    Ces diplomates ont la particularité d’être des proches de l'ancien président Marc Ravalomanana. Selon un communiqué de la présidence de la Haute autorité de la transition, l'initiative gouvernementale touche le limogeage de plusieurs ambassadeurs « qui n'agissent pas dans le sens de la défense des intérêts de Madagascar dans les pays où ils sont en fonction».

    Par ailleurs, il semble que ce mouvement diplomatique serait également dicté par le souci du gouvernement de procéder à la réduction des dépenses consacrées à certaines ambassades. Et ce, dans le cadre, de la politique d’austérité qui est aussi de mise au niveau des représentations diplomatiques malgaches à l’étranger. En fait, les rappels des ambassadeurs et leur remplacement par leurs premiers conseillers qui deviennent à cette occasion des chargés d’affaires, permettront de réduire le budget alloué dans les représentations diplomatiques. Le salaire d'un ambassadeur est de l'ordre de 500 000 dollars par an.

    DEBUT DES DIALOGUES PRELIMINAIRES

    Les organisateurs insistent sur leur neutralité dans la démarche de collecte d’idées auprès des districts

    29/07/2010

    (MADA.pro) Ouverts officiellement hier, les dialogues préliminaires dits « Dinika santatra » commenceront aujourd’hui et se termineront le 31 juillet, au niveau des quelque 119 districts.

    Réunis au Palais des sports pour la séance inaugurale, les 750 participants de la ville d'Antananarivo ont entendu le président des Raiamandreny mijoro, en l’occurrence le pasteur Paul Ramino, vouloir lever le doute sur la neutralité des organisateurs des dialogues préliminaires. Dans son discours celui-ci a soulevé que la présente démarche de collecte d'idées auprès des districts est financée par l'État. Cela ne signifie pas pour autant que le pouvoir influe sur les résultats du processus. «C'est plutôt l'argent du peuple qui est utilisé dans son propre intérêt », a-t-il précisé.

    Aucun dirigeant du régime n'était aperçu à Mahamasina, sans doute pour éviter toute éventuelle suspicion de connotation politique à l'organisation. Le président de la Haute autorité de la transition s'est cependant fait représenter par son directeur de cabinet Zazah Ramandimbiarison. La présence du chef de la région Analamanga, Mananjara Randriambololona, y a été aussi remarquée.

    Les travaux des participants porteront notamment sur six thèmes principaux : les structures et la gestion de la Transition, la Constitution et les systèmes de contrôle des gouvernants, la réconciliation nationale et l’amnistie, les affaires nationales et le pacte social, le code électoral et les élections, les problèmes sociaux, économiques et culturels.

    Réunis hier dans l'enceinte du Magro de Behoririka, les partisans de Marc Ravalomanana ont pour leur part manifesté leur contestation contre les dialogues préliminaires. Il y a quelques jours, ils ont indiqué que des « actions » seraient en gestation pour contester et protester contre la tenue des « dinika santatra ». Aussi, le patron de l'EMMO/FAR, le colonel Richard Ravalomanana , a-t-il déjà mis en garde ceux qui seraient tentés de contrecarrer le bon déroulement de ces consultations.

    MEDIATION ETRANGERE

    Chissano accorde quelques longueurs d'avance à la «solution malgacho-malgache » pour résoudre la crise politique à Madagascar

    28/07/2010

    (MADA.pro) Joaquim Chissano, médiateur de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a quitté hier Madagascar. Faisant le bilan des six jours qu’il a passés dans la capitale, il a apporté un accent particulier sur le processus du dialogue national en cours, organisé par les sociétés civiles, qu'il souhaite le plus large possible. Il indique la nécessité d'ouverture des débats et davantage de sensibilités afin de garantir le principe d'inclusivité. « Nous encourageons l'ouverture que nous avons trouvée pour recevoir d'autres sensibilités et pour permettre qu'il y ait le plus de participations possibles dans le processus et surtout l'ouverture pour les questions à discuter ». Ainsi, il semble vouloir lancer un appel de pied pour améliorer certains aspects, concernant le dialogue national en preparation.

