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    Les installations de l’hôtel Le Carat ont presque les pieds dans l’eau du lac d’Ambodivary

    Hôtel Le Carat et Parc Gasikara : Un havre de paix à découvrir…

    Par Thompson Andriamanoro | 01/04/2011

    (MADA.pro) La sortie Sud d’Antananarivo par la RN7 a quelque chose de particulier que l’on retrouve difficilement dans les autres axes. Est-ce par la densité de ses implantations industrielles ou celle des bourgs traditionnels qui se pressent le long de son parcours, alternant avec des lotissements plus cossus ? En ce mois de mars encore humide, les maraîchers ont sorti leurs étals de kakis, ce fruit aussi exotique que succulent rappelant la richesse agricole de la terre d’Ambatofotsy et de ses environs, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. C’est ici que Le Carat a choisi de s’implanter, en retrait de quelque 800 mètres bien bitumés de la Nationale. Tout respire la quiétude. Les installations de l’hôtel ont presque les pieds dans l’eau du lac d’Ambodivary où le temps semble avoir suspendu son vol…

    Le site niché dans les vallonnements de la campagne de l’Imerina est tout simplement beau. La parole à Mme Rasolomanana, directrice de l’établissement : «En 1985, Le Carat était en fait uniquement un restaurant situé en bordure de la route. Sa spécialité, très appréciée des connaisseurs, était le gibier, le propriétaire étant un grand passionné de chasse. Notre table a perpétué cette tradition !» Dix ans plus tard, il prenait possession de son emplacement actuel avec des choix bien arrêtés : «Un, à la tentation de la couleur locale que procure une généralisation de l’utilisation de matériaux naturels du pays, nous avons préféré investir dans le durable et le réellement fonctionnel. Deux, le plan d’eau du lac ne demandait qu’à être mis en valeur, nous nous sommes donc équipés en matériels de loisir nautique qui font partie intégrante de notre offre. Nous mettons actuellement 2 canoë, 2 vedettes et 4 pédalo à la disposition de notre clientèle. Trois, le plan légèrement incliné sur l’autre rive pouvait abriter une attraction originale servant aussi de complément à la promenade sur l’eau, et on y a réfléchi». L’idée du Parc Gasikara commença à prendre forme en 1998. Elle nécessita néanmoins plusieurs années de recherche sur l’histoire, la culture, ou encore la faune et la flore de l’île, l’ambition étant de « résumer » Madagascar sur 3 hectares. Gasikara ouvrit ses portes en 2003 et a un carnet de visite plutôt chargé. En plus des hôtes de l’établissement, il accueille régulièrement des groupes d’écoliers venant non seulement d’Antananarivo mais de localités plus éloignées comme Ampefy ou Antsirabe. La découverte n’a pas d’âge et tout est très bien ainsi…

    DES BUNGALOWS AUX NOMS DE FLEURS…

    Une vue d’ensemble du Carat donne l’image d’une cohabitation somme toute réussie entre l’unité et la diversité. La superficie bâtie, assez limitée par rapport à la propriété car réservant une bonne place aux plantations d’arbres, a incité les concepteurs à réfléchir sur sa meilleure utilisation. La « malgachéité » de l’ensemble est discrètement rappelée par une certaine prédominance des toits à deux pans. Dans le hall d’accueil, des fauteuils en bois dur endémique, une vitrine d’objets d’artisanat, et une maquette géante du Parc. Côté hébergement, Le Carat dispose de 10 chambres que l’on atteint par une passerelle plutôt insolite – mais ce ne sera pas la seule nostalgie du Grand Large rencontrée dans ce coin des Hautes Terres-, et 9 bungalows alignés sur deux niveaux. Les chambres sont équipées uniquement de lits jumeaux « répondant aux spécificités et demandes de notre clientèle séminaire qui apprécie le cadre du Carat et ses infrastructures, notamment la salle de réunion Le Château d’une capacité de 70 participants », précise Mme Rasolomanana. Hibiscus, dahlia, orchidée ou tulipe, les bungalows pour leur part portent tous des noms de fleurs d’ici et d’ailleurs. Les 5 du premier alignement sont conçus pour 3 personnes, avec un lit double et un petit lit logé dans la mezzanine. Les 4 de l’autre niveau sont plus vastes avec leur capacité prévue pour 4 personnes. Equipés de la télé, les bungalows s’adressent davantage à une clientèle familiale attirée par la gamme d’évasion offerte.

