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EDITORIAUX DES JOURNAUX MALGACHES
LES NOUVELLES
Volonté où êtes-vous?
Par Vonjy M. | 10/02/2012
L’issue de la crise malgache ne sera certainement pas pour demain la veille. Bien qu’on ait médiatisé l’avancée manifeste du processus de sortie de crise, notamment depuis la signature de la feuille de route, le bout du tunnel est encore loin. Ce n’est pas parce qu’il s’éloigne tout seul qu’on a du mal à l’atteindre mais parce qu’on le pousse volontairement le plus souvent et on le place là où on veut qu’il soit.
Ce n’est pas la réalité qui ne permet pas, en effet, de sortir le pays de la crise. Car la réalité est là. On la vit tous les jours. C’est la pauvreté, la difficulté des uns et des autres à subvenir à leurs propres besoins et à celles de leur famille, la perte d’emplois, l’inflation…Et elle est désormais difficile à vivre, notamment pour le citoyen lambda qui ne demande plus qu’à s’en sortir, dans l’immédiat et de manière pacifique.
Ce qui fait surtout défaut, c’est la volonté d’en sortir. La volonté des uns et des autres, des acteurs politiques et des protagonistes de la crise surtout d’y mettre fin. Un manque de volonté qui se manifeste soit par la versatilité, par le manquement aux paroles données et aux accords signés ou encore par des sautes d’humeur dont l’éventuelle conséquence n’est jamais évaluée.
La réaction du premier ministre de consensus, Jean-Omer Beriziky, quant aux événements de ces derniers temps et notamment sur l’agissement en solo à Ambohitsirohitra, témoigne bien la difficulté du pays à franchir la crise et le manque de volonté de certains acteurs politiques d’y faire face. Il n’y a toutefois pas que cela. Au premier constat de la faiblesse de l’autre, la partie adverse s’engage également dans la voie de la faiblesse et commet par la suite d’autres erreurs irréparables. Et cercle vicieux.
La politisation de toutes les instances est également considérée comme un obstacle majeur à la sortie de crise malgache. Elle ne permet plus d’y voir clair, de reculer ou encore d’établir un garde-fou. Ainsi, il n’y a plus ni deuxième, troisième ni encore quatrième pouvoir. Il n’y a ni parlementaires, ni forces de l’ordre, ni journalistes pour faire office de balise. Car eux aussi, ils ont déjà pris leur partie. Comme des moutons de panurge, tout le monde suit la tendance. Conséquence, on est toujours là, comme un navire qui tangue sous la houle, au grand dam du citoyen lambda.
En somme, au lieu de se demander comment sortir de la crise, il faut d’abord chercher comment retrouver la volonté que les protagonistes ont perdue. Car la clé de la crise est là. La solution à la pauvreté et la formule magique du développement aussi.
COURRIER DE MADAGASCAR
Gare à la chute!
Par N. Randria | 10/02/2012
On l’a déjà dit, nos politiciens ont prouvé à maintes reprises leurs limites et ils plafonnent dans la plupart des cas car les problèmes auxquels ils sont confrontés vont au-delà de leurs capacités (Voir notre éditorial du 02 janvier 2012). Non seulement, ils n’ont pas la capacité politique, mais ils n’ont pas également les comportements dignes de leur statut, notamment certains membres du gouvernement et certains parmi les membres des autres institutions. Ainsi, ces derniers ignorent même jusqu’aux limites de leurs prérogatives et se croient tout permis. Il n’est pas ainsi étonnant si un membre du Congrès, désigné de surcroît, avec tout ce que cela suppose de préjugés négatifs à son égard, soit pris en flagrant délit de trafic d’influences et d’outrage aux forces de l’ordre. Et ce n’est que la face cachée de l’iceberg car les abus comportementaux perpétrés par ces « princes qui nous gouvernent » sont légion, « princes » passés ou actuels. Faut-il encore rappeler ici ces tutoiements intempestifs et mal à propos de cet ex-président, lesquels traduisent, d’une part, une carence éducationnelle évidente, éducation qui enseigne l’emploi du vouvoiement en signe de respect mutuel, et d’autre part, une méconnaissance des valeurs malgaches qui veulent qu’un aîné mérite le respect.