    Par ailleurs, le médiateur de la SADC a affirmé partir avec une note de satisfaction, quant à la position d’Andry Rajoelina. Il a eu l'assurance de la part de l'homme fort de la transition, d'accepter tous les résultats de la conférence nationale.

    L'ancien président mozambicain est venu tâter le terrain, trois mois après l'échec de la rencontre des chefs de file des mouvances à Pretoria, en Afrique du Sud. Il avait indiqué l'objectif de sa mission, à savoir « l'évaluation des forces actuelles, le recueil de toutes les informations pour déterminer quelle est la meilleure manière qui permet au médiateur d'aider à trouver la solution ». Au terme de son séjour, il semble accorder quelques longueurs d'avance à la «solution malgacho-malgache » initiée par la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC).

    Visiblement, le langage de Joaquim Chissano a changé. Il est disposé à appuyer le dialogue national. Alors que jusqu’ici, il avait toujours insisté sur l’application des accords de Maputo et d'Addis-Abeba. A l’instar de la Communauté de développement de l'Afrique australe qui l’a envoyé à Antananarivo. La SADEC suivra-t-elle le penchant prononcé actuellement par son médiateur pour la résolution de la crise malgache ? On le saura après la réunion de cette organisation régionale le 18 août prochain.

    ASSAINISSEMENT

    Fermeture de pharmacies en infraction

    28/07/2010

    (MADA.pro) Suite à une décision de justice, la pharmacie d’Itaosy, dans la banlieue de la capitale, a été fermée définitivement. C’est que, son propriétaire a été poursuivie simultanément par le ministère de la Santé publique (pour usage de faux diplôme) et l’Ordre des pharmaciens ou OPM (pour exercice illégal de la profession de pharmacienne). L’Agence des médicaments précise que l’arrêté d’abrogation ordonnant la fermeture de cette officine est déjà sorti en 2007. Profitant du contexte de crise en 2009, la propriétaire a rouvert la pharmacie et a une nouvelle fois été traduite en Justice. La décision judiciaire qui vient d’être prise, a ordonné la mise sous scellés de la pharmacie, tandis que celle relative à la plainte de l’OPM est attendue pour le 6 août prochain.

    La même agence rassure que la population d’Itaosy ne sera pas pour autant à court d’approvisionnement en médicaments. La pharmacie Estelle, indique-t-on, va rouvrir ses portes. Cela n’ayant pas été possible au moment de l’exercice de la pharmacie d’Itaosy pour des raisons de proximité. A titre d’information, la demande d’autorisation pour l’ouverture d’une pharmacie doit notamment passer par le bureau de l’OPM qui délivre l’attestation d’inscription.

    Notons que d’autres officines ont également été sanctionnées de fermeture ces derniers temps à Mahazo, Manjakandriana et Ambanja.

    FAITS DIVERS

    Un pasteur pique une crise de folie et tabasse à mort sa mère avec un pilon

    28/07/2010

    (MADA.pro) Suite à une dispute, un jeune pasteur de 36 ans s’est emparé d’un pilon pour battre à mort sa mère, âgée d’environ 70 ans. Le fait s’est déroulé samedi matin à Ambohibao Antehiroka.

    Selon le petit-fils de la victime, âgé de 13 ans, qui était le témoin oculaire de cet acte inhumain, sa grand-mère s’est agenouillée devant son bourreau de fils en le suppliant de l’épargner. Mais, celui-ci n’a, semble-t-il, voulu rien savoir. Il lui a infligé un violent coup à la tête. Avec les années qui pèsent, la victime s’est effondrée sur le parquet après avoir encaissé le coup de pilon. Son fils n’en avait pas encore fini. Alors qu’elle agonisait, il a continué à la battre.

    Le jeune témoin qui venait à peine de se réveiller, saute de son lit. En le voyant s’approcher de la vieille femme, gisant, inconsciente au milieu de la pièce, le pasteur fou s’acharne sur lui avec le pilon. Il lui a broyé une jambe d’un coup sec. Désemparé, le jeune garçon arrive tant bien que mal à s’échapper par la porte en boitant. Sans attendre, il a appelé du secours. Deux hommes sont venus à la rescousse. Ils ont dû rebrousser chemin lorsque le pasteur, menaçant, a lancé d’un ton fielleux qu'il leur réservait le même sort.

