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PERE ANTOINE DE PADOUE RAHAJARIZAFY

Célébration du centenaire du prêtre


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    DEBUT DE LA CELEBRATION

    Le lancement de la célébration du centenaire du Révérend Père Antoine de Padoue a eu lieu samedi dernier. Au terme d’une messe d’ouverture célébrée à la cathédrale d’Andohalo, s’est tenue l’inauguration de la Rue dédiée à son nom qui relie Ivandry à Analamahintsy. Cérémonie qui a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités.

    Rappelons que le RP Antoine de Padoue Rahajarizafy est né le 07 Avril 1911. Il a quitté très tôt sa famille pour se vouer entièrement au service du Seigneur.

    Cet ecclésiaste fut le tout premier ressortissant malgache à avoir occupé le poste de Recteur du collège Saint-Michel d’Ambohidahy, et à avoir intégré l’école d’enseignement de la langue malgache destinée aux missionnaires étrangers, dont le siège se situe à Ambositra. Il a également été le premier Malgache à se voir désigné aux fonctions de Recteur du Petit Séminaire de Faliarivo au niveau du diocèse d’Antananarivo, à celles de Supérieur provincial des Jésuites à Madagascar, et également à celles de Maître des novices Jésuites.

    En somme, ce religieux, décédé en Mars 1974, a beaucoup marqué l’histoire de Madagascar. A la fois écrivain et philosophe, cet homme d’église a par ailleurs revalorisé des valeurs ancestrales oubliées à travers ses œuvres. A noter que la célébration du jubilé se poursuivra jusqu’au mois de décembre prochain, avec notamment au programme, des conférences et des expositions.

    Claudia R., "Ma-Laza" du 11 avril 2011

     

    DU SACERDOCE A L’EDUCATION

    Ministère. Les religieux ont rarement comme unique mission, de ne prêcher que la Bonne Parole. Ils ajoutent souvent à ce ministère, l’éducation scolaire et l’œuvre scripturale. Le Père Rahajarizafy Antoine de Padoue n’a pas dérogé à cette triple vocation que partagent bon nombre de jésuites.

    Actualité. Mieux connu en son temps qu’aujourd’hui, en dépit de l’héritage qu’il a laissé aux autres générations, le Père Rahajarizafy a eu l’honneur de l’actualité le week-end dernier, à l’occasion de la célébration du centenaire de sa naissance. Venu au monde le 7 avril 1911, il disparaissait 63 ans après, le 2 mars 1974, au terme d’une vie bien remplie, consacrée autant à la vie religieuse qu’à l’enseignement et au travail d’écriture.

    Sacerdoce. Ordonné prêtre à 20 ans, le 21 juin 1941 après son scolasticat, il mène de front ses charges sacerdotales et sa mission d’enseignant d’une paroisse à une autre, d’un collège à un autre. On doit au membre associé de l’Académie que le Père Rahajarizafy est devenu en 1968, des ouvrages majeurs comme « Ny Hanitra netin-drazana », « Ny Fanahy no olona », « Ny filozofia malagasy » et « Ny Ombalahibemaso », un opus en cinq volumes.

    Culture. L’homme de lettres Rajemisa Raolison rend hommage au Père Rahajarizafy Antoine de Padoue dans son remarquable ouvrage « Dictionnaire historique et géographique de Madagascar » en disant de lui : « Convaincu de cette idée que toute éducation est vouée à l’échec qui n’est pas porteuse de sa propre culture, il s’est particulièrement efforcé d’inculquer à la jeunesse malgache la culture nationale et l’histoire de son pays dans des ouvrages qui ont fait et font aujourd’hui encore autorité, tant par la forme que par le fond ».

    Serviteur. On se réjouit de la décision de la Cité des Mille de dédier à la mémoire de cet homme la rue comprise entre Ivandry et Ambodivoanjo, du carrefour au niveau de la nonciature jusqu’aux confins d’Analamahitsy. On n’attend pas moins de l’Eglise Catholique Romaine dont le Père Rahajarizafy fut un fidèle et infatigable serviteur !

    Stéphane Jacob, « Midi Madagasikara » du 12 avril 2011

     

    DEBOUT, LES MORTS!

