-
MEDIATION DE SORTIE DE CRISE
Joaquim Chissano : « Je ne me focalise pas sur les accords passés. Mais, on ne repart pas à zéro…
23/07/2010(MADA.pro) Joaquim Chissano, médiateur en particulier de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) afin de mettre fin à la crise malgache, se trouve pour la énième fois à Madagascar depuis hier. Et ce pour quatre ou cinq jours.
Quelques heures après son arrivée, l'ancien président mozambicain a indiqué son intention de ne pas relancer l'application stricte des accords de Maputo et d'Addis-Abeba, mais se défend pourtant de l'idée de tout remettre à plat. «Je ne suis pas venu avec un schéma préétabli, a-t-il déclaré. Mais, on ne repart pas à zéro parce qu'actuellement, beaucoup de travail a été fait. Nous allons discuter sur la base de ce qui existe, chercher comment l'améliorer, le faire marcher, voire le transformer, mais on ne repart pas à zéro».
Joaquim Chissano compte effectuer un nouveau tour d'horizon du paysage politique, laissant entendre qu'une nouvelle donne existe. «Nous allons davantage évaluer les forces actuelles en présence, cueillir toutes les informations pour déterminer quelle est la meilleure manière qui permet au médiateur d'aider à trouver la solution» a-t-il précisé.
A propos de l'organisation du dialogue national, annoncé comme une solution malgacho-malgache soutenue par une partie des acteurs politiques, le médiateur a dit : « Je n’exclus pas toutes les pistes possibles de sortie de crise. Il faut le demander au peuple malgache. C'est le peuple qui décide pour trouver la meilleure solution. Ce n'est pas à nous, médiateurs, d'imposer une solution au peuple malgache».
Commentant la première journée du médiateur mozambicain, l’Express de Madagascar écrit ce matin : «Ça sent l'effervescence. Joaquim Chissano laisse entendre qu'il y a possibilité de redistribuer les cartes dans sa stratégie de médiation. De leur côté, les acteurs politiques se positionnent en fonction de cette évolution de la situation».
PORT D’ELOALA
Un an d’activités
23/07/2010(MADA.pro) Le Port d’Eloala, à Tolagnaro (ex-Fort-Dauphin), a un an d’existence. A cette occasion, son directeur Philippe Murcia a dressé un bilan des activités au sein de cette nouvelle infrastructure portuaire située à l’extrême sud de la Grande Ile.
Ainsi, en une année, Eloala a enregistré 123 escales de navires de toutes catégories transportant plus de 3700 containers et plus de 220 000 tonnes de marchandises non conteneurisées. Par ailleurs, plus de 1300 passagers y ont transité.
Actuellement, environ 10 navires accostent par mois à Tolagnaro.
A TSIROANOMANDIDY
Des bandits armés de… pierres s’attaquent à un camion : ils tuent le chauffeur et blessent les trois passagers
23/07/2010(MADA.pro) Une horde de bandits, ont attaqué un camion avant-hier soir, vers 20 heures, à l’entrée de Maroadabo, dans la commune rurale de Bemahatazana Tsiroanomandidy. Bilan de l’attaque : un mort et trois blessés graves à déplorer ; cinq millions d’ariary dérobés.
Selon Les Nouvelles, les agresseurs ont exclusivement utilisé des pierres pour perpétrer leur forfait. A commencer par l’aménagement d’un barrage fait de moellons sur l’axe qu’allait emprunter le camion ciblé, celui d’un collecteur sur le point de rentrer à Maroadabo même.