    Terrifiés, les deux individus ont alerté les voisins qui se sont d’emblée ruer sur place. Sur le qui-vive, le pasteur se jette sur un homme qui se trouvait dans les rangs du fokonolona. Dès qu’il a baissé la garde, les individus venus sur les lieux l’ont neutralisé. Solidement attaché, le fou furieux est embarqué au poste de gendarmerie d’Ambohibao.

    Selon ses proches, le pasteur souffre de troubles psychologiques depuis quelques années. En raison de ses maladies mentales, il vit avec sa mère, tout en suivant des soins. Aux dernières nouvelles, L’Express de Madagascar qui rapporte également ces faits dans ses colonnes, l’homme d’église a été conduit à l’hôpital psychiatrique d’Anjanamasina pour suivre des examens afin de vérifier s'il est vraiment en état de démence.

    CONSULTATIONS DU MEDIATEUR CHISSANO

    L’initiative de la société civile d’organiser un dialogue national au cœur du débat

    27/07/2010

    (MADA.pro) Joaquim Chissano, le médiateur de la crise politique malgache, a confirmé, au cours de son audience avec le Premier ministre, le général Camille Vital, au Palais de Mahazoarivo, qu'il était venu pour offrir ses services afin d'aider le processus dirigé par les Malgaches eux-mêmes. Il a toutefois estimé que la Communauté internationale ne doit pas être écartée du processus. L’ancien président mozambicain a exprimé le souhait d'une concertation avec celle-ci, quand bien même l'initiative serait-elle malgacho-malgache. Pour lui, Madagascar ne doit pas rester isolé du monde.

    Dans cette perspective, Joaquim Chissano continue à rencontrer les différentes forces politiques et civiles de la Grande Ile, Samedi, il a reçu à l'hôtel Colbert les délégations des mouvances des trois anciens présidents. Dimanche, ce sont les partis politiques et les organisations de la société civile qu'il a rencontrés au même endroit.

    Hier, ce sont les dirigeants du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM), dirigés par son président Mgr Samoela Jaona Ranarivelo ,que le médiateur a reçu au Carlton. Ainsi que le ministre des Forces armées, le général Lucien Rakotoarimasy, le secrétaire d'État à la gendarmerie, le général Andrianazary, et enfin, l'ancien Premier ministre Eugène Mangalaza

    L'initiative des organisations de la société civile d’organiser une conférence nationale a été au cœur des discussions de Joaquim Chissano avec les différentes forces vives du pays. Ainsi, celui-ci semble s'être fait une certaine appréciation de la situation. Mais à ce sujet, l’on n’en saura plus qu’à la fin du séjour de ce médiateur.

    Du côté du gouvernement, des signes de bonne volonté, sont brandis. Ainsi, le Premier ministre a donné quelques garanties d'indépendance et a confirmé la volonté du gouvernement à ne pas s'immiscer dans l'organisation du dialogue national. L'État ne semble donc pas vouloir solliciter la communauté internationale, mais en laisse le soin à la société civile. Il irait même jusqu'à ne pas financer la rencontre, contrairement à ce qu'avait promis le président de la Haute autorité de la transition (HAT) au départ.

    Quant au président Rajoelina qui n’a pas encore reçu Joaquim Chissano au cinquième jour de son séjour en terre malgache, il a été clair lors de son intervention télévisée de dimanche soir: « Il existe certaines velléités à dresser des pièges en reportant les élections, a-t-il notamment dit. Mais, ces dernières doivent se tenir le plus tôt possible ». Et le premier malgache d’ajouter par ailleurs: « Je n’accepterai jamais que la démarche entreprise par le CNOSC aboutisse à la création d'une nouvelle structure de transition».

    PRECISION

    Andry Rajoelina : « L’affaire du DAF de la Présidence de la HAT n’est pas un détournement de fonds »

    26/07/2010

    (MADA.pro) L’affaire a fait beaucoup de bruit : des détournements de fonds d’une valeur totale de 7,5 milliards de Fmg ont été découverts à la présidence de la Haute autorité de la transition (HAT). Du moins, de fortes présomptions de vol ont conduit au limogeage du directeur administratif et financier (DAF) de la présidence, Yves Dafy.