    UNE TOUCHE AGREABLEMENT DEPAYSANTE…

    Bienvenue à la Timonerie ! Il fallait y penser, c’est le nom de la salle de restauration de 60 couverts, pas mal trouvé à y voir de plus près puisque à travers les larges baies vitrées, le regard peut s’attarder sur les eaux tranquilles du lac. On y mange très bien et on ne s’en étonnera pas. «Le responsable a reçu une formation de l’Institut National de Tourisme et d’Hôtellerie (INTH), et notre personnel de cuisine bénéficie des initiatives ponctuelles des Groupements de professionnels de la restauration». Par temps ensoleillé comme c’est souvent le cas, d’autres opteront pour la grande pelouse, idéale pour les sorties récréatives avec en sus une touche agréablement dépaysante de déjeuner champêtre . De la Timonerie au Pont il n’y a qu’un pas : on est ici dans l’espace Banquet de 250 couverts modulables dont l’activité se ressent néanmoins de la concurrence de certains types d’établissements à la demande qui prolifèrent autour de la capitale.

    NY ANY AMINAY…

    Embarquement pour … Madagascar puisque le Parc Gasikara a été tracé en suivant très exactement les contours de la Grande Ile ! Tout se fait dans les règles de la navigation sur le ponton, chaque passager recevant son gilet de sauvetage avant de gagner son siège. Beaucoup souhaiteraient que la traversée dure plus longtemps, d’autres se voient déjà passant le temps à pêcher à bord d’une pirogue traditionnelle. Une confidence que nous livre Mme Rasolomanana avec le sourire : «Nous empoissonnons régulièrement le lac, et les paysans des alentours viennent nous vendre les produits de leur pêche».

    Le Parc comprend trois parties bien distinctes depuis le niveau de débarquement jusqu’au Cap d’Ambre. La visite commence par la Salle des Rova baptisée Ny Any Aminay par le poète Rado. Maquettes et documentations murales feront voyager le visiteur de Manjakamiadana au Palais de villégiature des Reines de Tsinjoarivo près d’Ambatolampy en passant par Antsahadinta, et l’incontournable Ambohimanga berceau de la monarchie merina. Dans le même bâtiment, Voaharizeny la salle des plantes nanifiées sert de transition vers les collections ethnographiques répertoriées par province. On s’y familiarisera avec la soie sauvage, la vannerie, la poterie, le masonjoany utilisé par les élégantes de la côte pour le teint, différents instruments de musique dont le Lamako fait de deux mâchoires d’animaux, et même une superbe pirogue à balancier vezo.

    DES ZEBUS EN CIMENT PEINT…

    Madagascar est ensuite reproduite du Sud au Nord avec des spécimens de sa flore endémique, quelques sites majeurs pour ne citer que les célèbres Tsingy de Bemaraha, des scènes de la vie quotidienne en grandeur nature – les zébus en ciment peint sont particulièrement réussis -, ainsi que des habitats typiques comme la case Zafimaniry en bois sculpté, celle de l’Ouest protégée du soleil sur les quatre côtés, ou celle du Sud en fantsiholitse avec son étroite ouverture.

    L’itinéraire de visite serpente d’une attraction à l’autre jusqu’au Mini-Zoo situé tout en haut du Parc. Les Lemur Catta à la longue queue annelée « tranchent » ici avec leurs congénères à la fourrure plus austère. Malgré certains préjugés, la vie d’un lémurien en captivité n’est pas nécessairement triste ! Elle s’écoule entre cabrioles, dégustation de bananes et de carottes, et faces-à-faces étrangement expressifs avec les visiteurs… Les tortues dans leur majorité viennent de saisies effectuées par le Service des Douanes. Un problème d’espace commence néanmoins à se poser avec ces animaux réputés prolifiques. Du côté des oiseaux enfin, une touche insolite est apportée par un couple de faisans de Chine au plumage rutilant.

    DISCRETE ET BIEN CIBLEE…

    La clientèle du Carat est nationale à 75% , le reste étant surtout composé de réunionnais et de sud-africains. Guère de sensationnalisme ou de médiatisation à outrance, l’hôtel opte plutôt pour une Promotion discrète mais bien ciblée où le mailing tient une place importante. Les relations avec les T.O sont bonnes et l’on pourrait mettre sur le compte des initiatives innovantes le fait que certains professionnels promeuvent l’accès au Carat par le train. Car si la petite gare d’Ambatofotsy n’est malheureusement plus que ruines, la ligne est bien là, reliant Antananarivo et la ville d’eaux d’Antsirabe, et l’exploitation de «trains-charter » figure parmi les produits touristiques de la Société Madarail. Au chapitre des relations extérieures, Le Carat est membre de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de Tananarive ( ASHORT), et est présent au Conseil d’Administration de l’Office Régional du Tourisme d’Analamanga ( ORTANA ).

    Hôtel Le Carat & Parc Gasikara
    P.K. 21 -RN7 - Ambatofotsy gare - 102 Antananarivo
    lecarathotel@yahoo.com

     

     

     

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