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SPECIAL LYON/PERSONNALITE

Cardinal Philippe Barbarin : un passionné de Madagascar
01/10/2009(Mada) Parmi les passionnés de Madagascar que compte la région lyonnaise, une personnalité religieuse sort du lot. Il s’agit du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules.
Ce prélat français s’avère être un allié de poids notamment en France et au Vatican pour les catholiques malgaches, membres du clergé ou simples fidèles. Il se comporte en outre en véritable ambassadeur de Madagascar : vantant les mérites des Malgaches dès que l’occasion se présente ; défendant les intérêts de la Grande Ile en toutes circonstances.
« Il ne se passe aucune journée sans que Madagascar ne soit pas présent dans mon esprit et dans mon cœur, a confié dernièrement le cardinal Barbarin. à Richard Claude Ratovonarivo, directeur de Mada ».
Parlant le malgache, le cardinal Barbarin a d’étroits liens d’amitié avec Madagascar où il a été envoyé comme prêtre Fidei donum et professeur de théologie au grand séminaire de Fianarantsoa, de 1994 à 1998. Fidei donum sont deux mots latins en tête de l’encyclique du 11 avril 1957 du pape Pie XII, qui demandait aux évêques d’autoriser leurs prêtres diocésains à répondre aux appels de la Mission, notamment en Afrique.
A propos du premier séjour en terre malgache du prêtre Barbarin, Opus Dei de mars 2005 rapporte notamment : « Alors que les assistants méditent les paroles précédentes, Frédéric interroge le cardinal sur son long séjour à Madagascar : « Une profonde blessure et une immense joie en même temps », « j’ai vu le monde cassé en deux, avec des gens, des enfants qui meurent de faim », « l’oubli du Sud », seront quelques unes des expressions qui manifesteront l’injustice et l’indignation des propos du cardinal. « Seigneur, pourquoi ne pas donner du pain à ceux qui ont faim et davantage de faim à ceux qui ont du pain ? » Il rappellera encore que, au lendemain de la chute du mur de Berlin, la première visite du pape fut pour le Burkina Faso, pays le plus pauvre du monde, où il proclama « deux mondes se sont retrouvés ; n’oublions pas le troisième ».
Par la suite, l’archevêque lyonnais est retourné à Madagascar à deux reprises : en 2003, alors qu’il était encore évêque, et l’année dernière. En fait, le cardinal a retrouvé la Grande Ile du 13 au 21 avril 2008, en répondant à l’invitation du monastère cistercien de Maromby, en vue de présider le 50ème anniversaire de sa fondation. Fondée en 1958, cette communauté est composée de 36 membres : 35 Malgaches et frère Baudouin Mariva, l’un des fondateurs. Le monastère accueille 70 jeunes qui se préparent à devenir moines cisterciens.
Cette mission à Maromby a dû plaire au cardinal Barbarin, lui, qui a déclaré à Mada: « La Foi a vraiment mûri dans la culture malgache depuis 150 ans. Ça va donner du bon fruit pour toute l’Eglise. C’est un beau cadeau ! ».
Itinéraire du cardinal Barbarin
Né en 1950 à Rabat, au Maroc, Philippe Barbarin appartient à une famille de onze enfants : six filles, dont trois sont religieuses, et cinq garçons. Il fait ses études à l’Université de Paris-Sorbonne et à l’Institut catholique de Paris puis au Séminaire des Carmes. Il obtient une maîtrise en philosophie et une maîtrise en théologie. Ordonné prêtre en 1977, il est consacré évêque en 1998 et créé cardinal en 2003 par le pape Jean Paul II. L’archevêque de Lyon est l’un des plus jeunes cardinaux de l’Eglise. Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre de la Commission doctrinale. Au sein de la curie romaine, il est membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. « Qu’ils soient un » (Jean 17, 22) et « Toi, suis-moi » (Jean 21, 22) sont respectivement ses devises d’archevêque de Lyon et de cardinal. Philippe Barbarin a écrit près d’une dizaine d’ouvrages dont Le rabbin et le cardinal (avec Gilles Bernheim, éd. Stock en 2008) ; Jardins intérieurs. Regards croisés sur l’art et la foi (avec Fabrice Hadjadj, éd. Parole et Silence en 2007) ; Théologie et Sainteté (éd. Parole et Silence en 1999) ; et enfin, Cinq conférences de Carême (éd. Parole et Silence).