    Né le 7 avril 1911, ordonné prêtre le 21 juin 1941, membre correspondant de l'Académie malgache le 29 juin 1956, élu membre associé le 5 août 1968, premier Malgache provincial des Jésuites de 1969 à 1973, décédé le 2 mars 1974. Ouvrages principaux : « Ny Hanitra Nentin-dRazana » achevé en 1939 et publié en 1950, « Ny Ombalahibemaso », en cinq volumes à partir de 1958.

    Sur le mode télégraphique, la vie et l'œuvre du Père jésuite Rahajarizafy Antoine de Padoue auraient pu tenir en ce seul paragraphe. Mais, il convient, puisque la Ville d'Antananarivo vient de baptiser une rue à son nom, depuis la Nonciature à Ivandry jusqu'au carrefour d'Analamahitsy vers la propriété des Jésuites, que le grand public sache combien cet octroi a son importance pour la Culture majuscule de Madagascar.

    Dans l'éloge qu'il prononça, en la séance du 18 avril 1974, Césaire Rabenoro, alors Président de l'Académie malgache, reprit les grandes lignes de la biographie du R.P. Rahajarizafy : « Antoine de Padoue Rahajarizafy, était le fils de Jean-Baptiste Rahajarizafy et de Véronique Razafimbelo. Son père était un écrivain connu qui, sous le pseudonyme de Juvénis, écrivit de nombreux articles, en particulier dans le Lakolosy Volamena dans les années 1920-1930. Il fit ses études chez les Frères des écoles chrétiennes Andohalo (1918-1920) puis au Collège Saint-Michel Amparibe (1920-1923) avant le Petit Séminaire d'Ambohipo (1923-1931) et le Grand Séminaire d’Ambatoroka (1931-1941). Enseignant à Ambositra et au Collège Saint-Michel, Recteur du Petit Séminaire de Faliarivo, curé de Namehana, d'Ambatonilita et de Faravohitra, Directeur du Noviciat des Jeunes Jésuites Analamahitsy». Dans cette allocution, fut rapporté ce témoignage d'un religieux jésuite écrivant dans l'hebdomadaire Lumière : « Il est impossible de parler de lui sans évoquer la famille dont il est issu et la grande tradition faite d'attachement profond à l'authenticité malgache, de fierté d'être Malgache, sans pourtant se fermer aux valeurs modernes introduites dans le pays ».

    Voilà donc campée, la personnalité d'Antoine Rahajarizafy : l'éducateur nationaliste, l'écrivain patriote. En ouverture de sa saga sur le roi Andrianampoinimerina, il écrivit simplement en frontispice : «Mitrakà!» (Debout !), à l'adresse de la jeunesse. Bien que le surnom de «Ombalahibemaso» (le-taureau-au-regard-qui-porte-loin) fut attribué à Andrianampoinimerina dès le 19ème siècle, le jeune collégien que je fus en attribua longtemps la paternité au R.P. Rahajarizafy. Son «Hanitra nentin-drazana», qui lui aurait valu naguère bien de souffrances et de déboires, s'est banalisé en un concept grand public.

    Témoin de son époque à l'adresse des générations futures, Antoine Rahajarizafy rejoint la lignée d'autres Jésuites (Callet, Malzac, Boudou, Dubois) dans leur projet et sa cohérence (cf. Chronique VANF 10 août 2010 dans L’Express de Madagascar). Mais, contemporain également d'autres auteurs nationalistes, cette fois-ci protestants, il est dommage qu'aucune synergie ne se soit développée entre Antoine Rahajarizafy et Dama-Ntsoha (pseudonyme que prit Razafintsalama après avoir quitté les Jésuites) d'une part, et le groupe du pasteur Ravelojaona d'autre part, voire les acteurs politiques avec Ravoahangy-Andrianavalona. Entre 1940 et la loi-cadre de 1956, Madagascar avait une masse critique d'auteurs engagés dans l'éducation à la fierté malgache (la langue, sa littérature, l'histoire du pays) que Madagascar n'a pas encore retrouvé.

    Nasolo-Valiavo Andriamihaja, " L'Express de Madagascar " du 11 avril 2011

     

    Hommage publié par:
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