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NATION

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Les Forces armées renoncent à codiriger la transition, tout en promettant de défendre les institutions
par Joël Sylvain Rasamoely | 10/05/2009(Mada) Depuis la semaine dernière, on connaît la position des responsables de l’armée nationale à propos de la proposition du Président Rajoelina de former un gouvernement de salut public militaro-civil , dans le cadre de sa nouvelle feuille de route dite Plan B. Cette position consiste au renoncement de la Grande muette à engager d'une manière officielle l'institution militaire dans la gestion de la transition. Cependant, les militaires jouissent de leur citoyenneté. En tant que citoyens, ils peuvent intégrer le gouvernement mais sans la caution de leur institution. Par ailleurs, l’armée promet sa détermination à «assurer sa responsabilité dans la défense de la souveraineté nationale, de la population et de ses biens et des institutions».
A ce sujet, le chef d’Etat-major de l’armée et le commandant de la gendarmerie ont tenu à préciser : « En agissant ainsi, nous avons fait en sorte de préserver notre unité. Car dans le cas contraire, ça aurait été dangereux pour la Nation ».
Par ailleurs, les policiers ont également annoncé leur position sur les affaires nationales. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils emboîtent le pas aux militaires et gendarmes. Leur hiérarchie a clairement indiqué : « Nous sommes d’accord sur toute la ligne avec les Forces armées. Nous leur apportons notre soutien sans faille dans leur décision ». Et d’ajouter : « La Police nationale est prête à apporter sa contribution dans la mise sur pied de la IVe République ».
Le Président Rajoelina a exprimé sa reconnaissance et ses remerciements à l’endroit des hommes en uniforme « Nous respectons la neutralité dont ont fait preuve les Forces armées malgaches, a-t-il déclaré en substance. Nous tenons à les remercier pour leur sagesse en restant fidèles à leurs devoirs. Nous notons l’importance de la volonté des Forces armées de laisser certains de leurs éléments, en raison de leurs compétences particulières, participer, à titre personnel, à la gestion de la Transition».
Actuellement, on compte cinq hauts gradés au sein du gouvernement. Il s’agit du général Camille Vital (premier ministre), du contre-amiral Hippolyte Ramaroson (vice-premier ministre chargé des Affaires étrangères), du général Eudélin Randriamiandrisoa (ministre de l’Environnement), du général de Police Organes Randriamihantarizaka ( ministre de la Sécurité intérieure) et du général Claude Ravelomanana (secrétaire d’Etat à la gendarmerie).
Par ailleurs, les forces armées ont convenu de laisser les questions ou décisions politiques… aux politiques. Ainsi, les premiers responsables de l’Armée et de la Gendarmerie se sont abstenus de commenter la feuille de route de la transition que l’homme fort de la transition leur avait soumise le 12 avril pour validation.
En conséquence, la position des Forces armées laisse le champ libre dans la pratique au président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) pour manœuvrer. C’est ainsi que celui-ci n’a pas attendu longtemps pour relancer la machine de la transition. Il a rencontré en fin de semaine des responsables de formations politiques, en vue sans doute de mettre sur orbite un Plan C qui ne dit pas son nom.