    En raison de cette affaire, Yves Dafy et Haja Resampa, ont été convoqués au siège du Bianco à la villa «La Piscine». Mais, ce dernier était, semble-t-il, entendu dans le cadre de l’enquête en tant que plaignant. La plainte ayant conduit le Bianco à mener son enquête a été initiée par Haja Resampa. Supérieur direct du directeur administratif et financier incriminé, celui-ci aurait donc réagi devant les anomalies.

    Evoquant cette affaire lors de son intervention télévisée d’hier soir, le Président Andry Rajoelina a déclaré : « Ce n’est pas un détournement de fonds ! ». Il a en outre précisé que depuis plus d’un mois, l’Inspection d’Etat effectue, à sa demande, un audit auprès des services officiels. Et ce, en commençant par la Présidence de la HAT.

    OPPOSITION

    Les modérés du parti de l’ex-président Ravalomanana se positionnent sur l’échiquier politique

    26/07/2010

    (MADA.pro) « Raharinaivo Andrianantoandro: leader légitime du TIM ? ». C’est ainsi que La Gazette de la Grande Ile titre un article consacré à l’un des chefs de la mouvance Ravalomanana. Alors que cet homme politique de l’opposition a récemment perdu son titre de porte-parole du Tiako i Madagasikara (TIM), le parti fondé par le précédent chef de l’Etat.

    La publication a titré ainsi car Raharinaivo Andrianatoandro a déclaré: «Actuellement, je suis le seul membre du bureau politique du TIM qui continue à être actif dans l’arène politique. J’ai été désigné à ce poste lors de notre dernier congrès le 21 mai 2008. Il existe aussi un représentant des jeunes et une autre des femmes, mais on ne les voit plus ». La Gazette estime donc que Raharinaivo Andrianatoandro démontre ainsi qu’il est le chef légitime et même légal de l’ancien parti gouvernemental, en l’absence du président Yvon Randriasandratriniony qui a disparu de la circulation.

    Le journal considère Raharinaivo Andrianantoandro comme le plus modéré des ténors du TIM, et sur l’un desquels repose l’espoir d’une rapide solution consensuelle de sortie de crise, en raison de son ouverture d’esprit. Il est mis en opposition à Fetison Rakoto Andrianirina, le chef de l’aile dure du TIM

    Raharinaivo Andrianantoandro s'est retrouvé vendredi parmi les leaders des formations politiques de différentes tendances qui manœuvrent pour casser l'image des quatre mouvances et s'affirment comme étant un élement incontournable de résolution de la crise. A cette occasion, il a indiqué : « Il est vrai que le TIM est divisé en deux courants : les modérés et les extrémistes. Les premiers sont prêts à discuter pour trouver rapidement une solution à la crise, tandis que les seconds exigent l’application coûte que coûte des accords de Maputo et d’Addis-Abeba ». On sait que Fetison Rakoto Andrianirina, le chef de cette aile dure du TIM, a accepté de prendre part à un dialogue malgacho-malgache tout en posant néanmoins des préalables difficilement réalisables, tels que la présence effective des chefs de file que sont Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka, et en faisant des accords de Maputo et d’Addis-Abeba la base des discussions. Ce qui est, et Raharinaivo Andrianantoandro l’a concédé, irréaliste et dépassé par les événements.

    Selon lui, la majorité des élus TIM, parlementaires et maires et aussi les présidents des fokontany d’antan sont derrière lui. Ces derniers sont fatigués de l’interminable bras de fer qui oppose les trois mouvances qui ne jurent que par Maputo et Addis-Abeba, et Andry Rajoelina qui se complaît dans son unilatéralisme. « Recherchons donc une solution conforme à l’intérêt supérieur de la nation, en pensant à la détresse de la population et en faisant fi de nos ambitions politiques », tel est le nouveau concept défendu par ce que La gazette qualifie de « TIM éclairés ». Et selon l’ancien porte-parole de ce parti, ces derniers constituent également l’écrasante majorité des membres.

Imprimer Retour

pub

 

pub

 

pub

 

pub