Au quotidien des Malgaches également, ces marques de respect et autres passe-droits qu’exigent ces personnalités du fait de leur statut. Ainsi, il est courant de voir à chaque grand événement ces personnes, des inconnus pour le citoyen lambda, qui se prévalent de tel ou tel titre au sein du gouvernement ou des institutions et qui exigent des traitements privilégiés à ce titre. Ou encore ces chauffeurs de 4×4, car ce sont leurs véhicules de prédilection depuis toujours, qui affichent des mentalités au ras des pâquerettes en se moquant des codes de la route, des règles de la circulation ainsi que de la politesse.
L’humilité leur est inconnue, à ces parvenus et autres arrivistes qui se croient finalement être la crème de notre société, une élite à qui tout doit être dû malgré les lacunes intellectuelles et éducationnelles avérées de certains d’entre eux. S’il est évident que le pouvoir ainsi que son exercice fait planer, certains de nos « princes » doivent s’imaginer vivre dans les nuages.
Toutefois, gare à la chute car plus haut on vole (dans tous les sens du terme), plus dure sera le retour sur terre !
Ma-LAZA
Etat des lieux
Par Ma-Laza | 10/02/2012Il est impossible de départager les protagonistes en termes de légitimité. Tout le monde a raison. Tout le monde a tort. Au final, la feuille de route ressemble à un brouillon de propositions et de vœux pieux. Certes, il y a des avancées, mais à quel prix ! Chaque étape de franchie relève des 12 travaux d’Hercule… Le PM de consensus a été nommé. Le gouvernement d’Union nationale est mis en place.
Quant aux mesures d’apaisement, apparemment, rien de positif n’a été décidé. Dans le chapitre des bilans, un passif : une injonction de la SADC qui exige la loi d’amnistie avant le 29 février 2012. Et c’est sur ce dossier que tout le monde n’est pas d’accord. Pas d’hypocrisie, la pomme de discorde est le retour au pays de Marc Ravalomanana. Doit-il rentrer ? Peut-il rentrer ? Qui a peur de son retour ? Est-ce que son intégrité physique sera défendue lorsqu’il sera au pays ? Autant de questions avec des réponses qui se trouvent à… Madagascar.
De l’avis de certains observateurs, Marc Ravalomanana est, au fond, stratégiquement dans une position confortable à l’extérieur. Il n’est pas menacé par la DST, les FIS et autres forces dissuasives de la HAT. Il peut s’adresser tous les jours directement par téléphone à ses partisans. Ses retours annoncés délibérément constituent, sinon un rassemblement, du moins, un ballon-sonde. Il se trouve en position d’exclu, donc de victime. Ce qui lui est politiquement un atout majeur.
Les propos peu amènes de Rajoelina à son endroit ne sont pas de nature à décrisper les relations déjà à couteaux tirés entre les deux protagonistes. Et cela n’arrange pas les choses au sein de la classe politique. Bien au contraire.
Il ne reste plus que 15 jours avant la date butoir concernant l’amnistie. Le débat risque d’être interminable sur la question concernant la responsabilité. On ne changera pas le passé. Mais on le peut pour l’avenir. Les crises sont cycliques car, tout compte fait, les politiciens les déclenchent volontairement. Autrement dit, tout est question de volonté, de bonne foi. On peut s’accrocher longtemps au pouvoir. Mais on ne peut pas y rester trop longtemps…
L'EXPRESS DE MADAGASCAR
Délai stage
Par Sylvain Ranjalahy | 10/02/2012Si Transition voulait dire stage, elle serait sans délai. Un apprentissage à l'infini où on navigue à vue tout en changeant à chaque mile parcouru un commandant de bord. Le troisième qui est à la barre commence à s'emmêler les pinceaux se voyant doubler à tous les coups dans les décisions à prendre. Il a pourtant la gueule d'un bon flibustier dont rien que la tronche inspire respect et dégage une effluve paralysante. Pour le moment, on n'a pas fait naufrage bien que le fameux paquebot est désormais plein à ras bord, il reste deux tondus à embarquer. L'un, officier général de l'armée de mer, a décliné poliment l'offre étant donné qu'il a des difficultés à voir au large, même avec une longue vue et vu l'état du navire et le nombre de clients qui se bousculent au portillon pour cette croisière, dont la destination est inconnue. L'autre a tout simplement horreur du mal de mer dont il a fait connaissance dans son tour de Mada en 4x4. Mais ils sont peut-être des passagers de trop pouvant causer une tragédie du genre Costa Concordia ou Elisabeth I.