L’obstruction s’avérait trop élevée pour que le mastodonte puisse passer, si bien que le chauffeur et ses trois aides ont pris le risque de descendre afin de dégager le passage. A peine ont-ils enlevé les premiers blocs de moellons, qu’une pluie de cailloux s’est abattue sur eux. Le chauffeur a été le plus touché et, à force de recevoir sur tout le corps plus d’une vingtaine de cailloux, il a fini par succomber. Les trois aides ont eu le temps de s’abriter sous le châssis du camion mais cela ne les a pas empêché d’être touchés par les projectiles. Et être sérieusement blessés. Les agresseurs ne se sont arrêtés que lorsqu’ils ont aperçu le chauffeur inerte à côté du camion. Par la suite, le véhicule a été cerné par des hommes au nombre indéterminé que les trois hommes, apeurés sous le châssis, ne pouvaient qu’observer. Constatant leur éviction, les bandits n’ont finalement pas tenu compte de leur présence et se sont empressés d’entrer dans la cabine pour récupérer l’objet de leur convoitise. Il s’agit d’une importante somme de 5 millions d’ariary que l’on annonce comme la recette de la vente de produits agricoles fraîchement écoulés dans la capitale. Après quoi, ils sont partis avec leur butin.
A ANTSOHIHY
Deux voleurs d’oies, devenus meurtriers, sont victimes de la vindicte populaire
23/07/2010(MADA.pro) « Une épisode barbare et déplorable ». C’est ainsi que Pierre Tsiranana, membre de la Haute autorité de la transition, a qualifié les faits qui viennent de se produire à Antsohihy, une ville de sa région d’origine.
En fait, lundi dernier, une centaine d'hommes en colère en provenance de la localité de Marosampanana, ont supprimé d’une manière atroce deux voleurs d’oies dont l’un d’eux a tué sa victime. Le premier a été brulé vif au bord d’un fleuve. Le second a été extirpé de force du commissariat d’Antsohihy où il était en garde à vue pour le tabasser à mort, à coups de couteau et de bâton. Malgré des tirs de sommation des policiers, les agresseurs n’ont pas reculé et ont assouvi leur soif de vengeance.
TRAFIC
Douze trafiquants de bois de rose écroués à Toamasina
22/07/2010(MADA.pro) Arrêtées par les gendarmes en flagrant délit de trafic de bois de rose dans la nuit de dimanche à lundi à Tsaramorina, un petit village situé à environ cinq kilomètres de Fénérive Est, douze personnes ont été placées hier sous mandat de dépôt à Toamasina. Parmi les prévenus, l'un serait un conseiller du chef de région d'Analanjirofo.
Les réactions ne sont pas faites attendre de la part de Saina Michel, numéro un de la région d'Analanjirofo. « Il n'y a pas de culture de l'impunité. Quiconque a commis des actes répréhensibles vis-à-vis de la loi doit payer » tonne-il. Au passage, le chef de région a soulevé que l'un des incriminés est, certes, l'un de ses compagnons de lutte. « À un certain moment, il était même l'un de mes conseillers, depuis je n'ai plus de relations avec lui », lâche-t-il.
Notons qu’Andry Rajoelina ne manquera certainement pas d’évoquer le dossier délicat du bois de rose lors de son prochain débat télévisé qui est prévu dimanche prochain à Mahajanga. Cette émission permettra par ailleurs au président de la HAT d’aborder d’autres sujets brûlants.
Commentant le prochain débat télévisé de Rajoelina, l’Express de Madagascar écrit ce matin : « Le président de la HAT est attendu après un mois de discrétion. Ses dernières interventions remontent à un mois, lors des festivités de la célébration du cinquantenaire de l'Indépendance. Les interventions télévisées de Andry Rajoelina de dimanche arrivent au moment où le pays se cherche toujours, et n'avance pas à vitesse grand V vers la sortie de crise. Alors que la médiation internationale est au point mort, les membres de la société civile prennent leur temps pour trouver un consensus dans l'organisation du dialogue national. Le tout se déroule dans un climat où la sécurité n'est pas au mieux ».
FAITS DIVERS
Des gendarmes indélicats défraient la chronique
22/07/2010(MADA.pro) Plusieurs gendarmes indélicats ont défrayé la chronique ces derniers temps.