Déjà, le bateau commence à tanguer avec plus de 600 passagers à bord sur une embarcation périlleuse du type "kwassa kwassa" comorien qui fait naufrage trois fois sur deux. Il faut dire que sur le pont, outre les passagers, sont entassés des rondins de bois de rose impossibles à exporter sauf dans une délégation officielle, des sacs de tourmaline, des lingots d'or, une centaine de zébus sur pied, des tortues également sur pied... Autant dire ce beau bateau peut faire naufrage sans avoir quitté le quai.
Le danger pourrait venir non de la houle mais tout simplement de la foule. Sur terre, la situation commence à se corser sérieusement. Depuis hier, les villes de Toamasina, Antsiranana et Mahajanga sont privées d'électricité. Le fournisseur privé de la Jirama ayant arrêté son service. Adieu CAN, glace, cyber café, couveuse, thon rouge, journaux télévisés, téléphones mobiles... Cette fois, il ne s'agit plus de délestage mais d'un black out total. Les hôteliers sont dans la dèche et ne rentrent plus dans leurs frais, le tourisme, moteur de l'économie dans ces régions prend un sacré coup. Une aubaine pour les vendeurs de groupe électrogène jusqu'à ce que les carburants viennent à manquer. Ce qui est plus qu'une éventualité à en juger les récriminations des pétroliers vis-à vis de l'État, depuis le gel des prix depuis un an. C'est une autre épée de Damoclès pendue sur la tête de la Transition. Le paquebot risque ainsi de caler au milieu de l'océan.
Paradoxe cynique, la tension monte au sein de la population. À Antsiranana, certains, sous le coup de la déprime mélangée à la colère, ont voulu s'attaquer au siège de la Jirama tout en criant que tout cela est due à la Transition. On n'est pas loin de l'émeute de Dakar due aux mêmes raisons. Le mal risque de s'étendre à d'autres villes pour d'autres raisons encore plus graves. Certains pétroliers menacent ces derniers jours de ne plus approvisionner en fuel la Jirama, faute d'être payés. Le drame guette ainsi Tana, si une solution n'est pas trouvée dans les tout prochains jours. Comme les groupes Aggreeko récemment acquis par la Jirama ne sont pas encore fonctionnels, on ne voit pas le bout du tunnel cher à Ratsiraka. La crise devient ainsi de plus en plus sociale et économique et aucun remède ne figure, hélas, dans la Feuille de route. Reste à espérer qu'on tiendra le coup jusqu'aux élections, que les reins soient assez solides, autrement il faut s'attendre plutôt à une... électrocution.
LA GAZETTE DE MADAGASCAR
Il était une fois Rainiharo
Par Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja | 10/02/201210 février 1852 – 10 février 2012 : voilà 150 ans, mourut Rainiharo, principal conseiller et premier des ministres de la reine Ranavalona 1ère. Son père, Andriantsilavo, siégeait déjà au conseil du roi Andrianampoinimerina (1785-1810). Sa mère était une Antehiroka d'Ambohitrinimanga. Son fils aîné, Rainivoninahitriniony, sera Chef du Gouvernement sous la reine Rasoherina. Son fils cadet, Rainilaiarivony, sera Premier Ministre et Commandant en Chef de 1864 à 1895. Ses frères, Rajery et Ratsimanisa, détinrent les postes stratégiques de l’armée et de la justice, au temps de Ranavalona 1ère.
Alors qu’ils n’étaient pas encore les « Andafiavaratra », les descendants d’Andriantsilavo, les « Terakandriantsilavo », offraient en leur nom propre la piastre entière du « Hasina », privilège qu’ils partageaient avec les groupes andriana les plus éminents. Andriantsilavo était l'un des quatre Hova qui siégeaient avec huit Andriana dans le conseil des Andriambaventy, sous le règne de Radama 1er.
Dans le dernier quart du 18ème siècle, l’Imerina était encore en proie à la guerre civile. Dans la principauté d'Ambohimanga-Ambohidrabiby, les Tsimahafotsy avaient déjà choisi le prince Ramboasalamana. Chez les Tsimiamboholahy, Andriantsilavo et Hagamainty, dont la petite-fille Rabodomiarana allait devenir une épouse de Rainiharo, négocièrent le ralliement du clan au futur Andrianampoinimerina, tout en voulant sauver la vie du prince déchu, Andrianjafy : «Taiza lehiroa, ka tsy foy».
Rainiharo, anciennement Ingahivony, figurait parmi les grands du royaume merina qui accueillirent la délégation des Antemoro qu’Andrianampoinimerina fit venir à Antananarivo, en 1802. On le signale, en officier de cavalerie, dans la suite du roi Radama 1er, lors de l'expédition sur Toamasina en 1817. D’aucuns ont voulu décrypter derrière la référence à « vony » (la fleur, la couleur) le blason de quelque mystérieuse initiation. C’est sans doute méconnaître que la grand-mère paternelle de Rainiharo s’appelait Ramavokely sans qu’on soupçonne à cette dernière la moindre affiliation à quelque société secrète
«Boky misy anaram-pianakaviana Zanakandriananto any Ambatomainty Terakimafiloha Zanamamba» : Andriamanazary, Andriaminovola, Andriantefana, Andrianato, Andriamanarefo : évoquer le nom de Rainiharo, c’est trouver un prétexte pour passer en revue les Tsimiamboholahy de l’Avaradrano. Les ancêtres des principaux clans seraient associés aux péripéties de la désignation du prince Rakotomena, futur Andriambelomasina, le grand-père d’Andrianampoinimerina. D’autres traditions rapportent que les chefs des clans Tsimiamboholahy étaient des notables de l'Imamo qui, pour prix de leur ralliement, auraient reçu d’habiter en « Menabe », sujets directs du souverain sans interférence d’un seigneur local, dans l'Avaradrano.
1852-2012 : le «Fasan-dRainiharo», mausolée de la famille Andafiavaratra à Isotry-colline, est aujourd'hui un monument oublié et un patrimoine délaissé. Échaudé par la gestion pour le moins aléatoire du Rova ou du palais d'Andafiavaratra, il est très permis de s'inquiéter si le Fanjakana a la volonté politique et dispose des moyens de ses éventuelles ambitions dans la gestion, «en bon père de famille», de ces tombes familiales que sont les «Fitomiandalana» ou le «Fasan-dRainiharo».
MADAGASCAR TRIBUNE
Court Packing: État de droit et Cour Suprême
Par Sahondra Rabenarivo | 10/02/2012Aux États-Unis, la bataille pour la Maison Blanche met en exergue depuis maintenant une vingtaine d’année une bataille idéologique particulière liée au contrôle de la Cour Suprême. Pourquoi la Maison Blanche ? Parce que son locataire, sur confirmation du Sénat, est susceptible de nommer un (ou des) prochain(s) membre (s) de cette Cour, composée de 9 juges ayant des mandats à vie. Seule la Cour Suprême peut renverser une de ses propres décisions et le jugement au centre et emblématique des batailles idéologiques de la politique américaine s’appelle Roe vs. Wade, sur le droit à l’avortement. Nul ne saurait gagner la nomination à gauche sans une plateforme de défense de ce droit, nul ne peut être nommé à droite sans s’y opposer.