Ainsi, un avis de recherche a été lancé depuis hier contre Marianot Rakotondravita, un ancien gendarme qui a servi à Antsiranana. Après avoir été mêlé à des actes de banditisme, ce dernier a été démis de sa fonction depuis un bon moment. Selon l’Express de Madagascar, le fugitif et ses comparses sont les auteurs présumés de triple attaque à main armée perpétrée à Ambohibao Amboanjobe il y a environ dix jours. Soupçonné d'être trempé dans ce forfait, un gendarme de deuxième classe des forces spécialisées a été interpellé à Ivato la semaine passée. Depuis près d'une semaine, il est mis en garde à vue à la Section des recherches criminelles à Fiadanana. Son interrogatoire a permis aux enquêteurs d'identifier le présumé chef de gang qui ne serait autre que Marianot Rakontondravita. Le suspect aurait sur lui des armes de guerre. Les forces de gendarmerie font appel à la collaboration des citoyens pour mettre fin à la cavale du dangereux suspect.
Par ailleurs, le procès de l’affaire de vol et de trafic d’armes au camp de la Section de recherches de la Gendarmerie de Fiadanana s’est soldé par 5 condamnations de 6 mois d’emprisonnement ferme sur les 14 suspects. Cette décision judiciaire n’a pas plu à la majorité des éléments au sein de la Gendarmerie nationale qui dénoncent l’absence de sévérité du Tribunal face à ces trafiquants d’armes. A tel point que le ministre de la Justice a donné raison à ces derniers. Ainsi, Christine Razanamahasoa a déclaré : « La réaction de la majorité des éléments de la Gendarmerie est tout à fait cohérente, moi - même je trouve également que cette décision est trop légère par rapport à l’acte. Le tribunal a appliqué la peine la plus faible car le code pénal prévoit une peine d’emprisonnement de 6 mois à 2 ans, pour le cas de trafic d’armes ».Et d’ajouter : « Même si ma position diffère de celle des magistrats du Siège, je respecte l’indépendance de la Justice et je ne peux en aucun cas intervenir. Il est impossible de voir un magistrat du Siège agir sous pression d’une quelconque autorité supérieure, contrairement à ceux du Parquet qui travaillent sous les ordres du ministère même. La seule voie qui reste c’est d’interjeter appel devant la juridiction supérieure qui retranchera sur ce cas, il appartient donc au Ministère public ou à la Gendarmerie nationale, en sa qualité de partie civile, de procéder à cette voie de recours».
ORGANISATION DES ELECTIONS
L’opposition dit non à la CENI
21/07/2010(MADA.pro) Il manquait quatre membres à la Commission électorale indépendante (CENI). L’un d’eux est maintenant connu. Il s’agit de Jean de Dieu Raveloson, représentant le ministère de l’Intérieur dont son prédécesseur a pris la tête, Celui-ci a prêté serment lundi. Quant aux trois représentants de l’opposition au sein de la commission, ils ne sont pas encore connus.
Quoi qu’il en soit, le président de celle-ci, Hery Rakotomanana, vient d’annoncer que « la CENI n’effectuera plus un appel à l’opposition pour nommer ses représentants au sein de la Commission ». En effet, la CENI a plusieurs fois appelé l’opposition à joindre cette institution en charge d’organiser les futures élections. Et ce, «afin de garantir la neutralité et la crédibilité des élections ». Cependant devant le refus catégorique d’Albert Zafy, vendredi, le président de la CENI s’en lave les mains.
En fait, l’ancien chef d’Etat a déclaré vendredi : « Le président de la Commission électorale nationale indépendante peut multiplier ses appels et attendre éternellement car les trois mouvances n’occuperont jamais les trois sièges réservés à l’opposition au sein de la CENI dans sa forme et ses fonctions actuelles. Le président de la CENI n’est pas informé comme il se doit et c’est la raison pour laquelle, il ne cesse de répéter ces appels à l’intention des trois mouvances qui forment l’opposition formelle à la Haute autorité de transition (HAT) ».
Expliquant le refus des trois mouvances d’intégrer la CENI, le chef de file de la mouvance qui porte son nom, Albert Zafy, a dévoilé les secrets des propos qu’il a échangés avec le président Joachim Chissano. Après que celui-ci ait rencontré Andry Rajoelina à Pretoria, le médiateur dans la crise malgache aurait avoué à Albert Zafy que Andry Rajoelina avait admis et accepté que, en raison de la véhémence et de la pertinence des critiques envers elle, la CENI devait être dissoute pour répondre aux critères d’inclusivité et de consensualité ; que cela soit dans sa composition que dans la définition de ses fonctions, rôles et champs de compétence. « Du point de vue des trois mouvances politiques, l’actuelle CENI n’est pas indépendante et n’est pas crédible », a ajouté Albert Zafy.
JEUX AFRICAINS DE LA JEUNESSE
Les neuf athlètes malgaches remportent neuf médailles
21/07/2010(MADA.pro) Madagascar était représenté à la première édition des Jeux africains de la jeunesse qui se sont déroulés à Rabat du 13 au 18 juillet, par neuf jeunes athlètes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces derniers se sont bien comportés dans cette compétition internationale. En fait, ils ont tous ramené des médailles. Ce sont les trois en or de Joséa Rafaranirina en haltérophilie, les deux d’argent, gagnées par le tandem mixte Niriantsa Rasolomalala et Hoambinintsoa en tennis double mixte, les deux bronze décrochés par Jean-Louis Manirison en athlétisme auxquelles s’ajoutent celle de Mamitiana Tsilavina en natation et celle du boxeur Jean-Christophe Rasolonirina.
Le prochain challenge des athlètes malgaches sera les jeux de la CJSOI vers la fin de ce mois et les Jeux olympiques des jeunes (JOJ) à Singapour le mois prochain. Madagascar sera représenté aux JOJ par six athlètes issus de trois disciplines, à savoir l’athlétisme, la natation et le tennis. « Nous souhaitons de la part de nos athlètes des résultats similaires à ceux des CCCOI et des Jeux africains de la jeunesse à ces prochaines compétitions », a suggéré le ministre des Sports.
TRAFIC D’ANIMAUX PROTEGES
Les douaniers malaisiens interceptent près d’un demi-millier de reptiles de Madagascar
20/07/2010(MADA.pro) Deux femmes malgaches ont été arrêtées la semaine dernière à l’aéroport international de Kuala Lumpur (Malaisie). Elles avaient dans leurs bagages près d’un demi-millier de reptiles, sortis clandestinement de Madagascar. Il s’agit, en fait, de 369 tortues radiées, de 5 tortues de Madagascar, de 47 grenouilles et de plusieurs caméléons qui sont autant d’animaux protégés.. « Les tortues ont été attachées avec du papier adhésif pour les empêcher de se déplacer tandis que les caméléons ont été fourrés dans des chaussettes. Ces animaux protégés seraient destinés à des animaleries malaises et pourraient rapporter environ 78 125 dollars », précise un haut responsable du Département Faune et Flore de la Malaisie.
Les deux femmes encourent une peine de sept ans de prison et une amende de 100.000 ringgit ou 31.000 dollars pour chaque espèce. La vente d’espèces en voie de disparition est populaire en Malaisie, en tant qu’animaux de compagnie que pour la marmite, dans un pays où on croit aux vertus thérapeutiques des animaux.
Rappelons que le mois dernier, la douane malaise a déjà découvert des centaines de tortues en provenance de Madagascar dans deux valises que les destinataires ou les convoyeurs éventuels n’avaient pas récupéré. C’est dire que les tortues malgaches sont très prisées à l'étranger.
VIE ESTUDIANTINE
Les polytechniciens de Vontovorona prennent la rue
20/07/2010(MADA.pro) La situation qui prévaut à l’Ecole polytechnique de Vontovorana pourrait s'apaiser d'ici peu. C’est que, le ministre de l'Enseignement supérieur, Tongavelo Athanase, a déclaré hier : «Nous avons fait une nouvelle vérification des montants qui devraient être alloués aux enseignants, il y a une semaine. Chose faite, toutes les formalités sont maintenant en cours pour obtenir l'argent ». Selon ce membre du gouvernement, certains points ne seraient pas clairs. Les 200 millions d'ariary demandés par les 300 enseignants seraient donc un sujet à caution auprès du ministère.