C’est sous la présidence de Franklin D. Roosevelt que fut adoptée l’expression « court packing », car il a voulu réformer en profondeur le judiciaire américain et remplir (« to pack ») la Cour Suprême de juges favorables à une présence plus active et dirigiste de l’État dans l’économie du pays. Il voulait une cour qui accepterait les lois du « new deal », le plan Marshall pour l’Amérique, qu’il proposait après la grande crise économique des années 1930s. Depuis la naissance même de ce pays, la Cour Suprême allait avoir le dernier mot sur les batailles politico-idéologiques qui allaient opposer les partisans d’un État fédéraliste/centriste fort, d’une part, et les défendeurs des droits locaux, des états membres de la fédération, d’autre part. Le contrôle idéologique de la Cour Suprême venait alors dominer la confrontation politique des candidats aux postes électifs, surtout présidentiels et sénatoriales.
La Cour Suprême malgache, suivant le modèle français, comprend la Cour de Cassation, le Conseil d’État et la Cour des Comptes [1]. Le Premier Président et le Procureur Général de cette Cour en sont les chefs [2]. Le Premier Président est secondé par trois Vice-Présidents, affectés respectivement à présider les 3 cours qui composent la Cour Suprême [3]. Tous sont nommés en conseil des ministres, sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, parmi les plus anciens dans le grade le plus élevé des magistrats respectivement de l’ordre judiciaire (Cour de Cassation), administratif (Conseil d’État) et financier (Cour des Comptes).
Mais au-delà de ça, le Premier Président de la Cour Suprême est prévu être le Président de la Haute Cour de Justice, suppléé en cas d’empêchement, par le Président de la Cour de Cassation [4]. En outre, la loi relative à la Cour Électorale Spéciale prévoit que les chefs des trois cours composant la Cour Suprême procéderont à la sélection des candidats éligibles à cette cour spéciale de la Transition [5].
On parle beaucoup de l’indépendance de la justice, mais rien ne rend plus indépendant qu’un mandat à vie. La loi organique malgache sur la Cour Suprême [6], elle, ne précise malheureusement pas la durée des mandats des membres de la Cour, ni les conditions de nomination (ni d’abrogation) des juges qui y siègent. Inutile de vous dire que ces conditions de nomination invitent à la politisation de la plus haute sphère du judiciaire et milite contre une vraie séparation des pouvoirs et une vraie indépendance concomitante de la justice.
Pourquoi s’y intéresser ? Parce qu’en conseil des ministres le mercredi 04 janvier 2012, passé quasiment inaperçu vu l’attention donnée au projet de loi sur la CENI, le Président de transition a nommé un nouveau Premier Président de la Cour Suprême (ainsi qu’un nouveau commissaire général de la loi du Conseil d’Etat et un nouveau procureur général de la Cour de Cassation). Et le 1er février 2012, a été nommé un nouveau Procureur Général de la Cour Suprême [7]. À un mois d’intervalle alors, deux nouveaux chefs de la Cour Suprême. Pourquoi maintenant, avec comme arrière-plan, la grève des magistrats et la suite de l’imbroglio politico-juridique de sortie de crise.
Les enjeux, rappelez-vous, sont la présidence de la Haute Cour de Justice, qui pourrait éventuellement juger les dirigeants de l’actuel Transition, ainsi que la composition de la Cour Électorale Spéciale qui prononcera les résultats définitifs des élections présidentielles et législatives de sortie de crise. Enfin, c’est la Cour Suprême qui devrait casser les arrêts de la cour criminelle ordinaire concernant l’ancien Président.
Normalement, ces nominations à la Cour Suprême devraient faire la Une, permettant aux électeurs de savoir entre les mains de qui notre avenir démocratique se dessine.
Notes:
[1] Constitution, Article 121[2] Constitution, Article 122
[3] Constitution Article 123
[4] Constitution, Article 136. Je note que la Constitution de novembre 2011 prévoit l’élargissement de cette Cour de 9 à 11 membres, avec deux membres issus du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit, nouvelle invention, dont les lois cadres n’existent pas. [5] Loi organique n° 2011-009, article 3
[6] Loi organique n°2004-036
[7] Il en existe peut-être d’autres, mais je ne suis pas dans la liste des distributaires des communiqués du gouvernement, auparavant publiés dans un journal de la place.