Rappelons que, depuis un mois, les professeurs ont déserté les salles de cours de Vontovorona, pour appuyer des revendications salariales.
Désemparés et craignant une année blanche, les étudiants, se sentant victimes, haussent de plus en plus le ton. Ces derniers temps, ils ont multiplié des actions de sensibilisation afin de faire connaître leurs problèmes.
Hier, les polytechniciens de Vontovorona sont descendus dans la rue. Comme ils l’ont déclaré, la semaine passée, ils sont maintenant décidés à emprunter la voie de la rue pour exprimer leur revendication. L’un des chefs de file des revendicateurs s’est exprimé en ces termes : « Toutes les phases de négociations auprès des enseignants, du ministère de tutelle, ont été accomplies. Mais nous sommes toujours retournés les mains vides. Ce que nous faisons aujourd’hui est notre dernier recours ».
Les étudiants allaient occuper hier la route nationale passant non loin de leur établissement. Mais, les forces de l’ordre, en tenue anti-émeute et armes au poing, sont venues avec trois camions de transport de troupes et autant de véhicules tout-terrain.
L’Express de Madagascar raconte que vers 11 h du matin, les dispositifs des deux camps sont en place. Les étudiants avec leurs banderoles, pimentés de clameurs, se dirigent vers Fenoarivo. Les éléments de l’Emmo/Reg, avec casques, bâtons, Kalachnikov et fumigènes, leurs barrent la route. Espacé de quelques dizaines de mètres, des représentants des étudiants s’avancent vers la rangée des hommes en armes. Les pourparlers sont alors lancés. Les négociations ont duré une cinquantaine de minutes, entre le président des étudiants en polytechnique et le chef de file de l’unité mixte, chacun escorté par leurs éléments. Apeurés, quelques riverains contournaient l’attroupement par les rizières. « Nous sommes ici pour assurer l’ordre. C’est notre travail. Si vos actions portent atteinte à la liberté fondamentale des citoyens, nous prendrons nos responsabilités. Vous devrez régler votre affaire entre vous », stipule l’officier, à l’égard des revendicateurs.
Finalement, les étudiants se pliaient à la demande de celui-ci et quittent les lieux, mais avec une autre action d’envergure en réserve. « Les forces de l’ordre ont raison, nous nous excusons auprès des usagers de cette route. Mais d’ici peu, nous allons manifester notre mécontentement directement au ministère. Une année blanche est inacceptable ».
DIALOGUE NATIONAL
Le « oui, mais… » de Marc Ravalomanana
19/07/2010(MADA.pro) Dans un communiqué, l’ancien président Marc Ravalomanana indique qu’il n’est pas contre l’organisation du dialogue national. Mais, il pose ses conditions.
Ainsi, l’ancien chef de l’État fait monter les enchères concernant sa position dans le processus de conférence nationale. «Nous appuyons fermement une conférence nationale, déclare-t-il notamment, si elle apporte une contribution à la résolution de la crise politique». Et d’ajouter : « Si elle porte sur l'ordre du jour déjà identifié dans les accords de Maputo et Addis-Abeba ainsi que le communiqué des accords de Pretoria, nous l'appuierons».
Ravalomanana énumère d’autres points à ne pas négliger avant même la tenue de la conférence nationale. Il s’agit , en fait, de la nécessité des «mesures de confiance», laissant entendre une amnistie. Il en est de même de l’absence de feuille de route établie à l’avance.
En même temps, Ravalomanana prévient contre toute initiative sans la participation des mouvances de l’opposition dirigées par les trois anciens présidents de la République. «Si une conférence nationale est convoquée alors que le terrain de jeu politique n'est pas suffisamment préparé, elle n'a aucune chance de contribuer à la normalisation politique et de démocratisation à Madagascar», lance-t-il.
FAITS DIVERS
Un heureux événement tourne au drame pour une famille
19/07/2010(MADA.pro) Un grave accident de la circulation s’est produit la semaine dernière, sur la RN 1 à Imerintsiatosika où un minibus a effectué un double tonneau, faisant 2 morts et 21 blessés.
Les passagers du minibus étaient des membres d’une même famille. Ils allaient rejoindre Analamiranga-Tsiroanomandidy pour assister à un mariage, lorsque le drame est survenu. L'accident s'est produit sur une ligne droite car le véhicule de transport en commun avait pris de la vitesse. « Notre chauffeur a doublé une camionnette. Je pense qu'il a donné un coup de volant lorsqu'il s'était rendu compte que son véhicule allait frôler celle-ci. La voiture était devenue incontrôlable et le conducteur n'a pas réussi à la redresser. Un double tonneau s'en est suivi et le minibus a terminé sa course dans un caniveau qui longe le bas-côté», raconte une des victimes.
SOUHAIT DE DISSOLUTION DE LA FIS
Le lieutenant-colonel René Lilyson répond aux propos « blessants » de l’ambassadeur de France
16/07/2010(MADA.pro) Comme nous l’avons rapporté hier, lors de son discours à l’occasion de la célébration du 14 Juillet à Antananarivo, l’ambassadeur de France Jean Marc Chataigner a recommandé, entre autres, le refus de toutes les procédures judiciaires d'exception. A ce propos, il a déclaré : «Ce dernier point passe par la dissolution des milices paramilitaires et de la Force d'intervention spéciale (FIS). Cette dernière s'est, en effet, rendue coupable de graves manquements, je peux en témoigner, aux droits humains».
Se sentant principal concerné par les propos «blessants» de l'ambassadeur de France, le lieutenant-colonel René Lilyson réagit.. Ainsi, dans l’Express de Madagascar de ce jour, il dénonce l'attitude de ce dernier qui s'est permis, devant ses invités à la résidence de France, mercredi, de revendiquer la dissolution de la FIS. Pour le lieutenant-colonel de la gendarmerie nationale, le diplomate aurait dû trouver d'autres manières pour exprimer sa vision sur la situation. «Il aurait pu s'entretenir directement avec le chef d'État et de faire des propositions. Sa façon de parler, surtout en public, n'est pas convenable», déclare-t-il.
Le lieutenant-colonel René Lylison essaie en outre d’expliquer l’attitude de Jean Marc Chataigner. Ainsi, il estime que ce dernier a adopté cette position au service des Malgaches de nationalité française qui ont été arrêtés et mis en détention, dont Ralitera Randrianandraina, Eliane Naike et Ambroise Ravonison alias Tonton Ambroise. «L'ambassadeur veut les défendre à tout prix», ajoute-t-il.
Selon le N°1 de la FIS, ces derniers avaient commis des infractions touchant le peuple. Il précise que Ralitera Randrianandraina est poursuivi, par exemple, pour l'affaire de la tuerie d'Ambohitsorohitra du 7 février. Le dossier d’Eliane Naike concerne les bombes artisanales, tandis qu’ Ambroise Ravonison est taxé d'avoir commis un outrage au président de la Haute autorité de la transition (HAT) par voie de presse. «La FIS défend donc le peuple contre les agissements nuisibles. FIS ou pas! Le devoir des forces de l'ordre ne change pas», souligne-t-il.
Par ailleurs, l’Express de Madagascar précise que le diplomate français n'avait pas, semblait-il, contesté les arrestations mais remis en cause les procédures et les manières avec lesquelles elles ont été effectuées.
POLITIQUE
Monja Roindefo entre en contact avec les proches collaborateurs du Président Sarkozy
16/07/2010(MADA.pro) Candidat déclaré aux prochaines élections présidentielles, l’ancien Premier ministre de la Transition Monja Roindefo, par ailleurs président national du MONIMA, parti crée par son défunt père Monja Jaona, ne chôme point au cours du séjour privé qu’il effectue en ce moment en France.
En fait, même si son séjour dans l’Hexagone est lié à l'évacuation sanitaire de sa mère gravement malade, Monja Roindefo a saisi l'occasion pour rencontrer un certain nombre de personnalités politiques françaises. Il s’agit notamment de : André Parant (conseiller aux affaires africaines et malgaches au sein de la cellule diplomatique de la présidence française ou plus communément appelé le « Monsieur Afrique » de l'Elysée), Olivier Stirn (conseiller de Nicolas Sarkozy pour l'Union pour la Méditerranée ou UPM), Jean Faure (sénateur UMP de l'Isère en Rhône-Alpes), Patrick Balkany (député maire UMP de Levallois-Perret).
FOOTBALL
Madagascar au 144e rang mondial
16/07/2010(MADA.pro) Le dernier classement de la FIFA, établi le 14 juillet dernier, juste après le Mondial 2010, situe Madagascar au 144e rang.
Mais, avec le début imminent des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, et des autres tournois continentaux, ce classement aura forcément une nouvelle physionomie à la fin de l’année. Comme le souligne, à juste titre, le chroniqueur sportif de Midi Madagasikara, « cette nouvelle campagne africaine est l’occasion pour les Barea d’améliorer la place de Madagascar dans le classement de la FIFA. C’est du moins ce que l’on attend depuis 50 ans, dans le milieu du football malgache ! On en rêve. Mais la réalité est tout autre… ».
Ce confrère indique en outre que les ambitions malgaches sont encore modestes, puisque la mission de Jean-Paul Rabier, le nouveau coach des Barea, est de qualifier le Onze National aux phases finales de la CAN 2012. D’entrée de jeu, Madagascar aura au « menu » un mondialiste. Les Super Eagles du Nigeria ! Bien qu’éliminés aux premiers tours du Mondial sud-africain, les Nigérians possèdent un palmarès international très honorable et figurent toujours en bonne place dans la hiérarchie continentale.
CELEBRATION DU 14 JUILLET
A Antananarivo : l’ambassadeur de France critique aussi bien le pouvoir que l’opposition
15/07/2010(MADA.pro) Connu pour son franc-parler, l’ambassadeur français Jean-Marc Chataigner n’a pas hésité pour dénoncer les attitudes irresponsables tant des hommes du pouvoir que de ceux de l'opposition, au «garden party» organisé hier dans la capitale malgache à l’occasion de la célébration de la Fête nationale française. A tel point qu’il s’en soit excusé au début de son discours, le seul prononcé à cette occasion. En effet, le diplomate a déclaré : « J'ai dit que je souhaitais me faire pardonner par avance des paroles maladroites ou blessantes que je serais, malgré moi, amené à prononcer ».
L'ambassadeur français a crevé l'abcès. Il a estimé que les attitudes irresponsables des dirigeants et des opposants ont constitué un facteur de blocage des négociations, de Maputo à Pretoria en passant par Addis-Abeba, pour résoudre la crise malgache. Alors que, la situation n'a jamais été aussi dure pour les familles confrontées à la précarité et à la misère grandissante à cause de l'échec de tous les pourparlers.
Le diplomate s'est alors adressé au régime transitoire afin qu'il mette en place une gouvernance démocratique en garantissant, entre autres, le refus de toute corruption et la préservation pour leurs enfants des richesses exceptionnelles de Madagascar que sont les bois de rose ou les espèces protégées. Il a aussi recommandé le respect des droits de l'opposition et l'instauration d'un dialogue effectif avec toutes les tendances politiques, ainsi que le respect des règles de droit lorsque des abus sont commis et le refus de toutes les procédures judiciaires d'exception. Sur ce dernier point, il s’est voulu être plus précis, en demandant la dissolution des milices paramilitaires et de la Force d'intervention spéciale (FIS). Pour le diplomate, cette dernière s'est rendue coupable de graves manquements aux droits humains et il peut en témoigner.
S’adressant aux responsables de l'opposition, «en particulier ceux qui se réclament des trois anciens chefs d'État», Jean-Marc Chataigner a posé la question de savoir si fermer la porte à tout dialogue en réclamant la mise en œuvre exclusive des accords de Maputo et d'Addis-Abeba ne conduit pas à une impasse. Dans la foulée, il a insisté sur la résolution de la crise par voie électorale. «Mieux vaut sans doute de bonnes élections libres, équitables et transparentes, observées par la communauté internationale, qu'un mauvais accord de partage de pouvoir», a-t-il soutenu
.
En rapportant ces faits, l’Express de Madagascar publie ce matin dans ses colonnes les réactions du Premier ministre Albert Camille Vital qui se trouvait hier à la tête de la délégation d’une dizaine de ministres et autant de membres de la Haute autorité de la transition, présents à la réception d’Ivandry. Le chef du gouvernement a indiqué que c'est quelque peu malheureux si un étranger manifeste une telle prise de conscience à la place des Malgaches. «Il y a des motifs à l'origine de la création de la FIS. Ceux qui l'ont mis en place les connaissent», a-t-il cependant réagi devant les propos du diplomate français sans vouloir aller plus loin.
CELEBRATION DU 14 JUILLET
A Paris : les troupes malgaches ont défilé au milieu des autres, en l’absence du Président Andry Rajoelina
15/07/2010(MADA.pro) Les troupes de treize pays africains, qui commémorent cette année le cinquantenaire de leur indépendance, ont ouvert le défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées, dans la capitale française hier matin. Douze chefs d’État du Continent noir étaient présents dans la tribune avec le président français Nicolas Sarkozy. L’absence de deux dirigeants africains a été remarquée. Il s’agit des présidents Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire (qui a décliné l’invitation de son homologue français) et Andry Rajoelina de Madagascar (qui n’a pas reçu de carte d’invitation).
Les troupes africaines ont défilé dans l’ordre alphabétique (les amazones du Bénin en tête, et les Togolais fermant la marche). Aucun soldat ivoirien n’était présent, conformément à la volonté du président Laurent Gbagbo, représenté par son ministre de la Défense. Les troupes malgaches ont en revanche défilé au milieu des autres, en l’absence de leur président. représenté également par son ministre de la Défense.
Madagascar a été représenté lors du défilé sur les Champs-Élysées par 40 militaires. A cet effet, la délégation malgache a quitté la Grande Ile le 28 juin. Conduite par le Colonel Samuel Rafimanantsoa, chef de Corps du 1° RTS, celle-ci est composée de 4 officiers, 1 officier marinier, 2 sous-officiers supérieurs, 11 sous-officiers, 13 caporaux, 5 soldats, 1 matelot et 2 anciens combattants. Pour leur part, le ministre des Forces armées, le Général André Lucien Rakotoarimasy, et le Chef d'Etat Major Général de l'Armée (CEMGAM), le Général André Ndriarijaona, ont quitté le pays en début de semaine.
Notons que le Président Andry Rajoelina a envoyé une lettre de félicitations au Président Nicolas Sarkozy le 8 juillet dernier. Dans cette missive, il a notamment écrit : « A l'occasion de la célébration du 221ème anniversaire de la fête nationale française, permettez-moi de vous adresser, au nom du gouvernement de la Haute Autorité de la Transition, du peuple malgache et en mon nom personnel, mes félicitations les plus chaleureuses ainsi que mes vœux les plus sincères ». Par ailleurs, le locataire d'Ambohitsorohitra n'a pas oublié d'être reconnaissant envers la France sur son intervention dans la crise malgache. « Je vous réitère mes sincères remerciements pour la disponibilité des Autorités Françaises à notre endroit et leur soutien dans le règlement de la crise que traverse Madagascar », a-t-il précisé.




